Hall of Fame NBA

Le Hall of Fame 2020 a honoré ses légendes : une cérémonie pleine d’émotion, comme prévu, terminée le cœur gros, comme prévu

On ne va pas vous faire un dessin, ce Hall of Fame 2020 s’inscrivait avant même de débuter dans la catégorie de ceux dont on se souviendra longtemps. De par son casting global tout d’abord, évidemment, mais bien sûr du fait de la présence dans cette cuvée de… Kobe Bryant, quinze mois à peine après sa tragique disparition. Pas de grosse surprise quant au lot d’émotions donc mais ça n’a pas empêché les poils de se hérisser toute la soirée, et d’autant plus fort sur les coups de 1h30 du matin.

Deux bonnes heures de cérémonie, deux heures passées comme si le tout n’avait duré qu’un quart d’heure. Kevin Garnett très tôt dans la soirée, déjà bien assez ému pour un apéritif, puis Tamika Catchings et Rudy Tomjanovich, désormais immortels parmi les immortels, qui passaient à leur tour sur l’estrade au cours d’une soirée dont l’atmosphère se tendait seconde après seconde. Tim Duncan viendra ensuite, un Tim Duncan reconnaissant, envers la Spurs Family représentée cette nuit par David Robinson, Tony Parker et Manu Ginobili, tous présents dans la salle, reconnaissant et carrément sans voix lorsqu’il fallut évoquer sa relation avec Gregg Popovich. Les groges sont alors serrées et laissent échapper quelques sanglots lorsque le clou de la soirée intervient, avec la montée sur scène d’un duo que l’on aurait aimé voir moins souvent depuis un an. Vanessa Bryant, Michael Jordan, la compagne et le mentor, le pilier et l’idole. Michael, en retrait, Vanessa, au front, fébrile car qui ne le serait pas mais finalement tellement forte. Immobile, presque impassible même si les trémolos dans la voix traduisent alors à la fois la tristesse d’un drame encore trop récent et une immense fierté d’introniser son mari dans la plus belle des familles basketballistiques qui soit. Kobe avait cloturé sa carrière sur un Mamba Out ? Vanessa terminera son discours par un all-time great, c’est qu’ils ont le sens de la formule chez les Bryant. Oh et puis tu fais chier Kobe, merde, t’aurais du être là ce soir mais faut toujours que tu fasses les choses à ta manière.

Une cuvée 2020 à peine récompensée mais déjà dans l’histoire, parmi les plus fournies oui, mais aussi et surtout parmi les plus marquantes, même si on se serait bien passé de la raison principale. Allez, faut sécher les larmes maintenant, surtout ne pas faire croire qu’on n’a pas pleuré parce que ce sont des choses qui arrivent. Le basket reprend ses droits, mais le 15 mai 2021 a pris date, il a pris date parmi ces jours qui compteront pour toujours dans la grande histoire de la NBA.

 

 

 

2 Commentaires

2 Comments

  1. Antoni

    16 mai 2021 à 8 h 30 min at 8 h 30 min

    Il ne manque plus que l’épisode TBNL sur Kobe pour conclure tout cela.

  2. Keleda

    16 mai 2021 à 11 h 37 min at 11 h 37 min

    Superbe article comme d’hab’.
    Juste une petite coquille s’est malencontreusement glissée dans la dernière phrase, vous avez mis 15 mai 2020.
    Rien de mal mais ça laisse la porte ouverte à tous les grincheux et rageux.
    Bise à la team trashtalk

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top