Futures stars

Victor Wembanyama a choqué la planète basket : 37 points à 7/11 du parking face son rival Scoot Henderson, la NBA de demain a pris un uppercut

Victor Wembanyama

Et les 5 contres s’il vous plaît.

Source image : NBA League Pass

C’était un France – États-Unis déguisé en showcase. Ce mardi, sous les projos d’un “Dollar Loan Center” dont on ne retiendra que le nom, les Metropolitans 92 se sont inclinés de contre l’Ignite Team de G League. L’important est ailleurs : Victor Wembanyama et Scoot Henderson se sont échangés leurs premières mandales et c’était… légendaire. Débrief.

La feuille de match est dispo juste ICI !

Debout sur le canapé, mains sur la tête et un « waow » de stupéfaction: la réaction du chat quand il a vu le début de match de Victor Wembanyama. Nous, on était déjà rendu dans la baraque d’à côté pour s’échanger des mandales avec le voisin par pure excitation. Sans déconner, a-t-on déjà vu un tel affrontement entre deux joueurs de 18 ans ? La régi d’ESPN a beau avoir listé les duels des 20 dernières années entre les deux premiers choix annoncés d’une même draft (Kyrie Irving – Derrick Williams, Andrew Wiggins – Jabari Parker, Markelle Fultz – Lonzo Ball…), aucune ne se raconte dans les bouquins d’histoire comme se racontera cette première confrontation entre les Metropolitans 92 de Victor Wembanyama et l’Ignite Team de Scoot Henderson. Pour faire simple, sur les deux ou trois premières minutes de jeu, Vico a directement posé les bases avec 2 blocks et un lay-up main inverse du futur.

Vint alors ce trou d’air entre le début de rencontre et la mi-temps. Un trou d’air dont Scoot Henderson a profité pour mélanger Victor sous différentes coutures. Il y a eu le Scoot Henderson “step-back à 3-points” face au Victor Wembanyama “trois centimètres trop court”, le Scoot Henderson “je drive avec beaucoup d’assurance” face au Victor Wembanyama “je m’y prends timidement pour protéger le cercle et commet la faute”, le Scoot Henderson “je ressors un caviar pour un partenaire” contre le Victor Wembanyama “j’oscille entre deux joueurs et flotte maladroitement”. Plein de versions qui nous embêtaient un peu dans l’optique d’une rivalité naissante entre les deux prospects. Ce serait dommage que Scoot Henderson, auteur de 18 points à l’entracte, prenne l’ascendant mental sur Victor et profite de cette double confrontation végassienne (?) pour défaire son “retard” dans les mocks. Notre explication est un peu foireuse ? Ouai, on a juste envie que le grand Français fasse la leçon au gosse malpoli qui contracte les biceps et crie même après avoir obtenu une touche.

« Olala, Ougo Bésson is in the zone ! ». Moins de quatre mois après sa sélection en 58e position de la dernière draft par les Bucks, les cainris réapprennent à connaître un visage familier. En première période, la foudre Hugo Besson joue avec des hanches et tire son épingle du jeu. Sous le coup de l’euphorie – et croyant que la pression a eu raison de son collègue – on lui prédit alors une meilleure feuille de match que Victor Wembanyama. Mais balancez un poisson mort dans un lac et il retrouvera le goût de la vie (expression inventée de toutes pièces). À la sortie des vestiaires, Wembanyama pose 8 points en 3 minutes. Mieux encore, son instinct défensif – kidnappé par des coups de sifflet bien sévères – lui a été rendu. Démarre alors la plus plaisante des parties. Les deux prospects se rendent coup pour coup avec – dans le dernier quart-temps – l’accélération de Wembanyama. Le poste 4 des Metropolitans dégaine en première intention jusqu’à faire grimper son pourcentage à 7/11 de loin. Les Franciliens recollent au score mais ne parviennent pas – et n’y parviendront jamais – à s’installer en tête. Boarf, les deux blocks en deux actions de Victor sur Scoot en disent bien assez long. L’un est un super joueur au profil unique mais pas générationnel. L’autre, auteur de 37 points, 4 rebonds, 5 blocks et seulement 1 ballon perdu, est une anomalie déposée par erreur sur la mauvaise planète. À chacun de ses tirs rentrés, ce sentiment d’euphorie à partager avec un collègue, un frère, un ami, une cousine. « C’est pas Victor qui avait un peu trashtalk avant la rencontre en disant que Scoot serait n°1 si lui n’était pas né ? ». On ne vous apprend rien : que des mots découlent les actes, c’est la marque des très grands. Encore plus quand le principal concerné n’a que 18 ans.

Des cainris qui se paient le blaze de Steeve Ho You Fat et une première strophe MA-JES-TUEU-SE entre Scoot Henderson (28 points) et Victor Wembanyama (37 points). Rendez-vous jeudi soir à 21h – demain donc – pour la partie 2 de la plus enivrantes des confrontations de pré-saison.

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