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La terrible intersaison des Hornets : joueurs arrêtés, herbe consommée et choix douteux de la direction, “y’a quoi qui va” à Charlotte ?

Marijuana, Adam Silver

L’intersaison des Hornets… On est à combien sur l’échelle de la catastrophe là ?

Source image : Twitter

Si certaines franchises ont peu fait parler d’elles depuis la fin de la saison dernière, ce n’est malheureusement pas le cas des Hornets. Entre les choix étranges du front office et les problèmes judiciaires de certains joueurs de l’effectif, la Caroline du Nord a vécu un été particulièrement compliqué.

Au moment de songer à ce qui est tombé sur la tête des Hornets ces derniers mois, une phrase d’un film nous revient en mémoire. OSS 117, dit Hubert Bonisseur de la Bath, est aux commandes d’un avion en chute libre, listant tous les problèmes de la situation dans laquelle il se trouve, et sa partenaire de choc lui demande “y’a quoi qui va ?” Loin de nous l’idée de vouloir tourner en dérision la situation de Charlotte ces derniers mois mais cette question nous semble parfaite à poser à la fanbase.

Chers amis de Caroline du Nord, y’a quoi qui va ?

Résumons un peu chronologiquement le déroulé des faits voulez-vous ? La direction décide de virer le coach James Borrego en fin de saison sous prétexte qu’il n’a pas franchi le play-in tournament ces deux dernières saisons. Peut-être un peu sévère vu les progrès du groupe mais franchement, pourquoi pas. Si un meilleur technicien est dispo, autant foncer dessus. La perle rare est trouvée : Kenny Atkinson. Le profil du coach est idéal, il est réputé pour sa capacité à développer des jeunes, LaMelo Ball et Miles Bridges ont trouvé leur mentor pour franchir un nouveau palier. Et puis, bim badaboum, ce bon Kenny décide de faire faux bond à la franchise pour rester en tant qu’assistant à Golden State. Kyle de South Park réagit : “oh mon dieu, ils ont manqué Kenny”, vous connaissez la suite.

Dans le dur pour trouver son nouveau gourou, la franchise de Charlotte n’est pas non plus aidée par ses joueurs. Montrezl Harrell se fait arrêter mi-juin avec de la Marie-Jeanne plein les fouilles et les valises. Vous connaissez le dicton, une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule. C’est donc sans coach et avec un joueur dans de sales draps que Charlotte se présente à la Draft. Sans doute de quoi perturber les dirigeants qui décident de sacrifier le pick 13 contre trois chips avant de sélectionner Mark Williams, prometteur pivot de Duke en 15. Au moins un peu d’espoir pour une raquette qui accumule les punchlines depuis des années. Deux jours plus tard, rebelote, le front office refait des siennes. On attendait potentiellement un Mike D’Antoni pour le costume de coach, parfait pour cette équipe qui aime courir et canarder de tous les côtés, mais c’est finalement Steve Clifford qui revient aux manettes. Steve Clifford ? Celui que James Borrego avait remplacé en 2018 ? Quel choix étrange alors que la franchise avait clairement lancé un nouveau projet après son départ. Coach défensif, il va certes aider à solidifier un peu des Hornets particulièrement faiblards dans leur moitié de terrain et il a l’avantage de connaître la franchise sur le bout des doigts, mais son style (préférence pour du jeu sur demi-terrain, rythme lent) ne ressemble pas trop à ce qu’on a vu à Charlotte ces dernières années.

On a donc une Draft bien bof, un choix de coach qui ressemble plus à du “par défaut” qu’autre chose, un joueur arrêté et qui risque la taule, mais que peut-il bien arriver de pire ? Et bien un deuxième joueur arrêté, pardi. Accusé de violences domestiques, Miles Bridges se retrouve lui aussi interpellé par les forces de l’ordre, mettant sa franchise dans une situation plus que délicate à quelques heures seulement du début de la Free Agency. La priorité estivale des Frelons était toute trouvée : prolonger Miles Bridges. Le nouveau deal étant évidemment suspendu dans l’attente de l’investigation, les Hornets semblent totalement sous le choc. Aucune signature ne tombe au début de la Free Agency, rien de rien. Cody Martin prolonge, mouais, Dennis Smith Jr. débarque pour doubler LaMelo Ball à la mène. Pas plus palpitant. Au final, l’effectif est quasiment identique à celui de l’an dernier, excepté Bridges et Harrell (parti à Philadelphie) en moins. Pas vraiment rassurant pour une équipe qui court derrière les Playoffs depuis désormais six ans.

Maintenant qu’on a dit tout ça, le tableau est-il si affreux ? Ou plutôt y’a quoi qui va ? Ce qui va c’est que LaMelo Ball est là. All-Star dès son année sophomore, le meneur devrait encore franchir un cap cette saison et l’absence possible (probable) de Miles Bridges va le forcer à être responsabilisé encore plus. Autre joueur qu’on attend au tournant et qui pourrait profiter de responsabilités accrues : Gordon Hayward. Régulièrement blessé depuis son arrivée en Caroline du Nord, l’ailier est peut-être la clef d’une saison réussie à Charlotte. Bridges sorti de la rotation, il devrait avoir un rôle renforcé en attaque mais on espère que les blessures ne le faucheront pas en plein vol comme trop souvent ces dernières années. À voir également si P.J. Washington pourra profiter de son retour dans le cinq de départ (il remplacerait Bridges) pour enfin montrer son meilleur potentiel. Il y a des motifs d’espoir au Spectrum Center, mais tout le monde va devoir step-up.

Souviens-toi l’été dernier, un film à ne surtout pas montrer à la fanbase des Hornets. Après une intersaison compliquée à tous les niveaux, les Frelons vont essayer de retrouver du piquant sur le terrain. Peuvent-ils s’offrir une belle histoire ou les ennuis ne font-ils que commencer ? La réponse d’ici quelques semaines. 

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