Lakers

LeBron James et Anthony Davis c’est oui, Russell Westbrook c’est non : les Lakers étaient prêts pour la reprise, enfin pas tous

LeBron James 20 octobre 2021

Un duo de superstars au rendez-vous mais un supporting cast qui sent les égouts. Y’a du boulot chez les Lakers, comme prévu.

Source image : NBA League Pass

Première pierre posée cette nuit dans la longue saison qui s’annonce pour les Lakers. Après six revers en six matchs de pré-saison et des préchauffages différents pour chacun des cracks du roster de Frank Vogel, les champions 2020 avaient rendez-vous pour ce season opener avec leurs presque voisins Warriors, et si la défaite n’a absolument rien d’alarmant on pense tout de même en avoir trouvé les causes.

Le récap complet du match c’est juste ici

Il y a dans cette équipe des Lakers deux très grosses garanties, elles s’appellent LeBron James et Anthony Davis et les deux joueurs ont clairement répondu présents pour leur première cette nuit. Environ 0,4 personne sur Terre doutait de cela mais, au cas où, la Bête et la Bête ont envoyé très vite leur message. LeBron James ? 6/6 au tir pour commencer son match et sa saison, dont 2/2 du parking de l’EHPAD, et le sentiment de voir courir un jeune gourgandin de 20 ans, comme chaque année depuis… 19 ans. Dominer en sifflotant, mais en étant suffisamment affuté pour voir ses défenseurs s’écarter sur son passage tels de vulgaires Mers Rouges, et nous prouver une fois de plus que les années n’ont donc aucun poids sur ses très larges épaules. Au final LeBron offrira un match plein avec 34 pions, 11 rebonds et 5 passes à 11/23, non sans avoir au passage offert à nos mirettes quelques joyeux fadeaways et autres royaux tomars. Enervant ce type.

Anthony Davis ? On se gaussait quelques heures auparavant sur la capacité de Giannis Antetokounmpo à dominer tout être humain qui se présenterait devant lui, et on aura donc cette année encore la version californienne du dossier. Juste indéfendable, tantôt par Kevon Looney Tunes, tantôt par un Juan Toscano dont le blase rappelle autant celui d’un acteur porno italien que la mixtape du soir nous rappelle ses films. Personne n’arrête AD donc, et mis à part une relative maladresse lointaine qui se corrigera probablement très vite, le bilan est très largement dans le vert pour cette reprise avec la bagatelle de 33 points, 11 rebonds et 2 contres en 39 minutes.

Mais la sortie des deux astronautes angelinos n’aura tout de même pas suffi pour repartir du Centre Stable avec une première win, la faute à une alchimie encore peu présente, la faute à des renforts qui n’ont pas su prendre l’aspiration de leurs deux leaders. On pense évidemment à Russell Westbrook, auteur pour sa première d’un peu ragoûtant 4/13 au tir salé par quatre ballons perdus, un Russell Westbrook qui a passé sa soirée à prendre des tirs hors-rythmes et des fautes techniques, quand il ne loupait pas ses lay-ups tout seul en contre-attaque. Alors on se ré-ré-ré-répète, oui ça va venir, mais on n’a vu écrit nulle part que ça nous empêchait de vous avertir quand des grenades allaient atterrir sur vos villages. Un Russell Westbrook cataclysmique donc (pire +/ du match avec -23), un Melo à environ mille bornes du mot défense, et des role players pas assez impactants, en tout cas pas sur la durée d’un match mais plutôt chacun son tour et à petite dose.

Ok il manque encore Trevor Ariza, Kendrick Nunn et Wayne Ellington, mais on ne parle pas non plus du Big Three des Bulls en 96. A vrai dire c’est plutôt d’un duo Alex Caruso / JaVale McGee dont on semblé manquer les Lakers la nuit passée, ainsi que de 90% du cerveau de leur meneur titulaire. On va leur laisser du temps, ne vous inquiétez pas, même que dès que ça se mettra à gagner on lâchera tout plein de beaux adjectifs. Mais pour l’heure et à chaque défaite on ne les ratera pas, this is the law comme dirait l’autre.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top