Sixers

Tobias Harris passe le balai contre Sacramento : Joel Embiid et Ben Simmons peuvent pioncer en paix, le gardien fait son job

tobias harris

Franchise player troisième du nom.

source image : NBA League Pass

En quête d’un troisième succès consécutif, les Kings se sont tous fait retirer le bac. Eh oui, un zéro en EPS c’est éliminatoire et les protégés de Luke Walton ont passé trente douloureuses minutes, avant de taper la discute avec le fond de banc des Sixers. Une soirée de back-to-back faible en apprentissage. Débrief.

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Mis à part une déconvenue lors de la réception de Milwaukee jeudi dernier, les Sixers version Furkan Korkmaz sont pour l’instant de grands chefs. Mieux encore, l’absence de Ben Simmons et Joel Embiid met en évidence l’excellent travail du front office de Philly à l’automne 2020 : une ambiance collective digne des plus grands fonds de bus en voyage scolaire, l’identité du Process couplée à une vraie profondeur d’effectif, et un Shake Milton qui se prend pour Jamal Crawford. Les petits gars de Pennsylvanie trônent en tête de la Conférence Est et – contre toute attente – continuent de transformer la merde en pain d’épice. Se dressent sur leur route des Californiens au moral hydraté et à la forme convenable : deux victoires consécutives dont l’une d’elles sur Boston. Et puis, qui dit douzième place de l’Ouest n’englobe pas forcément un ennui barbare et une absence totale d’enjeux. On aime la saison de De’Aaron Fox, par exemple. Mais aussi celle du rookie de Sacramento, Tim Burton là. On apprécie la vitesse à laquelle Buddy Hield a rentré 1000 tirs primés en carrière, moins sa livide première partie de saison. Allez, Doc Rivers et Luke Walton se checkent, et l’entre-deux est donné. Le premier quart-temps est réservé aux titulaires d’une licence en pyromanie : 3/3 du parking pour Danny Green, 2/2 pour Tobias Harris. Les Sixers attrapent les cheveux de Sacramento et les tirent jusqu’à ce que papa Buddy débarque. L’arrière pose un 6/9 de loin et réalise l’une des meilleures premières mi-temps de son exercice 2020-21, c’est dire. Mais la chaleur qui s’échappe du petit castor n’empêche pas Danny Green d’envoyer Matisse Thybulle flirter avec les projos. L’action qui suit, le rookie de Philly fait étalage de sa polyvalence en assassinant De’Aaron Fox et son collier de barbe naissant. La main chaude de Shake Milton conclut un premier acte, à sens unique (Sixers 73 – 52 Kings ).

La débandade a un nom, et elle s’appelle Sixers – Kings. Au lendemain de leur succès sur Boston, les poupons de Luke Walton rouillent et jouent un basket-ball de mollasson. L’inquiétude passe à un tout autre stade quand Philly tape la barre des 100 pions, alors qu’il reste encore 15 minutes à jouer. Heureusement pour Sacramento, Hassan Whiteside réalise un chouette passage avec trois floaters trop facilement déposés sur le pif de Dwight Howard. Mais l’ancien des Lakers répond à sa manière : une folle chevauchée en contre-attaque laquelle s’échoue sur le plexi. Alors que Cory Joseph montre son téton à l’arbitre pour prouver qu’il s’est fait griffer (phrase qui résume étrangement bien la soirée des Kings), Shake Milton fait durer son barouf : le sixième homme termine avec 28 points, 1 rebond et 2 assists à 53% au tir dont 50% du cabinet. Même si l’on s’en brosse le nombril avec le pinceau de l’indifférence, Tony Bradley égale ce soir son record de pions sur la saison avec 14 frites. La rencontre se termine réellement quand ce bon vieux Dwight gâche un superbe mouvement collectif en envoyant le ballon claquer la bâche en tribune. Fidèle à son statut, Tobias Harris est le grand patron de cette partie avec 29 points, 11 rebonds, 8 assists et 2 interceptions à 67% au tir dont 67% à 3-points. À l’intérieur, Dwight Howard pose un double-double devenu routine et Vincent Poirier apparaît en toute fin de rencontre (2 rebonds). Cette soirée en Pennsylvanie vient donc confirmer tout le bien que l’on pensait de Philly, même si les Kings sortent d’un back-to-back. M’enfin, Tobias Harris veille, et Jojo Embiid dort sur ses deux oreilles.

Une rencontre dont la logique fut entièrement respectée : Tobias Harris surnage devant des Kings fatigués et désireux de gratter un peu de sommeil. Pouvait-on attendre autre chose de Sacramento ce soir ? Bien optimiste qui peut l’affirmer.

 

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