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Ricky Rubio perd patience avec les Wolves : à 30 ans, l’Espagnol a passé l’âge de faire du tanking

Ricky Rubio

Ricky en a ras la casquette !

Source image : Youtube

Désabusé, voilà le mot qui définirait le mieux Ricky Rubio en ce moment. Revenu chez les Wolves lors de la dernière intersaison, l’Espagnol s’attendait à une première partie de saison un peu meilleure que celle-ci. Pire bilan de la Ligue et déjà un changement de coach, ils sont partis pour une saison bidesque et ça, ça ne plaît pas trop à son éminent meneur.

Ricky Rubio tape du poing sur la table. De retour dans le Minnesota après un premier passage entre 2011 et 2017, le meneur catalan a du mal à accepter sa situation actuelle. Et on peut le comprendre. Participant au renouveau des Suns la saison dernière, il voit aujourd’hui la franchise de Phoenix s’éclater avec Chris Paul aux commandes tandis que lui se morfond à Minneapolis, où il a été transféré durant l’intersaison. À la base, on pensait que les Wolves pouvaient représenter un bon fit pour Rubio. Il connaissait déjà les lieux, le talent était présent et il pouvait apporter son expérience à la mène à une équipe ambitieuse derrière Karl-Anthony Towns, D’Angelo Russell ou encore Malik Beasley. Sauf que rien ne se passe comme prévu (absences, suspension, défaites à la pelle…) et les Loups sont derniers de l’Ouest avec seulement sept victoires pour 28 défaites. Dans une interview pour The Athletic, Rubio livre un constat consternant sur la saison des Wolves, qui n’a donc toujours pas décollé.

« Nous devons construire de bonnes habitudes dès le début, et je ne pense pas que nous allons dans la bonne direction. […]

Quand tu es jeune et que tu fais des erreurs, je comprends. Mais si tu fais les mêmes erreurs encore et encore, c’est que tu n’apprends rien. Apprendre en faisant des erreurs est normal pour une équipe mais à un moment, fais-en d’autres. Et j’ai l’impression que l’on fait toujours les mêmes. »

Depuis la venue de Chris Finch, l’équipe a perdu ses quatre matchs dont trois fois par un blowout. On ne peut pas dire que le changement de coach ait créé le moindre électrochoc. Mais Rubio ne lui jette pas la pierre pour autant. « Je pense que le coach a beaucoup de pain sur la planche. Il vient en milieu de saison dans une équipe qui n’a jamais eu le moindre momentum, et c’est difficile, très difficile ». Dans cet échec, il admet aussi ses erreurs, pointant le fait qu’il ne joue pas à son meilleur niveau (7,6 points et 6,3 passes cette saison à moins de 38% au tir et seulement 30% de loin).

Mais ce que critique avant tout Rubio, c’est l’incapacité de l’équipe à être régulière sur un même match, rendant ces défaites encore plus frustrantes. « On peut perdre en prolongation comme contre Chicago, mais on ne peut pas se permettre de perdre comme contre Washington et Phoenix [deux blowouts, ndlr.] » a déclaré Ricky via twincities.com. C’est en effet ce relâchement complet de l’ensemble de l’effectif qui a plongé Rubio dans une telle frustration. « Je peux être positif et dire que nous faisons de notre mieux et que tout va bien. Mais on a le pire bilan de la Ligue, on perd trop de matchs par 20 points d’écart ou plus et je n’ai pas l’impression que l’on soit en train de construire quelque chose. »

Frustré et déçu, Ricky Rubio a tenu à donner publiquement son point de vue sur tout ce qui ne va pas chez les Wolves. S’il est désormais un peu trop tard pour espérer quoi que ce soit de cette saison, il est nécessaire pour ces joueurs encore peu expérimentés de faire face à cette situation compliquée pour construire un meilleur avenir, autant pour la franchise que pour leur carrière personnelle.

Source texte : The Athletic, twincities.com

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