Bulls

Les notes de Mavericks – Bulls : un Luka Doncic trop esseulé ploie le genou devant des taureaux énervés

Chicago Bulls

Un Lauri Markkanen qui sort (enfin) de sa boite, un Thaddeus Young épatant et un Zach LaVine qui se prend pour Chris Paul : profitez, voici la jolie facette des Bulls.

Source image : Bein Sports

Pour la seconde saison consécutive, la team notes de TrashTalk continuera de régaler vos week-ends en proposant ses saillies verbales et punchlines acérées. Les games qui sont visibles à des horaires adaptés pour les personnes n’ayant pas un rythme de sommeil de drogués seront passés au crible par nos claviers, pour se marrer en bande organisée, parce qu’en bande organisée, personne peut nous canaliser. C’est donc dès maintenant que nous allons déposer nos cerveaux sur le sol pour faire un débriefing de ce match ensemble, vous êtes avec nous ? Parfait.

Merveilleux jour que le dimanche, c’est pour nous le plus beau de la semaine, pourquoi ça Dudley ? Bah non on s’en fout du courrier, nous on parlait des notes, les notes du dimanche. Et ce soir ne s’en va pas faire exception à la règle puisque c’est un alléchant Dallas – Chicago qui séjourne en tête de programme. D’un côté, des taureaux que l’on prend beaucoup trop souvent par les cornes puisqu’ils comptabilisent seulement 4 succès pour 8 revers. Faisceau de hype au milieu des nullos, Zach LaVine tourne en 28-5-5 à 40% des sept mètres et semble s’être aligné sur les exigences de All-Star placées en lui. Bémol, c’est aujourd’hui un joli collectif orchestré par des poignées d’amour slovènes qui lui fait face. Dallas totalise 6 victoires pour 5 défaites et compte bien hausser le ton en disposant d’un adversaire largement à sa portée. Deux infos à prendre en compte : Kristaps Porzingis et Lauri Markkanen sont de retour, et les arbitres ont tous trois un nom de famille en six lettres (Malloy, Boland & Nansel). Bref, qui de l’âme solitaire ou du prodige européen l’a emporté ? Faites-vos jeux, les notes sont là. 

DALLAS MAVERICKS

Luka Doncic (9) : le philarmonique de Ljubljana cherche son chef d’orchestre, le voilà tout trouvé. Si la prestation est stratosphérique : 36-16-15 à 43% au tir dont 55% du parking, on peut lui reprocher sa maladresse lorsque les Mavs sont revenus à sept points d’écart dans le troisième quart-temps. Oui, trente pions en première mi-temps et un triple-double au bout de 22 minutes n’auront pas suffi à éviter une défaite face aux Bulls des grands soirs. On peut aussi lui reprocher de jouer dans une équipe avec le même banc que les seniors de Mandelieu-la-Napoule.

Trey Burke (3) : un jeu peu réfléchi mais habituellement ô combien efficace. Un peu comme affronter son petit-cousin malvoyant à la roulette russe, t’es gagnant mais pas sûr que ça plaise à tout le monde.

Willie Cauley-Stein (3) : un match lunaire pour celui qui urine à plus grande portée qu’il ne tire. Quand Rick Carlisle explique les systèmes, il emmène Trey Burke écouter du rock, boire des bières et se mettre des coups de boule dans un hangar désaffecté.

Kristaps Porzingis (5) : une première mi-temps plus discrète qu’un redoublant sur son âge, puis ces quelques 20 points une fois que le mal est fait. Rien d’alarmant tout de même pour un retour de convalescence. Par contre, il passe sa vie à 3 points alors qu’il fait 5 mètres de long, c’est comme acheter une R8 pour faire que de la ville dans les zones 30.

Wes Iwundu (5) : un peu de défense, quelques séquences intéressantes mais un manque criant d’envie et d’agressivité sur l’aile : Iwundu est resté muet quand son franchise player suppliait à l’aide. Wes alors ma race ?

James Johnson (5) : l’homme au bilan de 7-0 en MMA a fait ce qu’il a pu pour aider ses jeunots avec 10 unités durement obtenues sur pénétration. On a l’impression que sa carrière peut prendre fin sur n’importe quel drive, mais le vétéran se montre toujours utile.

Josh Green (4) : un match qui se résume à sa belle défense sur Zach LaVine. De l’autre côté du parquet, il était bien défendu par Zach LaVine. Du coup, on ne sait pas trop quoi dire.

Boban Marjanovic (3) : six minutes d’incompréhension où Boban garde le ballon au niveau de ses genoux. Résultat, les intérieurs de l’Illinois se régalent et renvoient le géant serbe aux côtés de son staff.

Tyrell Terry (3) : il n’a de The Jet que le nom et devra en faire plus s’il veut rappeler – ne serait-ce que le temps d’une soirée – les plus glorieuses heures de leur franchise aux fans des Mavs.

CHICAGO BULLS

Wendell Carter Jr. (6) : 12 points, 7 rebonds, 1 contre et ce précieux rôle d’energizer : du Wendell Carter dans le texte. Ses cinq ballons perdus auraient pu porter préjudice à son équipe, il n’en fut rien. Bref, son match ne changera pas sa vie, ni la nôtre.

Lauri Markkanen (8) : le géant s’est souvenu qu’il avait le droit d’être bon : 29 pions, 10 rebonds, 3 assists et 0 ballon perdu à 53% au tir dont 29% des sept mètres, Lauri a remporté le duel des grands blonds européens qui reviennent de blessure. On espère qu’il ne se rappellera pas d’être nul d’ici le prochain match.

Patrick Williams (5) : oublié comme l’anniversaire de tes grands-parents, ses partenaires ne font pas tout pour mettre leur rookie en confiance. Sa feuille de stats ne reflète pas la qualité de son placement, ni son investissement, mais la presta du quatrième choix de la draft était véritablement correcte.

Garrett Temple (8) : 17 points en première période et 4 en seconde, Temple est ce mec timide qui débarque à la soirée main dans les poches. Une heure plus tard et après deux bières, il danse torse nu sur la table en chantant le curé de Camaret. Mais quand la soirée bat enfin son plein, il roupille dans la chambre d’ami. L’important est là : scoring & defense.

Zach LaVine (7) : une stat à trois points qui commence comme son numéro de téléphone mais 10 assists et une véritable influence dans le jeu de son équipe. Oui, Zach LaVine a su se réinventer en gestionnaire, faute de maladresse en début de rencontre. Privilégier la victoire aux stats, c’est la marque des grands joueurs.

Coby White (5) : le meilleur ami de ta grand-mère, il tricote tellement qu’il pourrait ouvrir un magasin de vêtements. L’une des sept personnes dans le monde qui prenaient le dé à coudre au Monopoly.

Otto Porter Jr. (6) : son match est bon, son trashtalking aussi, il rend 14 points et 9 rebonds dues à une jolie mixtape en fin de rencontre. Par contre il n’a que 27 ans et on a l’impression qu’il sera en Big 3 League l’an prochain.

Thaddeus Young (7) : Thaddeus secondes qu’on t’explique pourquoi il a été bon ? 15 points, 3 rebonds, 3 assists et 2 contres à 70% au tir, mais surtout, une grosse dissuasion dans la peinture qui a réduit les Cauley-Stein, Porzingis et autre Marjanovic au silence.

Daniel Gafford (6.5) : vraie force de la nature en sortie de banc, le sophomore fait un bien fou à effectif habituellement en manque de profondeur. Block sur Porzingis, placement offensif intéressant et présence physique non-négligeable : une sorte d’Anthony Davis après le vaccin. Fait regrettable, il n’a pas vu le parquet en seconde période.

Ryan Arcidiacono (5.5) : 4 points, 4 rebonds et 5 assists qui traduisent une participation à la fête.

Denzel Valentine (DNP) : un nom à jouer dans un Sergio Leone, même si ce soir, il est resté en cellule.

Comme disait le vieux Erman Kunter sur un banc de Pro A en 2010, « C’est vous qui allez nous faire gagner, toi, toi, toi (en montrant les joueurs du banc), c’est vous les hommes de l’ombre, les travailleurs de la victoire, c’est vous ! » Deux choses sont regrettables : les Mavs manquent cruellement de profondeur d’effectif, et Erman Kunter n’a jamais dit ça, mais au moins vous avez compris le message. Bravo aux Bulls, félicitations aux remplaçants, la victoire est belle et collective.

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