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Juancho Hernangomez va s’engager un an avec les Raptors : l’Espagnol s’accroche à la NBA, Scottie Pippen et la louve doivent être fiers

Juancho Hernangomez Espagne

Petite déception qu’il ne rejoigne pas Anthony Edwards.

Source image : Cuatro

Hop, Juancho Hernangomez débarque à Toronto ! Nous sommes partagés. Partagés entre l’envie folle de sortir « Bo Cruz » à toutes les sauces – blaze du personnage incarné par Hernangomez dans le film Hustle d’Adam Sandler – et l’obligation journalistique d’appeler le joueur par son vrai nom. Coupons la poire en deux, ce sera Juancho Cruz.

Une signature d’un an à Toronto, ça valait le coup d’abandonner le milieu du bâtiment. On vous prévient tout de suite, si vous n’avez pas encore vu le film Hustle d’Adam Sandler, ce papier sera pour vous un véritable exercice de décryptage. Mais si vous êtes Scottie Pippen ou une louve, alors soyez sans crainte, la nouvelle va vous réjouir. Selon Adrian Wojnarowski de chez ESPN, Juancho Hernangomez et les Raptors sont en train de finaliser un accord contractuel liant les deux partis pour une saison. L’Espagnol s’apprête donc à connaître sa sixième franchise en autant de saisons, lui qui reste sur un exercice 2021-22 passé entre Boston, San Antonio et Utah. Sur sa dernière expérience avec le Jazz, Juancho Cruz a disputé 17 rencontres pour des moyennes de 6.2 points à 51% au tir dont 44% du parking (2.8 tentatives par rencontre) et 3.5 rebonds en 17.5 minutes. Ce passage parmi les mormons l’a probablement sauvé d’un retour en Europe. Depuis ses premiers éclairs de carrière dans le Minnesota – 12.9 points, 7.3 rebonds et 1 interception de moyenne sur 14 matchs en 2019-20 – Hernangomez n’a pas retrouvé de projet qui lui assurerait stabilité et mise en valeur de ses qualités offensives. Comment se fait-ce ? L’intérieur de 26 ans space bien, peut attaquer le cercle comme un forgeron, mais représente – de par sa « courte » taille de 2m06 – un lourd déficit de l’autre côté du parquet. On confond souvent défense et énergie. C’est un peu dur mais quand Juancho joue, on comprend la différence.

Le montant du bail d’Hernangomez avec les Raptors n’a pas encore été communiqué, même s’il y a très peu de chances – pour ne pas dire aucune – que ce contrat soit garanti. L’Espagnol jouera véritablement son avenir au camp d’entraînement, tenu habituellement en septembre, quelques semaines avant le début de saison régulière. À ce jour, la franchise canadienne dispose de treize contrats garantis dont six sont déjà distribués à des intérieurs : Pascal Siakam, Chris Boucher, Thaddeus Young, Khem Birch, Precious Achiuwa et D.J. Wilson. La concurrence est bien plus rude sur le poste 4 que directement sous l’arceau. Les fans des Raptors pouvaient s’attendre à voir débarquer un vrai pivot qui tape tranquilou-bilou les 2m10 et ferme les écoutilles en défense, le profil de Juancho Hernangomez en est loin. Son frère Willy – sous contrat avec les Pelicans – aurait davantage correspondu à l’offre d’emploi. Toutefois, prudence. La dernière fois qu’une personne a sous-estimé Bo Cruz, le joueur a fini, grâce au flair de Brad Stevens, chez l’équipe voisine. Pour autant, pense-t-on qu’en coupant Juancho avant le début de saison, les Raptors feraient une grosse erreur ? Boarf.

Bien qu’on adore le saucer depuis la diffusion d’Hustle, il convient de reconnaître l’existence d’un petit fossé entre le niveau de Bo Cruz et celui de Juancho Hernangomez. L’un est amené à commander la Ligue, l’autre, plus ancré dans le réel, a encore tout à prouver.

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