Notes de match

Les notes de Blazers – Spurs : San Antonio déroule en équipe, Patty Mills est à deux doigts de demander son docu Netflix

Spurs Basketball

Legacy.

Source : montage TrashTalk via YouTube

Si le mois de janvier est globalement connu pour son temps de merde et pour son froid, il est aussi et surtout connu en NBA pour le Martin Luther King Day. Du basket à partir de 18 heures jusqu’au lendemain matin à l’aube, parfait pour lutter contre la déprime en cette période difficile de couvre-feu anticipé. Et qui dit MLK Day dit basket à heure convenable en France, et qui dit basket à heure convenable en France dit team notes au taquet pour vous distribuer du rêve par tonneaux. Accrochez-vous, va y avoir du sport.

Bonjour à tous – hormis à ceux qui répondront bonsoir – et bienvenue pour cette édition des notes spéciale MLK Day ! Eh oui, qui dit Martin Luther King Day dit aussi florilèges de rencontres, dont certaines moins sexy que Stan Van Gundy en porte-jarretelles. À ce propos, le mail demandant un 1 contre 1 entre DeRozan et Lillard vient de partir, on espère une réponse positive histoire de gagner du temps. Trêve de persiflage, les quelques quinze bonhommes autour des deux guards ont eux aussi leur importance, et tout se jouera bien évidemment d’un point de vue collectif. Rappelons que Blazers et Spurs sont à la lutte pour accrocher une place en Playoffs au sein de la Conférence Ouest, alors, envoyez les notes.

Le récap du match ? Juste ici.

Portland Trail Blazers

Damian Lillard (7.5) : vaut-il mieux être numéro 1 d’une équipe numéro 5, ou numéro 5 d’une équipe numéro 1 ? Lui s’en tripasse la raie et continue son délire de rappeur des forêts de l’Oregon à 30 points de moyenne. Même pas sûr qu’il sache qu’il a perdu, en ce moment il écoute déjà le nouveau Bekar et textote son dentiste pour demander s’il peut poser des diamants par dessus les diamants posés sur ses dents.

Derrick Jones Jr. (5) : il a contré le vieux LaMarcus comme ce petit morveux malpoli qui tire au pistolet Nerf sur l’aveugle de sa classe. Pas de sanction dans les deux cas, la justice n’est plus dans ce monde de brutes.

Rodney Hood (7) : sa prestation est celle du mec qui a mimé une jambe de bois pour courir les Paralympiques de Sidney. Il a complètement surnagé au milieu de joueurs très moyens, et on s’arrête là, sinon ça sera très moyen.

Robert Covington (5.5) : le joueur vanté par tous ceux qui veulent faire les connaisseurs en récompensant un joueur de l’ombre : « Eh bah moi j’aimerais féliciter un mec qu’on oublie souvent, c’est Robert Covington. Il se la donne hein. » Ça tarit pas d’éloges mais comme par hasard, y’a plus personne pour acheter son maillot.

Enes Kanter (4) : on rêve tous de sa carrière : Enes joue pour son club de cœur en provenance de son club de cœur avant d’avoir évolué dans son club de cœur puis d’être parti pour son club de cœur sans savoir qu’il se retrouverait dans son club de cœur. Le genre de gars qui veut date Samantha mais a déjà promis d’emmener Juliette à Cancun, Beverley aux Canaries, Cynthia à Mykonos, Sarah à Miami, Clémentine à Paris, Anastésie en thalasso, Cheyenne chez ses beaux-parents et Carla au bal de promo.

Carmelo Anthony (la note du kiff) : son match est satisfaisant et, nouvelle règle, on attribue maintenant une note du kiff. Le ballon file dans ses mains et les poils se hérissent, le silence débarque dans le salon avant que ta mère ne lâche les profiteroles pour crier « MELO ! »… c’est une briquasse mais on s’en fout, car c’est Melo.

Gary Trent Jr. (la dénote) : son match est vraiment mauvais (1/7 au tir) et, nouvelle règle, on attribue maintenant la dénote, et au bout de trois dénotes, le joueur est renvoyé de NBA et Éric Micoud prend sa place.

Harry Giles III (3) : la légende dit que c’est une bonne recrue mais la légende disait aussi que si un élève de ta classe de terminale décède, tout le monde a le bac gratos.

Anfernee Simons (3) : un jeu de type malhonnête qui loupe des tirs et court vite pour espérer qu’on ne voit rien. Un peu ce mec de départ qui revient heureux de son match et dit à madame : « Ouai c’est bien j’ai bien couru. »

Nassir Little (3) : vous préférez marquer 1 point à 0/2 au tir ou tomber dans le trou à Croque Carotte ?

San Antonio Spurs

DeMar DeRozan (8) : DeRozan DeMar bien la semaine : 20-6-11 et ce leadership tout sauf naturel, aussi forcé qu’un repas diet chez les Jokic. C’est un match de All-Star, restera-t-il à ce niveau ? On ne pense pas.

Keldon Johnson (6) : un début de saison sophomore XXL et une soirée juste normale pour celui qui commence à nous habituer au beau jeu. Ça gratte les dix pions, joue juste et porte le nom d’une centaine de milliers d’américains qui font croire que c’est leur môme.

LaMarcus Aldridge (7) : la condition physique du seul mec qui fait de l’aquagym au camping, mais la malice de celui qui mime l’aveugle pour toucher la paire. 22 points obtenus avec les neurones, même si en vérité il est sur la fin. Après avec les autres intérieurs de l’effectif on s’en rend pas compte, un peu comme balancer une boule puante dans un EPHAD.

Lonnie Walker IV (5) : on lui a enlevé la chose la plus importante à ses yeux et ceux de Yabusele : la Summer League, et pourtant il débute sa saison sur les chapeaux de roues. Cependant, seulement 5 pions pour Léon le quatrième marcheur (nous avâmes notre Cambridge Certificate) et une soirée un peu en deçà de ses nouvelles moyennes.

Dejounte Murray (8) : palmarès de Dejounte Murray : il me manquait deux unités pour faire un triple-double. Un 9-9-11 qu’un certain joueur des Wizards n’aurait jamais laissé tel quel, et qu’un certain Kevin Knox n’aurait jamais réussi à faire.

Rudy Gay (7) : son poil pubien est l’un des ingrédients de l’élixir de vieillesse concocté par Fred et George dans Harry Potter & la Coupe de Feu. Tonton Rudy était bien mal embarqué puis a pris les meilleurs pots pour faire les plus vieilles soupes, ou un truc du genre, et s’est mué en nourrice coucheuse de gosses.

Patty Mills (7.5) : le Patty australien qui s’est illustré à l’été 2019 jusqu’à faire grincer les huit chicots de Vincent Collet.

Devin Vassell (6) : il n’est pas le meilleur Devin de la NBA mais il est le meilleur Vassell, et c’est déjà pas mal.

Jakob Poeltl (6.5) : la plupart des joueurs NBA ont du plomb dans les mollets quand lui a des mollets de plombier. Une tête à flirter avec l’arbre généalogique de la famille royale, qu’on l’appelle JP et qu’il porte des chaussettes en laine dans les sandales.

On s’est régalés, c’était agréable de revoir San Antonio à son meilleur niveau et sans exagérer, ces Spurs n’auraient jamais encaissé le shoot de Ray Allen… Allez, on va pas rouvrir les débats, on vous souhaite bonne nuit pour les moins courageux, et une très belle suite de Martin Luther King Day pour les aficionados les plus fous.

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