Suns

Les Suns passent à 2-0 face à Dallas : trois quarts-temps équilibrés puis le tsunami habituel, et au final ça fait 20 points

Devin Booker smile 5 mai 2022

C’est quoi qui lui fait cet effet ? Probablement le fait de jouer avec Chris Paul.

Source image : NBA League Pass

Une machine. Un rouleau compresseur. Une moissonneuse-batteuse. Un char d’assaut avec à sa tête un champion d’échecs. Cette équipe de Suns semble injouable pour les Mavericks, car quand Phoenix décider de gagner Phoenix finir par gagner. Un sentiment de zénitude plane dans le ciel de l’Arizona, en même temps tout est tellement plus facile quand c’est Chris Paul qui tire les ficelles.

Les stats maison de ce chef d’œuvre de gestion des Suns c’est juste ici

Tirer les ficelles. Autant vous le dire tout de suite, ce terme n’est pas choisi au hasard. Car – on en parlera plus précisément dans d’autres tirades – Chris Paul est un foutu marionnettiste. Il n’est pas le seul « responsable » du niveau auquel ces Suns peuvent évoluer, mais si vous connaissez un peu le basket et, surtout, si vous étiez là en direct cette nuit, vous savez. Je sais, tu sais, il fait du sexe et nous séchons.

Mais avant de revenir sur ce chef d’œuvre du dernier quart-temps, que s’est-il passé dans ce Game 2 de demi-finales de l’Ouest entre les Suns et les Mavericks ? Une première mi-temps rondement menée par le FC Doncic. 120 premières secondes durant lesquelles, comme lors du Game 1, les locaux frappent fort, menant rapidement 7-0. Puis la machine texane se met également en route, Luka Doncic commence son bordel et cette fois-ci « il n’est pas seul », comme Mr Brochand. Dorian Finney-Smith est très vite en foul trouble, Jalen Brunson s’est de nouveau transformé en Jamel Drunkson et Dwight Powell est une incroyable pipe en défense, mais les invités surprise se nomment Spencer Dinwiddie et… Davis Bertans, toujours aussi moche – avis perso – mais auteur de quelques gros tirs qui permettent à Dallas de rester dans le match. Il faut bien ça car en face Deandre Ayton se bouffe des Curly dans la raquette, Jae Crowder is de factor X of ze day avec 15 pions en première mi-temps et Devin Booker semble définitivement guéri, et à ce trio c’est évidemment l’inénarrable Luka Doncic qui répond à sa manière. Sa manière ? Froisser absolument tous ses défenseurs et finir le deuxième quart en giga-trombe pour rejoindre les vestiaires avec 24 points, 4 rebonds, 6 passes et une impression de facilité in-cro-yable.

60-58 Mavs à la mi-temps, coolos coolos, mais le plus dur reste évidemment à faire. Big up aux Lakers ou aux Pistons, les Suns ont un coach et la mission est très claire au retour de la pause pipi : limiter le shine de Lulu Don’ en attaque et le mettre en difficulté en défense. Aussitôt dit aussitôt fait, Luka ne tente que trois tirs lors du troisième quart, les Suns passent de -2 à +7 car Devin Booker avait mis tout le monde sur de bons rails à peine refagoté, et avec douze minutes à jouer et une petite avance confortable pour les finalistes en titre, une stat nous revient tout de suite en tête :

Autant le dire clairement, ça sent très mauvais pour les Mavs, car c’est en général à ce moment-là que Phoenix monte en température, dans la même veine par exemple que les Warriors de la grande époque, spécialistes des 40-12 au troisième quart. Eh, vous êtes prêts ? Alors devinez ce qu’il s’est passé. Demandez à Chris Paul ce qu’il s’est passé tiens.

Parce que le début de quatrième quart de Chris Paul est – une fois de plus – à montrer en Power Point dans tous les BTS d’éco-gestion. 

19 points de suite qui sortent directement de ses mains, grâce à ses tirs, de près, de près-loin, de loin. Grâce à ses passes aussi, grâce à sa défense, car CP3 en mode Point God c’est le genre de mec qui vous tue en attaque et qui vous ressuscite lui-même pour mieux vous re-tuer en défense. L’entame du dernier acte est littéralement monstrueuse et Polo est injouable, dans une sorte de plénitude à vous faire abandonner une carrière, et très vite, forcément, l’écart grimpe, grimpe et grimpe encore, notamment après qu’un certain Devin Booker repasse son nez à la fenêtre après trois tirs consécutifs du parking. Messieurs dames les Suns mènent de 25 points et les Mavericks sont KO debout, à ne rien y comprendre tellement ce fut allé vite. Ce qu’il faut démontrer après ce Game 2 ? Qu’il faudra être TRES fort pour ne serait-ce que prendre un match à ces Suns-là. Ciblé et puni en défense Luka Doncic a reconnu en postgame qu’il devait faire plus d’efforts, mais en même temps… peut-il vraiment claquer une masterclass de 45 minutes des deux côtés du terrain tous les deux soirs ? « En tout cas on lui souhaite ».

Les Suns mènent 2-0 grâce à cette démo de gestion et un dernier quart tout simplement écrasant. Comme des envies de hurler au board des Mavericks d’entourer au plus vite un Luka Doncic qui ne peut pas faire grand chose de plus, mais avant cela il y a une série à jouer, et un… sweep à éviter.

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