Sixers

Officiel, les Sixers termineront premiers de la Conférence Est : 20 ans après Allen Iverson, Joel Embiid récupère la couronne

Embiid

The King of the East.

source image : Montage TrashTalk via YouTube

Finish clinique pour un exercice maîtrisé de bout en bout. Après une victoire on ne peut plus tranquille sur le Magic, les Sixers se sont assurés la première place de la Conférence Est. Cela faisait 20 ans que le trône n’était pas revenu aux Pennsylvaniens, depuis un dénommé Allen Iverson. Débrief.

Il y a 20 ans une terrible explosion secoua notre ville, fit disparaître Allen, et balaya notre chance d’accéder à la Galactik Football Cup. 20 ans à l’écart de toutes compétitions. 20 ans de neige et de glace. Mais aujourd’hui l’espoir renaît, une jeune génération de joueurs est à nouveau capable de ressentir le souffle de postseason. Iront-ils jusqu’au bout ? 

D’une formalité contre le Magic en découle une sensation totale. En écartant les brocanteurs de Floride, Joel Embiid et ses potes ont gravé leurs blazes sur le trône de la Conférence Est. Une première place record en Pennsylvanie puisque la dernière remonte à l’exercice 2000-01 dirigé par le très artistique Allen Iverson. Cette récompense vient conclure une saison régulière rigoureuse, sérieuse et alimentée d’un collectif dont on questionnait le potentiel. Forcément, le « poom, poom, poom, poom, swish » de Kawhi Leonard a longtemps hanté les nuits les nuits de Joel Embiid qui – comme tous ses coéquipiers – est sorti de ce match 7 avec une cicatrice aussi grosse que la main de son assassin. Mais les médecins se veulent clairs : terminer premiers devant les Nets de James Harden, Kevin Durant et Kyrie Irving est symptomatique d’une pleine guérison. Dans l’ombre de cette réussite, Sam Hinkie. L’ancien président et General Manager de Philly – contraint de quitter le navire en 2016 – est responsable de la venue de Joel Embiid en Pennsylvanie. Il était le seul à croire que sélectionner le Camerounais en troisième position de la Draft 2014 valait le coup. La suite ? L’intérieur des Sixers est éloigné des parquets pendant deux saisons à cause d’une fracture de fatigue au pied puis d’un problème de genou. Cette période coûte son fauteuil à Sam Hinkie, désigné responsable de ce troisième pick dont le corps était déjà source de débats. Quelques années plus tard, Joel Embiid est dans la course au trophée de MVP et pose des moyennes de 28,8 points, 10,6 rebonds, 2,9 assists, 1,4 contre et 1 interceptions à 52% au tir dont 37% de loin. Au profit d’un intelligent load management avant les Playoffs, il s’est suffi d’un tout petit double-double ce soir. Ceci étant, la conférence d’après-match fut l’occasion de faire un clin d’œil à son costard sûr.

« Trust the Process, Sam Hinkie le savait » – Joel Embiid

Joel, Sam… et les autres ! Difficile de ne pas mentionner la polyvalence d’un effectif qui a parfaitement orbité autour de la domination intérieure du Camerounais. On pense à Seth Curry et son 44% de moyenne à 3-points, à Tobias Harris et l’une de ses saisons les plus abouties en carrière, ainsi qu’à Shake Milton et ses riches sorties de banc. Le binôme Tyrese Maxey et Matisse Thybulle s’est montré impétueux défensivement, tandis que l’arrivée hivernale de Dwight Howard à Philly fut l’un des facteurs X de la saison. Envoyer Joel Embiid se reposer au profit d’un excellent trentenaire qui pose encore 7 points et 8,4 rebonds de moyenne, c’est loin d’être contraignant. Ce genre de petit détail a permis aux Sixers de tenir le bon bout lorsque les Nets sont passés en coup de vent sur le trône de la Conférence Est. Tiens, qu’en est-il de l’énigme Ben Simmons ? Très justement étoilé en mars dernier, l’Australien a su – tout au long de l’exercice – se mettre en retrait. Un sacrifice à l’origine de cette alchimie collective puisque – contrairement aux saisons précédentes – personne n’est venu embêter Embiid dans la peinture. Défensivement, Big Ben a défendu Stephen Curry et Rudy Gobert, un différentiel qui en dit long sur le trophée pour lequel il candidate en fin de saison. Allez, cap sur les Playoffs désormais avec l’ambition de ponctuer une saison historique à Philly. En sont-ils capables ? Why not.

Après 71 matchs sans avarie de sueur, les Sixers valident enfin leur exploit. Dans un style de jeu contraire à celui pratiqué par le Philly d’Allen Iverson, Joel Embiid ramène – 20 ans après – la couronne dans la casbah. On attend la postseason du Camerounais et de ses potes avec impatience, en attendant chapeau bas.

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