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Les Bulls et le Heat (légèrement) sanctionnés par la NBA : draguer Lonzo Ball et Kyle Lowry avant le début de la Free Agency, c’est pas bien

Kyle Lowry 26 août 2020 Free Agency

Un deuxième tour de draft qui part en fumée pour les Bulls et le Heat, juste terrible (ou pas).

Source image : NBA League Pass

Depuis plusieurs semaines, la NBA menait une enquête concernant le processus de recrutement des Bulls et du Heat l’été dernier, avec un zoom particulier sur les cas Lonzo Ball et Kyle Lowry, arrivés respectivement à Chicago et Miami lors de la Free Agency. Les résultats de l’enquête viennent de tomber, tout comme les sanctions. 

Petit rappel, Lonzo Ball et Kyle Lowry – agents libres l’été dernier – sont tous les deux arrivés dans leur nouvelle équipe via un sign-and-trade. Le premier a quitté la Nouvelle-Orléans pour rejoindre Chicago via un contrat de 80 millions de dollars sur quatre ans, en échange de Garrett Temple, Tomas Satoransky, un deuxième tour de Draft 2024 et du cash. Quant au second, il a signé un deal de trois ans et 85 millions avec le Heat, qui a envoyé Goran Dragic et Precious Achiuwa du côté de Toronto. C’est spécifiquement sur ces deux dossiers que la NBA a mené son enquête, les Bulls et le Heat étant accusés d’avoir discuté prématurément – à savoir avant le début officiel de la Free Agency le 2 août à 18h – avec le camp Ball et le camp Lowry pour mettre en place ces sign & trades. Des accusations finalement confirmées par l’enquête puisque selon ESPN, la NBA a décidé de taper (un peu) sur les doigts des deux franchises en leur retirant leur prochain choix de second tour de draft. Autant dire que les Bulls et le Heat devraient s’en remettre, surtout avec leurs bons résultats actuels, eux qui sont dans une période win now où la Draft NBA n’a pas tant d’importance que ça. Une décision basée sur l’ensemble des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête (interviews de dirigeants, des agents de joueurs, récupération de messages entre les dirigeants des quatre franchises impliquées…) et sur la « coopération complète » des deux franchises, qui a joué en leur faveur.

Comme tout le monde le sait, personne n’échange avec personne en NBA avant le début officiel de la Free Agency. C’est pourquoi il y a environ une dizaine de signatures qui tombent dans les cinq minutes qui suivent l’ouverture du marché. Vous l’avez compris, ça ressemble quand même pas mal à une farce tout ça, mais Chicago et Miami ont été pris la main dans le sac. Ces petites sanctions ne devraient en tout cas pas dissuader les franchises de faire comme le Heat et les Bulls à l’avenir, surtout quand y’a la possibilité de recruter du lourd. On ne dit pas qu’un choix de deuxième tour de draft ne vaut rien, y’a toujours moyen de récupérer un bon élément ou de l’utiliser dans un trade. Mais si la Grande Ligue veut vraiment lutter contre le tampering, c’est-à-dire contre ces méthodes de recrutement et de négociation illégales, ça passera probablement par des sanctions plus sévères. Comme l’indique ESPN, la NBA a mis en place des possibilités de pénalités plus lourdes en 2019, des pénalités pouvant théoriquement aller jusqu’à dix millions de dollars d’amende pour les franchises, des suspensions pour les dirigeants concernés, la perte de choix de draft et même l’annulation des contrats en question (loooooool). Cependant, elles n’ont pour l’instant pas – ou très peu – été appliquées.

Un choix de deuxième tour de draft en moins pour les Bulls et le Heat, quelque chose nous dit qu’Arturas Karnisovas et Pat Riley dormiront tranquilles cette nuit. C’est quoi un deuxième tour quand vous possédez Lonzo Ball ou Kyle Lowry à la mène dans votre équipe…

Source texte : ESPN

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