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Les Grizzlies prennent le Game 1 avec sérieux face au Jazz : la belle histoire continue, et Utah est déjà sous pression

Ja Morant Grizzlies Jazz 24 mai 2021

Ja Morant a savouré sa première en Playoffs en s’offrant le scalp du Jazz.

Source image : NBA League Pass

Dernier match de la nuit et le Jazz qui recevait l’invité surprise de ces Playoffs à l’Ouest, les Grizzlies. Vainqueurs des Warriors il y a quelques jours, les copains de Ja Morant étaient prêts à faire déjouer les pronostics à nouveau face au leader de la Ligue. La suite du rêve ou une chute de haut ? On vous raconte ça de suite. 

Le boxscore maison c’est par ici. 

Adrian Wojnarowski avait spoilé la surprise avant le début du match : pas de Donovan Mitchell sur le parquet cette nuit. Pas de soucis pour Utah qui doit déjà composer sans son leader depuis plusieurs semaines. Si le début de la rencontre est à l’avantage des mormons, on se dit que la force de frappe de Spida ferait du bien. Beaucoup de ballons perdus et un concours de briques mais une défense suffisamment solide pour garder le cap au tableau d’affichage. Memphis est dans le dur mais va se réveiller en second quart-temps, profitant notamment du passage sur le banc de Rudy Gobert à cause des fautes. C’est un match haché, un vrai fight et à ce petit jeu, ce sont les Grizzlies qui s’en sortent le mieux. Les absences prolongées de Conley et Gobert auraient dû pousser Bogdanovic et Clarkson à prendre le lead mais les deux rivalisent par leurs mauvais choix et leur adresse immonde. En face, Dillon Brooks ne semble pas du tout impressionné par l’enjeu ni par le fait qu’il dispute son premier match de Playoffs. En défense ou en attaque, l’arrière est tout simplement monstrueux. Avec 29 points en trois quart-temps, on a d’ailleurs longtemps pensé qu’il allait effacer un certain… Mike Conley, détenteur du record de la franchise. (35 points) Il s’arrêtera finalement à 31 points et 7 rebonds dont le dernier panier du match : c’est sympa les Playoffs hein ? Une première, c’était aussi le cas de Ja Morant, lequel a surfé sur sa vague Warriors du début de semaine. 26 points pour le meneur, dont 10 dans le money time avec quelques paniers très importants pour garder à distance une équipe d’Utah en mission. Pour la mener ? Un Derrick Favors en mode energizer mais aussi un certain Bojan Bogdanovic ressuscité. Totalement à côté de ses pompes pendant le premier acte, le Croate s’est offert un gros, gros coup de chaud pour tenter de sauver la patrie et… il y est presque parvenu. 20 points plantés dans le money time, l’impression que le cercle faisait deux fois sa taille et un tir de l’égalisation qui… ne rentrera pas. L’effort était beau mais il est intervenu sans doute un peu tard. Memphis pouvait savourer sa belle victoire au courage.

Quel bilan désormais ? Après une double qualification en mort subite, Memphis vient de taper le meilleur bilan de la Ligue sur son parquet. Pas trop mal en une semaine. Plus important encore, on n’a pas trop senti le côté débutant de ce jeune groupe ce soir alors que pourtant, trois titulaires sur cinq n’avaient jamais vu la couleur d’un match de Playoffs. Le Jazz a fait plusieurs runs pour revenir, le tout dans une ambiance digne d’une Finale de Conférence, mais les nerfs ont été solides et il y a vraiment de quoi s’appuyer là-dessus pour la suite. Pour Utah, c’est une petite déception même s’ils sont tout à fait capables d’aller récupérer cet avantage du terrain à l’extérieur. Le point négatif, c’est le côté parfois brouillon en attaque, les pertes de balle et l’absence de stops dans le money time quand il aurait fallu. À l’inverse, tu peux te dire que ta star n’est pas là, tu shootes horriblement mal mais tu ne perds que de 3 points et en plus, tu as eu Rudy Gobert en foul trouble pendant une grosse partie du match. Il ne faut évidemment pas se rater sur le prochain affrontement mais on ne va pas s’alarmer trop vite pour Quin Snyder et les siens.

Quelques jours après sa victoire en play-in, Memphis vient carrément s’imposer sur le parquet du leader de l’Ouest. Un fight de tous les instants et des petits nouveaux qui n’ont pas eu peur de se montrer quand il fallait. La belle histoire continue pour les Grizzlies mais le Jazz est loin d’avoir dit son dernier mot. 

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