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Les Nets bougés d’entrée de jeu par les Bucks : dominés dans l’intensité et menés pendant 46 minutes, y’a un peu de boulot

Comment résumer la soirée de Brooklyn en une image…

Source image : NBA League Pass

Remake des derniers Playoffs et potentielle affiche des futures Finales de Conférence Est, le Bucks – Nets de cette nuit a largement tourné à l’avantage de Milwaukee. Premiers enseignements, premières leçons, premières tendances… bref, on a pris quelques notes. Et comme on a déjà pas mal parlé de Giannis Antetokounmpo et sa bande, on va se poser cinq minutes pour discuter de la prestation de Brooklyn.

Une défaite pour commencer, avec 23 points dans les dents. Clairement, les Nets envisageaient un autre scénario pour leur match d’ouverture sur le parquet du champion en titre, mais ce dernier a rapidement montré que le patron dans la Conférence Est, ça reste Milwaukee. Assez rapidement, on a vu les hommes de Steve Nash être dominés dans l’intensité par Giannis et ses copains, qui ont voulu envoyer un message à leur adversaire et à l’ensemble de la NBA. Parfois, après une cérémonie de remise de bagues, l’équipe championne peut avoir une night off. L’émotion, la tête un peu ailleurs, l’ambiance un peu trop festive… tout ça tout ça. Mais pas cette fois. C’est plutôt Brooklyn qui n’a pas su répondre au défi imposé par les Bucks. « Nous n’étions pas très bons. Si vous ne jouez pas à un haut niveau contre les champions en titre, vous ne pouvez pas gagner. » Les mots de Coach Nash suffisent à résumer la prestation décevante des Nets, menés pendant quasiment l’intégralité de la rencontre. On parlait d’intensité juste au-dessus, cela s’est clairement vu dans la bataille du rebond, Milwaukee finissant à +10 dans cette catégorie grâce notamment à 13 prises offensives, qui ont permis – en partie – aux Bucks de terminer la rencontre avec 21 tentatives supplémentaires par rapport à Brooklyn. Forcément, ça fait un peu la différence dans un match de panier-ballon. Et quand vous ajoutez à ça une défense des Nets qui n’arrête pas grand monde sur le jeu en transition, vous obtenez un petit blowout d’entrée de jeu.

Voilà pour les premières impressions générales concernant les Nets, considérés comme l’un des grands favoris à la succession des Bucks. Plus spécifiquement, on a été un peu surpris par les rotations de Steve Nash dans cette rencontre. Après avoir décidé d’aligner deux intérieurs dans son cinq avec Nic Claxton et Blake Griffin (why not, y’a Giannis et Brook Lopez en face), Stevie n’a quasiment pas utilisé l’ailier polyvalent Bruce Brown (4 minutes seulement), qui s’était pourtant montré ultra précieux dans le collectif des Nets la saison dernière. Quelque chose nous dit qu’il aurait pu faire du bien à Brooklyn dans cette rencontre. Pas de signe de la pépite Cam Thomas non plus avant le garbage time, Nash considérant sans doute que le rookie n’était pas encore prêt pour se retrouver sur la grande scène. Par contre, on a vu des séquences Paul Millsap – LaMarcus Aldridge, et on aurait préféré ne pas voir pour être honnête. Entre Paulo, LMA, et Blake Griffin, ce fut une soirée un peu compliquée pour les anciens, excepté Patty Mills. Parce que oui, derrière Kevin Durant (32 points, 11 rebonds) et James Harden (20 points, 8 rebonds, 8 passes), c’est bien Joe Harris Patty qui a répondu présent. Pendant que Kyrie Irving était posé sur son canapé, Mills enclenchait le mode FIBA pour enchaîner les banderilles en sortie de banc (21 points, 7/7… du parking). Si les Nets ont réussi à sortir la tête de l’eau en première mi-temps, c’est notamment grâce au Boomer, avant qu’Harden ne se mette à cuisiner aux côtés de KD pour ramener les Bucks à seulement -7 au moment de la pause. L’absence de Jrue Holiday, sorti sur blessure peu avant la mi-temps, a certes bien arrangé les Nets mais on avait vraiment l’impression que la bande à Steve Nash était enfin lancée. La suite, vous la connaissez. Brooklyn est resté au contact de Milwaukee jusqu’à environ la moitié du quatrième quart, sous l’impulsion de Durant mais aussi de la connexion Harden – Claxton, qui devrait apporter son lot de alley-oops cette saison. Insuffisant cependant pour inquiéter les champions en titre, qui ont remis un dernier coup d’accélérateur pour enfoncer le clou.

Que ce soit en matière de jeu collectif, de rotation ou tout simplement dans l’intensité, les Nets ont un peu de boulot avant de pouvoir tourner à plein régime et jouer au même niveau qu’une équipe comme les Bucks, qui surfe sur une belle continuité. Pas une énorme surprise après les nombreux mouvements de l’intersaison et l’incertitude entourant Kyrie Irving, mais il va falloir passer la vitesse supérieure. 

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