Sixers

Les Sixers ont eu leur revanche à Atlanta : victoire 98-96, Embiid et Curry balayent les mauvais souvenirs des Playoffs 2021

Joel Embiid

Un Embiid rageur, c’est un Embiid qu’on aime.

Source image : nba league pass

C’était un des matchs les plus attendus de la soirée, et pourtant y’en avait un paquet dont certains bien plus médiatisés. En déplacement à Atlanta quelques mois après les fameuses demi-finales des Playoffs 2021, les Sixers se sont accrochés et ont réussi à faire chuter les Hawks de Trae Young dans le money-time. Victoire 98 à 96, le poing serré de Joel Embiid voulait tout dire.

En voilà une, de win, qui fait du bien aux fans de Philly. Pour tout un tas de raisons, et qui dépassent la symbolique de l’opposition.

Inutile de vous faire un large dessin pour vous remettre le contexte en place. Il suffit de se poser une seule et simple question pour comprendre tout le poids qu’il y avait dans ce match côté Sixers : c’est quand la dernière fois que Ben Simmons a joué un match en NBA ? C’était contre Atlanta justement, dans ce terrible Game 7 perdu par les Sixers à domicile, plongeant la franchise et leurs fans dans un été des plus frustrants. Depuis ce jour tragique, bien de l’eau a coulé sous les ponts, et bien des choses ont changé dans les deux camps. L’équipe de Doc Rivers, justement, se pointait ce vendredi soir en Géorgie en traînant la jambe. Trois défaites sur les quatre dernières rencontres, hormis la victoire courte contre Orlando et qui avait demandé quelques actes héroïques dans le money-time, c’était la soupe à la grimace dans les rues de Philadelphie. Revers contre Minnesota, douche à Golden State et revers contre Boston, le genre de trio qui fait pas plaisir. D’autant plus que, même si Joel Embiid était de retour, ce n’est pas comme s’il était à un niveau magistral. Oui, contre les Wolves c’était le monstre que l’on connaît, mais face aux Celtics c’était une autre chanson. Et la dernière possession de la rencontre dans le Massachusetts avait assez bien résumé l’état récent des Sixers, une bouillie de Tobias Harris terminant sur un shoot contré par Rob Williams au buzzer, pendant qu’Embiid regardait tout ce beau monde faire du rugby en plein money-time. Pas cool, frustration, pas de quoi sourire, bien loin semblait l’époque du début de saison où Joel disait chut aux fans de Chicago, le collectif l’emportant sur l’absence de Ben Simmons. Ce match à Atlanta avait donc plusieurs pressions, à la fois sur les épaules des joueurs présents, et dans un contexte de retrouvailles ô combien pimenté. Tout ce qu’on voulait savoir, c’est si Seth Curry et ses boys allaient réussir à s’en sortir. L’affaire démarrait plutôt bien pour le sniper et ses potes, mais malheureusement ensuite ce sont les Hawks qui vont prendre les commandes de la rencontre. Entre posters de John Collins, floaters de Trae Young, travail du banc de Nate McMillan et beaux verrous défensifs, les hôtes prenaient 10 points d’avance en début de dernier quart et pouvaient être confiants.

Cependant, la fin de la rencontre sera totalement opposée aux attentes des coéquipiers d’un bon Danilo Gallinari, l’attaque d’Atlanta devenant tout simplement muette. Seulement 4 points scorés dans les 8 dernières minutes, un verrou défensif plus clair chez les boys de Philly et des titulaires qui vont mettre du temps à revenir sur le terrain. En fallait-il davantage pour que Embiid fasse recoller les siens au score ? Clairement pas. Alors qu’il reste en délicatesse avec son tir suite à des pépins physiques récents, Joel va motiver ses troupes et trouver les coéquipiers démarqués lorsque la défense adverse viendra doubler sur lui. Danny Green ? Filoche et filoche. Quelques bonnes lectures bien patientes, quelques bonnes rotations bien anticipées, et ce qui était une véritable bataille dans les tranchées d’Atlanta va soudainement basculer du côté des Sixers. En face, l’inspiration offensive des débuts va disparaître, pour le plus grand bonheur des fans de Philadelphie. Voir les Hawks craquer offensivement dans le money-time devant leur public, dans un match qu’ils contrôlaient ? Comme un air de karma inversé, du déjà-vu dans une cité à l’amour fraternel. Oui, les potes de Clint Capela vont craquer, et ce sont justement les soldats en visite qui vont réaliser les derniers stops nécessaires à boucler la victoire. Une succession de bonnes couvertures défensives va mener à un dernier shoot catastrophe de Danilo Gallinari, ricochant sur le fond de l’arceau. Buzzer, victoire 98 à 96 des Sixers et un énorme 20 à 9 (!) pour Philadelphie dans le money-time, de quoi faire exploser Embiid devant un public qui l’a provoqué plus d’une fois cette année. Le leader de sa franchise, serrant le poing de rage et en libérant toute sa frustration, venait de mener les siens à la victoire dans un match dont les Sixers avaient tant besoin. Une nouvelle défaite aurait été la défaite de trop, surtout contre Atlanta, là-bas. Au lieu de ça, la bande à Thybulle va passer deux soirées consécutives à Charlotte en espérant calmer les intentions de LaMelo Ball, puis elle rentrera à domicile pour se tester face à la défense du Jazz et des Warriors. Autant dire qu’il faudra être en forme et motivé pour ces matchs, ce qui devait passer par un beau succès accrocheur en déplacement.

Les 28 points de Joel Embiid et les 18 points de Seth Curry auront fait la différence, mais c’est avant tout l’abnégation et l’effort défensif de ces Sixers qui aura fait pencher la balance dans un match semblant perdu en plein début de dernier quart. Comme quoi, il y a du mental à Philly même lorsque ces gars sont en déplacement à Atlanta.

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