Spurs

Keldon Johnson, la dernière pépite qui monte à San Antonio : un conseil, retenez bien son nom car on va en parler de plus en plus

Le nouveau chouchou de Pop.

Source image : NBA League Pass

La saison dernière, pour la première fois depuis 1997, les Spurs ont raté les Playoffs. Mais dans la bulle d’Orlando, l’équipe texane a montré un visage conquérant avec une formation jeune et excitante, dans laquelle un gamin du nom de Keldon Johnson s’est révélé en sortie de banc, profitant notamment de l’absence de LaMarcus Aldridge et Trey Lyles. Et en ce début de campagne 2020-21, le sophomore confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui.

Jeune joueur de 21 piges, drafté en fin de premier tour, qui étonne par ses performances jusqu’à se faire une place dans le cinq de départ. Voilà typiquement le genre de profil à la Spurs, il y a 20 ans c’était Tony Parker et aujourd’hui c’est Keldon Johnson. La comparaison s’arrête là bien évidemment mais le produit de Kentucky est la dernière pépite sortie tout droit du laboratoire de Gregg Popovich. Un Gregg Popovich sous le charme du jeunot, qu’il compare à un cheval sauvage pour son énergie et son activité. Car c’est bien ça qu’apporte Keldon à chaque fois qu’il pose les pieds sur un parquet. Pas étonnant que Pop soit fan du bonhomme, titulaire à tous les matchs depuis la reprise des hostilités avec quasiment 30 minutes de temps de jeu en moyenne. Pour info, seuls DeMar DeRozan et Dejounte Murray sont plus utilisés par le technicien des Spurs aujourd’hui. Le jeune extérieur d’1m98 et 100 kilos possède donc un rôle important dans le collectif texan, et il en profite pour performer bien comme il faut. Plus de 15 points de moyenne avec 8 rebonds (top rebondeur des Spurs s’il vous plaît), 2,6 assists et 1,3 interception, en shootant à 47,6% dont 41,7% du parking et 85,7% aux lancers francs. Des chiffres très séduisants, ponctués notamment par deux double-doubles et surtout un record en carrière au scoring face aux Lakers (26 points, avec 10 rebonds en plus), où il s’est même permis un block sur LeBron James en personne. Clairement, ce qu’il a montré dans la bulle l’été dernier, ce n’était pas un coup de bol.

« Il est extraordinaire. Il est à 100% physique et agressif, et ce chaque minute qu’il passe sur le terrain. Il a un super moteur. Il a envie d’apprendre. Il représente notre plus gros point positif », a déclaré Gregg Popovich via le San Antonio Express-News, après son deuxième match consécutif à 20 points face au Jazz (22 points, 7 rebonds).

La fougue de la jeunesse, avec l’appétit qui va avec. Avant l’épisode de la bulle, Keldon Johnson n’avait pas été particulièrement en vue au cours de sa saison rookie. Il avait brillé en Summer League après la Draft 2019 mais a ensuite passé une grande partie de sa première campagne chez les pros au sein de l’équipe de G League affiliée aux Spurs. Aujourd’hui, vu ce qu’il montre en ce début de saison, tout ça paraît bien loin. Preuve de sa cote auprès de Gregg Popovich, Johnson a été propulsé titulaire cette année sans jouer le moindre match de pré-saison – lui qui n’a pas pu participer au camp d’entraînement à cause d’un bobo au pied – et ce malgré le retour de LaMarcus Aldridge, indisponible chez Mickey. Le départ de Bryn Forbes et les problèmes de blessure de Derrick White (forfait six matchs sur sept) ont joué en sa faveur mais quelque chose nous dit que le petit Keldon n’est pas prêt de lâcher sa place dans le cinq des Spurs, même quand White reviendra de l’infirmerie. En tous les cas, la progression du joueur formé à Kentucky et la hausse des responsabilités qui l’accompagne font partie des grosses satisfactions dans le camp Spurs depuis la reprise. On parle d’un gamin de 21 ans qui se retrouve à défendre sur Kawhi Leonard, un gamin déjà très solide quand il s’agit d’attaquer et finir au cercle, un gamin qui progresse dans son shoot extérieur, tout ça sans jamais se ménager. Les équipes adverses sont prévenues, elles vont forcément s’adapter et ce sera à Keldon de faire en sorte de garder un coup d’avance en développant l’ensemble de son jeu, aujourd’hui caractérisé surtout par des drives, un peu de shoot à 3-points et de la défense. Let’s go Mustang.

Avec ses performances très solides, Keldon Johnson montre en ce début de saison qu’il est prêt à franchir les paliers les uns après les autres pour devenir un élément important de l’avenir des Spurs. Un conseil, retenez bien son nom.

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