Kings

L’épopée Kings 2002 – 20 ans plus tard : Chris Webber, un ailier-fort qui casse les codes et les arceaux

Chris Webber Kings

Le leader d’une bande de fous.

Source image : YouTube

Faisant partie des leaders de ce groupe, ses premières saisons montrent que, bien entouré, cet homme pourra réaliser des prouesses à Sac-Town. Moitié d’un duo hyper kiffant avec Jason Williams, les deux joyaux éclaboussent la NBA de toute leur intrépidité et leur talent. L’équation est simple : passeur fou + joueur explosif = podium du Top 10 squatté tous les soirs où les Kings jouent. Attention cependant, pas question d’affubler C-Webb avec cette unique étiquette de casseur d’arceau. C’est certes sa manière favorite pour conclure ses actions, mais il est capable de bien d’autres prouesses. La vista est présente, ça distribue pas mal de caviars aux copains en profitant de l’attention qu’il génère dans les défenses. Il y a aussi du bras roulé et du travail d’appuis qui sont à souligner en violet fluo, on parle des Kings quand même. Un an avant qu’ait lieu toute cette fabuleuse aventure que nous sommes en train de vous conter, le poste 4 envoie sa meilleure saison en carrière niveau scoring : 27.1 pions de moyenne, c’est qu’il est carrément dominant le bougre en fait. Tout ça nous fait enfin arriver au début de l’exercice 2001-02, et Chris a faim d’un titre.

L’histoire de cette régulière vue par le prisme du numéro 4 des Kings, c’est une saison faite de coups d’éclat et de soirées endiablées qui cassent véritablement les codes avec les autres ailiers-forts de la ligue. Il est utile de rappeler qu’à cette époque, la raquette et plus particulièrement l’espace sous le panier sont acquis à la domination des géants, Shaquille O’Neal en tête de liste. On attend donc des ailiers-forts qu’ils puissent être au pic de leur efficacité à deux ou trois mètres du panier. Dirk Nowitzki, Tim Duncan et l’éternel Karl Malone incarnent très bien tout ça, dans un style de jeu certes moins spectaculaire que celui de C-Webb mais qui a prouvé sa tranchante efficacité. Ces quelques dernières lignes, le bonhomme n’en a que faire : ça écrabouille tout ce qui a le courage – ou la naïveté – de venir essayer de le freiner. Record à 39 points atteint en février contre Seattle… sympa en sortie de All-Star Game, ou il était logiquement sur le parquet pour faire la teuf. Bref, la saison se termine et c’est donc le Jazz qui sera l’adversaire des Kings en qualité de huitième de l’Ouest.

On vous parlait de Karl Malone, cette série a des allures de passage de flambeau au poste 4. C-Webb n’a pas été d’une dominance extraordinaire mais la différence a quand même été en faveur du joueur des Kings. Bien supérieur au rebond et au contre, Chris ne laisse que peu de secondes chances à Utah durant les quatre matchs d’une série qui se remportait en trois manches à l’époque. Ses coéquipiers font le boulot à côté et le style très dur des années 90 incarné par le Mailman doit laisser sa place au basket qui hume la rue, voué à faire lever les foules dès que CW prend son envol. Pas d’inquiétude, le futur du poste d’ailier-fort est entre de bonne mains.  En plus de faire chavirer une Arco Arena complètement acquise à la cause de son équipe, ces actions ont un douloureux impact mental sur l’adversaire. Oui, c’est difficile de prendre un highlight sur la ganache toutes les deux minutes, personne ne viendra nous dire le contraire.

Chris Webber aura apporté une touche de fun et de spectacle dans la conception plutôt sobre que pouvait représenter jusqu’ici l’ailier-fort en NBA. Ça tombe bien, parce qu’en plus il était efficace. C’est d’ailleurs la prochaine étape du périple des Kings, à savoir se frotter à l’un des postes 4 les plus prometteurs du coin. Un indice ? Il est Allemand et porte le numéro 41. 

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