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Scotty Pippen Jr. a signé un two-way contract avec les Lakers : la porte est entrouverte, y’a plus qu’à la démolir

Scotty Pippen Jr 6 juillet 2022

Il n’a pas vraiment les yeux de son père, si ?

Source image : YouTube

Après être resté sur le carreau à la Draft 2022, le meneur de Vanderbilt n’avait pas d’autres choix que de passer par l’arrière-cuisine pour entrer en NBA. Et comme si le destin était écrit, le fils de l’un des meilleurs « two-way players » de l’histoire vient donc de signer un…  two-way contract avec les Lakers. Allez gamin, c’est maintenant ou jamais.

S’il y a bien un quelqu’un à qui l’on doit reconnaître une persévérance à toute épreuve, c’est Scotty Pippen Jr. Snobé à deux reprises lors des dernières drafts, le natif de Portland est parvenu à se frayer un chemin vers la NBA, qu’il pourra tutoyer dès la saison prochaine. Pour le moment, le nouvel Angelinos doit se concentrer sur la Summer League de Vegas, qui débutera demain soir. Mais ses débuts sous le maillot pourpre lors de la California Classic ont d’ores et déjà laissé entrevoir de bonnes choses. Contre les Warriors, Scotty a par exemple compilé 15 points, 8 passes et 3 interceptions à 4/7 au tir, 1/3 à 3-points et 6/7 aux lancers en moins de 20 minutes. Toutefois, il ne faut pas non plus passer sous silence son match raté d’hier contre les Kings (5 points, 6 rebonds, 3 passes et 2 interceptions à 2/10 au tir dont 0/3 du parking). Du bon, du moins bon, mais certainement pas de quoi se forger une opinion aussi rapidement sur le garçon. Finalement, à 21 ans, Pippen Jr. a encore le temps de montrer ce qu’il vaut.

Surtout que du haut de son 1m87 et ses 82 kg, le bonhomme a performé à Vanderbilt. Lors de ses deux dernières saisons en NCAA, Scotty Pippen Jr. enregistrait des moyennes de 20.6 points, 3.3 rebonds, 4.7 passes et 1.9 interception en 32 minutes. Certes, sa ligne statistique n’a pas été réalisée face à des armadas comme Duke ou North Carolina, mais les chiffres sont là. Lors de l’exercice 2021-22, celui qui fut sélectionné dans la All-SEC (Southeastern Conference) First Team mènera sa conférence au scoring, y devenant même le premier joueur à enchaîner deux saisons à plus de 20 points de moyenne depuis 1996. Avec les South Bay Lakers, en G League, Scotty devrait apporter son playmaking et ses qualités de scoreur. Véritable sangsue sur l’homme, ses capacités de pressing devrait plaire au staff des Angelinos et, qui sait, peut-être lui permettre d’être appelé par Darvin Ham. Ne pouvant se reposer sur son physique, moins développé que la moyenne en NBA, il faudra néanmoins qu’il continue à travailler sur sa faculté à varier son jeu et à s’adapter. Ajouter à cela un soupçon de régularité, et vous obtiendrez potentiellement un back-up guard bien prometteur.

À ses côtés, en Summer League, c’est un autre « fils de » que l’on peut retrouver : Shareef O’Neal. Undrafted et toujours sans contrat, le fils du Shaq aura à cœur de montrer ce qu’il vaut. Mais la tâche risque d’être ardue : statistiques assez faibles, santé plutôt fragile, choisir le jeune joueur de 22 ans serait aujourd’hui un pari qu’aucune franchise n’a pour le moment choisi de faire. De l’autre côté du pays – voire même dans un autre pays – Ron Harper Jr. (1m99, 109 kg), fils du meneur des Bulls des années 1994-99, a quant à lui décroché un two-way contract chez les Raptors. Enfin, Jaden Ivey, sélectionné en cinquième position à la Draft 2022, a pris la direction de Detroit, où il formera une ligne d’arrière assez effrayante avec Cade Cunningham. Présente le 24 juin dernier pour sa sélection, sa mère possède un parcours bien fourni : championne NCAA avec Notre-Dame en 2001, joueuse de WNBA, assistante-coach des Grizzlies et désormais head coach de Notre-Dame, Niele Ivey a sans aucun doute joué un rôle déterminant dans la progression de son fils.

De par son nom, Scotty Pippen Jr. explique sans détour la « pression différente » qu’il ressent à l’occasion de son arrivée sur les parquets NBA. Oui, avoir une légende de la Ligue en tant que père n’est pas forcément une bonne chose. Néanmoins, le fils du lieutenant de Michael Jordan est bien déterminé à se faire son propre nom. Mental, rigueur, humilité, le gamin dégage quand même une sacré dose de maturité. Mais il lui en faudra encore plus pour parvenir à s’imposer en NBA.

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