Cavaliers

Evan Mobley s’est blessé face aux Celtics : le coude est touché, mais peut-être pas autant que le moral de la Cavs Nation

Evan Mobley

Reviens vite, corniaud.

source image : montage TrashTalk

Ce lundi, pour leur quinzième match de la saison, les Cavaliers n’ont pas reçu les Celtics avec les crocs qu’on leur connaît. Tendres et aux allures presque adolescentes, les petits gars de l’Ohio ont complètement déjoué face à des types juste moyens. Cerise sur le pesto, Evan Mobley s’est fait mal au coude et va passer un IRM dans la journée. On débrief.

Il est de ces soirs où rien ne marche. Tandis qu’il vivait un véritable enfer face à Al Horford – profil type du vioc plein de ressources – Evan Mobley s’est soudainement retrouvé dans le vestiaire de la Rocket Mortgage FieldHouse avec une pensée unique : « tout va si vite ». En à peine quelques secondes, un match si l’on considère sa prestation, il est possible de lâcher un 0/11 au tir puis de sortir sur blessure, estropié par un contact d’Enes Kanter. Selon le média Cleveland.com, le troisième choix de la Draft 2021 souffre d’une entorse du coude droit et s’apprête à passer un IRM dans la journée. Aucune durée d’indisponibilité n’a été évoquée, peut-être parce que personne ne savait qu’il était possible de se faire une entorse au coude. Au coude, quoi. C’est la seule partie du corps avec laquelle un maigrichon peut taper sans se faire mal. En conférence d’après-match, les questions furent logiquement orientées autour de la santé d’Evan Mobley, mais J.B. Bickerstaff a avoué ne pas encore avoir échangé avec le staff en charge du bonhomme. Cette blessure demande en tout cas une rééducation adaptée à son degré de gravité, et si l’un des ligaments est touché, alors les insiders parleront en mois d’absence.

Quelques perfs marquantes en ce début de saison ?

  • 23 points, 6 rebonds, 3 assists et 2 interceptions contre les Lakers
  • 17 points, 11 rebonds et 4 blocks face à Atlanta
  • 26 points, 9 rebonds et 5 assists sur les Knicks
  • 19 points, 9 rebonds, 3 blocks et 2 interceptions pour sa première réception de Boston.
  • 19 points, 7 rebonds, 2 assists et 1 block devant les Wizards

Rendez-le nous, ou alors ne le gardez pas trop longtemps. D’ores et déjà considéré comme un défenseur d’élite par beaucoup, Evan Mobley s’est fait un nom plus rapidement que prévu, effaçant les craintes conjecturées par sa réputation de « grande tige nonchalante ». Une nonchalance qui semble finalement réservée à son caractère puisque balle en main, l’ancien de USC dépense sans compter autre chose que ses contres. Ses chasedown blocks et sa longueur amènent une nouvelle dimension au jeu de Cleveland, ce profil de freak qui manquait tant aux piles électriques de l’Ohio. Désormais, lorsque Darius Garland ou Collin Sexton balancent un alley-oop foireux et complètement hors tempo, il n’est pas impossible qu’une longue silhouette surgisse de l’ombre et vienne a minima tenter de claquer le « machin ». Ça change de ce gros rageux de Kevin Love qui dégage le ballon au pied après une passe de Cedi Osman à hauteur des genoux. Sans oublier Ricky Rubio, l’arrivée d’Evan Mobley a influé une mentalité positive aux Cavaliers qui vont devoir faire sans leur nouveau dadet pendant quelques semaines. L’occasion pour le rookie de travailler un tir à 3-points encore léger (31%), avant de revenir poser ses 14.6 points, 8 rebonds, 2,5 assists et 1,6 contre de moyenne, dans les raquettes de la Grande Ligue.

Premier aléa dans cette course au trophée de ROY, Evan Mobley file à l’infirmerie pour on ne sait combien de temps. Grandis depuis le début de saison, les Cavaliers devront montrer qu’ils sont – même s’il est déjà une pierre angulaire des systèmes – indépendants de leur jeunot. Parce que d’autres peuvent faire la loi en ville, n’est-ce pas Darius (dernier rescapé du starting five qui n’est pas à l’infirmerie) ?

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