Grizzlies

Les Grizzlies plus forts que le monstre à deux têtes des Nets : parce qu’à 10 contre 2 la vie est belle, parce que défendre c’est bien aussi

Grizzlies 24 mars 2022

Hashtag le groupe vit bien.

Source image : NBA League Pass

Les Grizzlies de Memphis présentent donc ce matin un bilan de quinez victoires et deux défaites… sans Ja Morant, et l’idée n’est ici absolument pas de jeter un quelconque froid sur le côté valuable ou nom du franchise player des Oursons mais plutôt de pointer la force collective de cette équipe, les adaptations parfaites de leur coach Taylor Jenkins qui, soit dit en passant, ressemble vraiment à un vrai ours. Ces Grizzlies n’en finissent plus d’étonner, et cette nuit même un énorme duo Kevin Durant / Kyrie Irving n’aura pu y résister.

Les stats maison de la nouvelle démo d’ékip des Grizzlies c’est juste ici

On y est, la barre des 50 victoires est dépassée et il n’y a a absolument rien à y redire. Cinquième fois seulement dans l’histoire de la franchise du Tennessee que les 50 wins sont atteintes (2004 et les années Grit and Grind en 2013, 2014 et 2015), franchise jeune mais un chiffre qui montre aussi que ce groupe est spécial, et cette nuit c’est une fois de plus la liste de qualités suivantes qui a été mise en avant : ténacité, défense, collectif, hustle, sourires, hashtag le groupe vit bien. Cette nuit et face à une équipe de Brooklyn ragaillardie par l’annonce quelques heures plus tôt de l’autorisation prochaine pour Kyrie Irving de disputer les matchs à domicile, plus qu’une individualité en particulier c’est le team effort qui aura primé, ce délicieux sentiment pour un coach de savoir qu’une rotation entrante peut faire des différences, que les remplaçants ne sont pas là pour faire souffler les titulaires. Des satisfactions individuelles il y en a évidemment eu, on ne dit pas le contraire. La défense de Jaren Jackson Jr., Dillon Brooks ou Kyle Anderson, l’assurage maison de Tyus Jones avec un double-double qui rappelle qu’il reste l’un des remplaçants les plus sous-cotés de la Ligue au poste 1, une première mi-temps phénoménale de De’Anthony Melton, un apport inestimable de Brandon Clarke, aussi, et une clutchitude extrême de Desmond Bane avec trois énormes tirs du parking au dernier quart, réussites qui offrent d’ailleurs à DB le record de franchise du nombre de tirs à 3-points rentrés en une saison, record précédemment détenu par Mike Miller.

Et il aura bien fallu tout ça, car en face les Nets avaient une fois de plus activé le mode monstre à deux têtes. On ne parle évidemment pas de Patty Wish et Came Tomasse mais bien de ces deux maboules de Kevin Durant et Kyrie Irving, auteurs encore une fois d’un match incroyable et d’un paso doble à 78 points (43 pour Kyrie et 35 pour KD). Insaisissable duo, insaisissable pendant les trois quarts et demi du match avant que l’étau se resserre en fin de match et que l’envie locale des Grizzlies ne finisse par avoir le dessus sur quelques derniers tirs. Ce qui eut comme comme conséquence de valider l’écart et de le confirmer définitivement car pendant que les deux zinzins de Brooklyn voyaient la défense de Memphis hausser le ton dans la dernière ligne droite, de l’autre côté Brandon Clarke se régalait dessous et Desmond Bane pilonnait de loin, tous deux ravis de voir qu’ils étaient apparemment absents du playbook défensif de Steve Nash, et si le troisième quart fut l’occasion pour Kev’ et Ky de faire chauffer la calculette le dernier fut finalement la conclusion parfaite d’une soirée entre potes, le genre de soirée dans laquelle on compte les chamallows autour du feu pour que tout le monde en ait exactement le même nombre.

Elle est belle cette équipe de Memphis, le retour de Dillon Brooks nous rappelle qu’il faut réfléchir avant de shooter mais rajouter surtout encore un peu plus de densité au roster et, chose assez pratique, ça joue au basket des deux côtés du terrain. Attention les Nets car scorer 120 points ne sera pas toujours synonyme de victoire, et ce soir en tout cas le combo talent / envie / défense l’aura emporté sur le combo talent / talent / talent.

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