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Anthony Davis reconnaît ses galères en attaque : moins de points pour Unibrow, mais pas moins important pour autant

Anthony Davis 2 octobre 2020

Ce n’est sans doute pas la première fois qu’AD touche le plafond quelque part vu sa taille !

Source image : YouTube/NBA on TNT

Les Lakers s’inscrivent dans une certaine continuité avec la saison dernière, conclue par un sacre, et ont bien intégré leurs nouveaux éléments. Anthony Davis est lui moins dominant que ces derniers mois et le reconnaît. Rien de bien grave malgré tout pour un joueur intelligent qui est prêt à s’adapter s’il le faut, comme il l’a répété après le succès la nuit dernière face aux Bucks.

Anthony Davis n’est plus tout à fait le même joueur cette saison. Encore plus ciblé par les défenses, qui n’hésitent plus à complètement le bloquer au risque de laisser d’autres joueurs très ouverts, l’intérieur des Lakers marque moins que lors de l’exercice 2019-20. Après une campagne à plus de 26 points de moyenne, il tourne cette année à « seulement » 21 unités, sa plus faible moyenne depuis sa campagne sophomore. Auteur de 18 points à 8/18 au tir (et 2/5 aux lancers francs), 9 rebonds, 6 passes, 1 interception et 2 contres en 37 minutes sur le parquet contre Milwaukee la nuit dernière, Davis a livré son cinquième match consécutif à moins de 20 points marqués, une série qui ne lui ressemble pas même s’il a réussi à ouvrir des opportunités pour les autres à travers son agressivité.

« En ce moment, pour être dur avec moi-même, mec, je pense que je suis nul. Je ne marque pas mes tirs. Je ne convertis pas mes lancers francs. […]

L’agressivité démontrée ce soir, c’est le seul moyen pour me sortir de ce coup de mou que je vis actuellement. »

– Anthony Davis, à la suite du succès 113 à 106 des Lakers face aux Bucks

Pour autant, son impact est toujours aussi important pour les Angelinos et AD reste bien sûr la principale force offensive de l’équipe en compagnie de LeBron James. Le choc remporté face aux Bucks la nuit dernière est un excellent exemple de cet impact certes différent, mais pas en baisse. Malgré sa discrétion au scoring, les Lakers ont pris le dessus sur Milwaukee avec un Davis qui pèse autrement, et notamment à la distribution. Comme dit juste au-dessus, l’intérieur a délivré six caviars à ses coéquipiers la nuit dernière, dont trois menant à des tirs à 3-points très importants. La plupart du temps doublé voire triplé dans la peinture, l’étrange volatile a ressorti le ballon intelligemment à plusieurs reprises durant la rencontre et notamment dans le money time. Un fait assez inhabituel pour être relevé, le joueur étant largement plus habitué à faire la différence dans un rôle de finisseur aux côtés de LeBron. Comme l’a retranscrit ESPN dans un article concernant la mutation de Davis, le principal intéressé s’est d’ailleurs réjoui de la réussite de ses coéquipiers dans les moments chauds, ne jouant pas du tout la carte personnelle.

« J’ai confiance en mes coéquipiers. AC [Alex Caruso, ndlr.] en a mis un pour moi. Bron aussi, et Kenny [Kentavious Caldwell-Pope, ndlr.] pareil. Ils sont placés aux endroits où je veux voir des gars quand j’ai la balle au poste. Et tout simplement, je suis capable de lire les prises à deux ou quand ils resserrent la raquette, j’ai pu ressortir la balle et ces gars ont mis leurs tirs. »

De plus, Unibrow produit peut-être moins, mais son efficacité augmente. Si on laisse de côté sa chute aux lancers francs (seulement 72,5% cette saison contre 84,6 l’an dernier), ses pourcentages sont effectivement en hausse. Le monosourcil convertit 8,3 tirs pour 15,8 tentatives par match en moyenne cette saison, soit un pourcentage de réussite de 52,5% dont 35,1% du parking. C’est mieux que la saison précédente (50,3% au tir, 33% de loin), où il possédait plus de tickets shoots (17,7) au sein d’une équipe qui se reposait plus souvent sur le duo LBJ – AD en attaque. Aujourd’hui, suite à l’arrivée de joueurs comme Dennis Schroder et Montrezl Harrell, Los Angeles possède plus de munitions offensives et cela explique aussi la baisse des stats de Davis au scoring (qui joue d’ailleurs deux minutes de moins en moyenne cette année). On peut également ajouter à ce constat une baisse des ballons perdus. Avec 1,7 turnover contre 2,5 la saison passée, pour 3,6 passes décisives (plus haute moyenne de sa carrière), l’ancien des Pelicans démontre qu’il n’est pas si gêné que ça par les prises à deux et réussit tout de même à bien lâcher la gonfle avant d’en être dépossédé par la défense adverse.

Pas forcément dans un bon rythme en attaque, Anthony Davis vit un début de saison pas évident quand il s’agit de mettre le ballon dans le panier. Malgré tout, son impact reste majeur des deux côtés du parquet. Et puis surtout, ces changements n’handicapent pas des Lakers toujours patrons de l’Ouest avec leur bilan de 12 victoires et 4 défaites, le tout sans forcer. 

Source texte : ESPN.com et Basketball Reference

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