News NBA

James Harden repart avec le beurre et l’argent du beurre : 44 points, 14 rebonds, 8 assists, et des Pistons encore sous le choc

James Harden

Mains dans les poches.

source : NBA League Pass

Chaussons, jogging, et tout ce beau monde dans l’avion direction la casbah. Les Nets repartent vainqueurs d’une joute placée sous le signe du Philarmonique de Moscou, avec un barbu dans le rôle du chef d’orchestre. La sensation n’est pas totale, mais la perf l’est, glissant un argument de plus en faveur de James Harden, dans le sprint au trophée de MVP. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Sortez le poivre et passons à table : Brooklyn se déplace dans le Michigan avec la ferme intention de reprendre une seconde place qui lui est due. Les gringos de New York s’en vont défier les Pistons de Cade Cunningham, sans même émettre l’hypothèse d’une éventuelle défaite. Serrer les boulons dans la ville du cambouis, et s’offrir bonne conscience avant un grand week-end de repos, tel est l’objectif. Il serait dans notre intérêt de dire que Detroit ne va pas se laisser faire, posant une giboulée de soucis à leurs clients du soir, mais rien n’est moins certain. La troupe de Dwane Casey squatte la quinzième place de la Conférence Est, et le jeu proposé n’est pas reconnu comme étant source d’inspiration pour les artistes de notre génération. Seule Laurence Boccolini parle de Detroit dans son bouquin, racontant la fois où elle s’est mangée un poteau avant de finir dans un hangar à boire des coups avec les gars de Storage Wars. M’enfin, Kyrie Irving est absent pour raisons personnelles, et Kevin Durant s’est fait bobo au tendon. Des bruits de couloir tendent à affirmer que le premier nommé est bientôt – ou déjà – papa. Quoi qu’il en soit, Steve Nash discute avec ses adjoints, et l’entre-deux est donné. Le collectif de Brooklyn prend instantanément l’ascendant sur les Pistons : Blake Griffin est en jambes, Bruce Brown se la coule douce, et Timothé Luwawu-Cabarrot pose 5 points en sortie de banc. Bien que Mason Plumlee impacte correctement la peinture, l’éveil de James Harden se fait dans le deuxième quart-temps et le soliste cale 12 points en quelques minutes. Les Nets déroulent, sans pour autant classer Detroit avec les vieux papelards (Pistons 50 – 59 Nets).

La seconde période laisse place à un improbable comeback : des Pistons moyens défont l’écart et viennent titiller les troisièmes de la Conf’ Est. Tout le moteur new-yorkais s’est éteint, laissant James Harden alterner entre pastilles et caviars qui ne donnent rien. La folie Saddiq Bey s’empare de la Little Caesars Arena et le rookie balance 4/6 du parking, dont un joli primé à six minutes du terme. Quelques secondes plus tard, l’intérieur remet ça avec une leçon de cuisine à un barbu : dribbles d’hésitation, départ main droite, et finition de bonhomme sur Nicolas Claxton. Les deux formations sont désormais à égalité, et James Harden oriente les débats avec une balade dans le périmètre des Pistons. La défense des joueurs du Michigan est foireuse, mais Saddiq Bey resurgit en interceptant un ballon à quatre secondes de la fin : temps-mort (Pistons 111 – 113 Nets). Une belle séquence étonnement pleine d’expérience pour l’ancien de Villanova, mais Cory Joseph s’en va gâcher le boulot du jeunot. À peine débarqué dans le Michigan qu’il fout déjà son barouf, le meneur en provenance de Sacramento oublie de déclencher et se retrouve tout benêt sous le cercle. Le buzzer retentit, et l’envergure de Nicolas Claxton sécurise la victoire des Nets. Succès aisément jugé impossible sans la présence de James Harden et ses 44 points, 14 rebonds, 8 assists et 1 interception à 47% au tir dont 36% de loin. Après le match, le soliste new-yorkais ose répondre à une question lui demandant où est-ce qu’il se situe dans la course au trophée de MVP. La réponse ? Badasse.

« Je suis le MVP. » – James Harden

Qu’il fut compliqué, ce succès new-yorkais. Ceci étant, Steve Nash et ses hommes repartent avec le nécessaire dans la besace, et peuvent désormais profiter d’un joli week-end de cinq jours. Allez, trois, si l’on considère que Minnesota est une équipe de basket-ball.

 

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top