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Record pour Evan Fournier : 218 tirs à trois-points sur une saison avec les Knicks, bye-bye John Starks et bonjour le King de Charenton !

Evan Fournier Knicks

Il est pas beau, le leader des Knicks à trois-points sur une saison ?

Source image : @NYKnicks

Dans la victoire des Knicks cette nuit à Charlotte, il n’y a pas que RJ Barrett et Obi Toppin qui se sont fait plaisir. Côté français, Evan Fournier s’est offert une belle page dans l’histoire de sa franchise puisqu’il a rentré son 218ème tir à trois-points de la saison. Personne n’a fait aussi bien à New York, John Starks doit laisser sa place à l’arrière tricolore.

« Hey Evan, c’est John Starks. Je voulais juste te dire félicitations pour avoir battu mon record, en inscrivant le plus grand nombre de tirs à trois-points sur une seule saison chez les Knicks. Félicitations à toi mec, et continue de shooter d’accord ? »

Quelques mots envoyés par la légende des 90’s pour Evan après la passation de pouvoir, c’est pas beau ça ?

Au milieu de cette merveilleuse décennie, durant laquelle les Knicks faisaient vraiment peur à leurs adversaires, Starks avait pris feu sur la campagne 1994-95. Ce n’était pas sa saison de All-Star, mais celle d’après. Une qui avait vu John participer à 80 des 82 matchs de son équipe, en envoyant près de 3 bombes par match sur la saison. À l’époque on savait rire, Charles Oakley envoyait ses défenseurs à la morgue et Pat Ewing jouait de la flûte avec ses coudes. On parle des Knicks de la grande époque, dont John Starks faisaient partie.

Puis ensuite il y a eu quelques snipers de qualité, comme Carmelo Anthony, comme Allan Houston, comme Steve Novak, Danilo Gallinari, JR Smith, Tim Hardaway Jr, Quentin Richardson ou Nate Robinson. Mais même en faisant de grandes saisons, même en prenant feu à distance, personne n’arrivait à taper la barre des 217 tirs à trois-points plantés par Starks sur la saison 95. C’était pas le record de toute une vie, mais ça représentait quand même un bel accomplissement car rentrer plus de 3 tirs à trois-points tous les soirs pendant quasiment un an… c’est du sérieux. Et bien Evan Fournier est passé au milieu de tous ces garçons et a dit, merci, c’est à moi. Dans une victoire des Knicks et sur une isolation côté gauche, Evan a planté le 218ème tir qui lui a offert ce record, dont il n’a pas caché sa fierté et une certaine émotion sur les réseaux sociaux.

Dans la NBA de nos jours, la barre des 200 est devenue bien plus abordable qu’il y a 10 ans, sans même parler d’il y a 20 ans. Au moment où ces lignes sont écrites, ils sont 12 à l’avoir dépassée, cette saison. Mais ça reste un groupe très select, et on parle quand même d’un club où sont assis des types pas trop maladroits comme Stephen Curry, Buddy Hield, Fred VanVleet, Jayson Tatum, Donovan Mitchell, Patty Mills, Malik Beasley, Duncan Robinson, Desmond Bane, Trae Young, Terry Rozier et donc Evan Fournier, en attendant d’autres garçons qui débarqueront d’ici la fin de saison.

Ceci étant dit, si la saison globalement offensive d’Evan est certainement un poil en-dessous des attentes du début de saison (un peu comme les Knicks au global en fait), celle purement à trois-points du Français est énorme : 39,7% de réussite à trois-points en prenant 7,7 tirs derrière l’arc par soir, ça fait 3,1 tir rentré à distance et ça c’est une marque record dans sa carrière. Pour donner un élément de comparaison, même si les styles de jeu sont totalement différents évidemment, Kevin Durant rentre 2 tirs à trois-points par match cette saison en moyenne, à 38,2% de réussite. Karl-Anthony Towns ? Juste 2,1 par match à 41% de réussite par contre. Seth Curry en plante 2,4 chaque soir à 41,8% de réussite. Donc oui, Evan est bien dans un range comme celui de ces joueurs cette saison, avec des pourcentages ultra-sérieux et sur un volume très important. Ce qui représentait un point important parmi ses objectifs, celui d’avoir de hauts pourcentages et une belle réussite à trois-points.

Qui sait ce que la suite des aventures d’Evan donnera chez les Knicks ? Il y a du boulot dans la franchise, et un été studieux à venir. Mais comme Fournier l’a souligné dans ses posts personnels, cela fait toujours quelque chose d’avoir un record quelque part. Si en plus c’est dans une franchise mythique comme celle de New York, dans laquelle il voulait évoluer depuis qu’il était petit, on appelle ça réaliser un rêve de gosse. Et beh chapeau Evan, chapeau.

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