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À 33 ans, Omri Casspi raccroche les sneakers : retour sur la carrière d’un GOAT du basket israélien

Omri Casspi

Ce sourire… Il va nous manquer.

Source image : YouTube

Comme dirait notre ami Hervé Vilard (ou presque), Casspi c’est fini. Après plus de quinze ans de carrière, dont la majeure partie dans la Grande Ligue, Omri Casspi a décidé d’annoncer sa retraite. Possédant une bague de champion NBA, il a fait la fierté de son pays pendant des années avec son shoot, aussi beau qu’efficace…

Une décennie en NBA, sept équipes différentes, respecté et apprécié dans chaque vestiaire, avec un apport plus ou moins important dans un costume de role player année après année… C’est ce qu’on appelle une carrière bien remplie. Pour l’anecdote, Omri Casspi faisait partie de l’effectif de Golden State sacré en 2018, mais il avait été coupé juste avant le début des Playoffs cette année-là… Pas d’inquiétude cependant, puisque l’Israélien a bel et bien reçu sa bague de champion. Une belle récompense pour un joueur de devoir, qui a beaucoup bougé. Après presque dix ans en NBA, Casspi est rentré au pays en 2019 pour retrouver sa toute première équipe : le Maccabi Tel-Aviv. Avec le club qui l’a formé, le sniper a remporté quatre titres nationaux : deux avant sa Draft NBA (2006 puis 2009) puis deux pour conclure sa carrière en beauté, avec un joli back-to-back (2020 et 2021). Le choix de raccrocher les sneakers après deux titres et plus de quinze ans de carrière prend tout de suite plus de sens… Surtout que le jeune Omri a débuté sa carrière pro assez tôt : à 17 ans pour être précis, avec le Maccabi Tel-Aviv donc, en 2005-06. L’équipe israélienne atteindra même la finale de l’EuroLeague en 2008. Mais c’est un an plus tôt que Casspi commence à faire parler de lui aux États-Unis. Le 11 octobre 2007, le Maccabi se déplace au Madison Square Garden pour affronter les New York Knicks lors d’un match de charité. L’ailier inscrit trois paniers de suite, dont un à 3-points, et commence à taper dans l’œil de certains scouts NBA. Le 25 juin 2009, alors qu’il est fraîchement titré en Israël, Omri Casspi est drafté par les Sacramento Kings en 23e position. La carrière NBA du jeune shooteur peut alors commencer, en même temps que son histoire d’amour avec la franchise californienne. Il est le premier Israélien à avoir été sélectionné au premier tour de la Draft NBA, et le premier à poser les pieds dans la Grande Ligue. Rien que ça !

Après deux saisons encourageantes à Sacramento, Omri Casspi se transforme en journeyman. Il est échangé à l’été 2011 contre J.J. Hickson, et rallie donc les Cavaliers. À Cleveland, Casspi se plaît moins qu’à Sactown (il faut dire que passer du soleil de Californie à la morosité de l’Ohio, voilà quoi…), il choisit de signer à Houston à l’été 2013 pour plusieurs années, convaincu d’avoir fait le bon choix… Mais ces derniers le tradent à la fin de la saison, chez les Pelicans, qui vont couper l’ailier avant même qu’il n’ait pu jouer un match chez eux. Sans équipe, Casspi décide de retourner à Sacramento, pour un second passage qui sera peut-être encore plus kiffant que le premier. On se souvient évidemment de son match à Golden State, où Casspi inscrit 36 points avec neuf tirs à 3-points, dans un mano a mano mémorable avec Steph Curry. Le shooteur est dans son prime, et sort ses plus belles saisons aux côtés de DeMarcus Cousins et Darren Collison. Comme quoi, il en faut VRAIMENT peu pour être heureux… Omri est à nouveau envoyé à la Nouvelle-Orléans en février 2017, dans le fameux trade de Boogie. Après un micro-passage chez les Pelicans, qui durera… un match et où il se cassera le pouce, la franchise va encore le couper. Décidément, la Louisiane, ça ne lui réussit pas… Les Warriors signent Omri à l’intersaison en pensant que le fit est parfait. Mais une blessure va une nouvelle fois raccourcir son aventure dans la franchise californienne, et il est donc coupé avant le début des Playoffs. Après un court passage chez les Grizzlies en 2018-19 (où une blessure va encore pousser les dirigeants à s’en débarrasser), Casspi rentre chez lui. Petite stat assez folle : l’ailier n’a jamais disputé le moindre match de Playoffs malgré une bonne décennie dans la Ligue. Être bagué sans jamais mettre un pied en Playoffs, c’est aussi une sacrée perf’.

Une carrière sans Playoffs mais avec une bague aux États-Unis, et une carrière couronnée de succès dans son pays, où il est un porte-drapeau de ce sport. Sans être transcendant, le résumé d’Omri Casspi reste tout à fait respectable, bien que très atypique. Allez, va Omri, on se souviendra de toi…

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