Grizzlies

Les Grizzlies abattent les Wolves, 114-106 : sept ans après, Memphis retrouve le second tour des Playoffs

Ja Morant Pat Beverley

La relève et Pat Beverley, à ne pas confondre avec « la relève de Pat Beverley ».

Source image : NBA League Pass

Cette nuit, au terme d’un sixième acte on ne peut plus disputé, Memphis a finalement envoyé les Wolves dans les vieux cartons. Comme lors de chaque match de cette série, les palettes techniques/tactiques n’étaient pas les plus irrépréhensibles. Mais deux ou trois bouches trop ouvertes, un money time et une masterclass de Jaden McDaniels suffisent amplement à notre bonheur. Débrief.

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Qu’est-ce que cette série est pimpante : ça parle dans tous les sens, les actions sentent bon l’insouciance et Pat Beverley célèbre chacun de ses lay-ups, aussi banals soient-ils. C’est toujours avec un immense plaisir que l’on troque la couette et l’oreiller pour ce genre de guerre de tranchées. À Minneapolis, le Target Center est plein à craquer. La moindre des choses pour l’un des matchs les plus importants de l’histoire récente de la franchise. Ou de son histoire tout court, en fait.

L’époque est folle. On le sait, il est désormais possible d’acheter des actions NBA grâce aux NFT. Quand on dit « actions », on ne parle pas des parts de l’entreprise mais bien d’actions de matchs, comme par exemple la droitasse de Steven Adams à Zach Randolph en 2014. À tout moment, vous discutez avec un gars en soirée qui vous dit : « Nan nan je bouge pas cet été, j’ai déjà le crédit d’un floater de Reggie Jackson à rembourser ». Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que les joueurs eux-mêmes pouvaient acheter des moments de matchs. Prenez Anthony Edwards par exemple, devenu propriétaire du 1er quart-temps de ce Game 6 face à Memphis. Il n’a cependant pas eu besoin du portefeuille, ni d’une bonne connexion internet pour confirmer son acquisition. En douze minutes, le 1er choix de la Draft 2020 a envoyé 16 points à 6/7 au tir dont 2/2 à 3-points, 2 rebonds, 3 passes et 1 contre. Petit rappel : il a 20 ans et ce match est le plus important de sa jeune carrière. Outre cette leçon d’insouciance, sur cette première période, Wolves et Grizzlies se tirent la bourre sans qu’aucune des deux équipes ne prenne le dessus. Bien que ses coéquipiers soient bouillants à 3-points, Ja Morant commence par un vieux 0/4 au tir qu’il croit dissimulé par ses 5 assists. Il est surtout dissimulé par l’entame de D’Angelo Russell, encore plus timide que celle de son homologue. Sur la série, les moyennes de D-Lo statuent à 13 points à 32% au tir dont 39% à 3-points, 2.8 rebonds, 7.2 assists et 2.6 pertes de balle. Pour un gars qui joue presque 34 minutes par soir, censé être l’un des hommes d’expérience de Minnesota, c’est très mauvais (Memphis Grizzlies 49 – 52 Minnesota Timberwolves).

L’une des caractéristiques d’une bonne équipe de saison régulière est sa capacité à endormir l’adversaire sur les temps mous. En sortie de vestiaire, par exemple. C’est pourquoi – préparés à l’éventualité de se prendre un coup d’aspiro au début du 3e quart-temps – les Wolves ont tout fait pour que cela n’arrive pas. D’entrée, D’Angelo Russell cale un 5-0 aux Grizzlies avant que Karl-Anthony Towns ne prenne le relais. L’écart grimpe à dix unités, mais la paire Dillon Brooks – Desmond Bane se charge de remettre les Grizzlies dans la course. Vint alors le money time, période d’expression préférée des grands joueurs. On se demande si Anthony Edwards, au ralenti depuis son incroyable entame, va resurgir au meilleur des moments. Et puis, on perd un peu espoir avec Ja Morant qui alterne entre fulgurances (très) occasionnelles et possessions vouées à la perte de balle. La défense de Karl-Anthony Towns empêche constamment l’Ourson de conclure ses « up-and-under » habituels. Et que dire de Jaden McDaniels, au four et au moulin pour arracher le droit de disputer un Game 7. Sauf qu’à une minute du terme, c’est bien Tyus Jones qui couche les enfants d’un énorme 3-points plein axe. La suite ? Un poster de Jaren Jackson Jr., une série de lancers et les applaudissements du Target Center pour ses guerriers : les Wolves s’inclinent 114-106. Nous aurons droit à une demi-finale de conférence entre Warriors et Grizzlies.

C’était loin d’être parfait, mais comme toujours, génial à suivre. Cette série entre Grizzlies et Wolves se terminent donc en six matchs. Six matchs lors desquels nous aurons vibré au rythme d’effectifs désinvoltes. La meilleure série de ce premier tour ? Oui, avec Suns-Pelicans.

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