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À ses débuts en NBA, Giannis Antetokounmpo voulait juste devenir un bon role player : dix ans après on peut dire que le Freak a explosé ses objectifs

Giannis Antetokounmpo

Monstre de travail, Giannis a surpassé toutes les attentes, notamment les siennes.

Source image : NBA League Pass

Sur le point d’entamer sa dixième saison NBA, Giannis Antetokounmpo est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de la planète basket aujourd’hui. Mais il y a une décennie quand il est arrivé dans la Grande Ligue, le Greek Freak n’arrivait pas à s’imaginer dans une telle position, loin de là même.

Deux titres de MVP de la saison régulière, une bague de champion NBA, un trophée de Défenseur de l’Année et six sélections au All-Star Game, tout ça à même pas 28 ans. Malgré quelques pauvres types qui continuent à voir Giannis Antetokounmpo comme un mec sans skills qui ne fait que foncer tout droit, sa greatness est aujourd’hui indiscutable. Trop puissant, trop compétitif, trop dominant, trop fort tout simplement. Cependant il fut un temps où Giannis n’était pas encore le Greek Freak tel qu’on le connaît aujourd’hui mais juste ce prospect grec au nom imprononçable. Et si son potentiel avait de quoi intriguer, ils n’étaient pas nombreux à imaginer une telle ascension pour ce jeunot qui a grandi sans papiers dans les rues d’Athènes. La preuve, Antetokounmpo n’a été sélectionné qu’en 15e position de la Draft 2013, une Draft dans laquelle des joueurs comme Anthony Bennett, Cody Zeller, Alex Len, Trey Burke ou encore Shabazz Muhammad ont tous été sélectionnés avant lui (oui ça pique). Et ce qui est peut-être le plus fou dans tout ça, c’est que même le principal intéressé ne s’imaginait pas monter aussi haut dans l’élite de la NBA au moment de son arrivée chez les grands.

“On me demande, ‘Est-ce que tu pensais arriver là où tu en es aujourd’hui ?’ Je ne pensais pas. Et il y a une autre question, ‘Est-ce que tu voulais arriver là où tu en es aujourd’hui ?’ Je n’en avais jamais l’intention. Je voulais être un grand joueur de basket. Je n’ai jamais voulu être le meilleur. Je voulais être un joueur NBA, mais pas l’un des meilleurs. […]

Je voulais juste être un bon role player, un bon sixième homme. Et tout d’un coup, quand vous bossez extrêmement dur, et que vous dédiez votre vie à quelque chose, des trucs complètement fous arrivent.”

– Giannis Antetokounmpo, via Eric Nehm de The Athletic

Si voir les mots “Giannis” et “role player” dans la même phrase fait bien rire aujourd’hui, on se rappelle des doutes qui entouraient Antetokounmpo il y a dix ans, notamment sur le fait qu’il était trop frêle pour véritablement s’imposer en NBA ou encore ses limites techniques ainsi qu’au shoot. Une décennie de travail intensif plus tard, le Freak est devenu l’une des bêtes physiques les plus redoutables de toute la Ligue et même s’il reste loin d’être un shooteur d’élite, il a clairement progressé dans le périmètre pour devenir moins prévisible face aux défenses adverses. Le résultat, c’est l’un des palmarès les plus incroyables de l’histoire pour un mec de même pas 28 ans. Alors derrière les highlights, les trophées et la gloire, Giannis est surtout devenu un véritable modèle pour les jeunes joueurs en matière d’éthique de travail. La fameuse Mamba Mentality de Kobe Bryant dont on parle souvent, Giannis la possède. Cette envie de progresser constamment jour après jour, cette obsession pour gagner le plus possible, et cette capacité à trouver toujours de nouvelles sources de motivation pour continuer à repousser ses propres limites ont permis au Freak de dépasser tout ce qu’il avait pu imaginer quand il n’était qu’un gamin de 18 piges qui découvrait le monde de la NBA.

“J’ai bossé extrêmement dur, tellement dur que j’en suis arrivé là et que je me suis dit, ‘oh m*rde qu’est-ce qui se passe ?’ Je suis au sommet de la montagne.”

– Giannis

Giannis Antetokounmpo a toujours voulu maximiser son potentiel, mais il ne pensait pas que ça pouvait l’emmener au sommet de la hiérarchie des joueurs NBA. Et pourtant, presque dix ans après sa sélection à la Draft, le Greek Freak est bien là, au sommet. Et quelque chose nous dit qu’il n’a pas terminé son ascension…

Source texte : The Athletic

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