One-on-One

Salut John Wall, comment ça va ? Des nouvelles du dragster des Wizards, entre tomars dans le trafic et Mercurochrome

Si tu suis la NBA depuis deux ans, tu ne connais pas cette personne.

Source image : Youtube

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur John Wall, quasiment deux ans après son dernier match en NBA.

Si tu suis la NBA depuis deux ans, tu ne connais donc pas cette personne. Le constat est terrible mais néanmoins très vrai, John Wall n’a plus foulé un parquet depuis décembre 2018. Deux genoux opérés en mai 2016 mais sans incidence sur une saison 2016-17 qui s’avèrera fantastique, puis la chute, au propre comme au figuré. 41 matchs en 2017-2018, les premières vraies critiques qui se mettent à pleuvoir, puis en décembre 2018 John Wall se fait de nouveau opérer au pied avant de… glisser chez lui deux mois plus tard et de se faire… le tendon d’Achille. A ce niveau-là on est sur de la poisse all-time, heureusement que le mec s’est mis bien chez le banquier.

Voilà où on en est aujourd’hui. On parle d’un joueur trentenaire depuis le 6 septembre seulement, censé être à son prime vu son âge mais qui devra la saison prochaine se reconstruire, tout recommencer depuis le début. Pour lui, pour sa franchise, pour ses fans, pour la critique, celle avec un grand C, celle qui peut être positive comme négative. Car aujourd’hui, si John Wall affirme « que son duo avec Bradley Beal va faire très mal la saison prochaine », le genre de déclaration qui sonne comme un serpent de mer dans la carrière du joueur (meilleur backcourt de la Ligue, toussa toussa), c’est sur le terrain – enfin – qu’on a envie de le voir claquer des tomars main gauche en contre-attaque et fermer des bouches par dizaines. Retrouvera-t-on le John Wall à 23 pions de moyenne et All-Star indiscutable ? Retrouvera-t-on le John Wall qui claque des perfs à 50 points, le John Wall clutch en Playoffs ne s’inclinant uniquement face à une furia verte ou de toute autre couleur ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite, car depuis deux ans, bien malgré lui, c’est davantage dans la catégorie médicale que son nom ressort sur les recherches Google.

John Wall salaire 17 octobre 2020

Le rayon de soleil dans le brouillard des 24 derniers mois ? Les Wizards avaient eu la belle idée en juillet 2017 de filer un chèque de… 170 millions à leur franchise player après des Playoffs incroyables, rien de complètement abusé à l’époque compte tenu du marché et de la dimension prise par le joueur à ce moment-là de sa carrière. Vous connaissez la suite, les acquis on s’assoit dessus, les genoux grincent, le pied craque, peau de banane dans le salon et voilà où on est aujourd’hui, à se moquer gentiment du mec probablement le mieux payé de la Ligue pour un job qu’il ne fait plus depuis deux ans. Pendant ce temps ? Les Wizards patinent, ont offert 72 patates à Bradley Beal à l’été 2019, un Bradley Beal qui a d’ailleurs pris une incroyable dimension depuis quelques mois et dont on se demande si… ce n’est pas finalement lui le vrai boss en ville. Un Bradley Beal sérieusement dragué d’ailleurs par à peu près 29 franchises, parce que très clairement les 130 millions de reste-à-payer à John Wall n’attirent pas spécialement le chaland. De quoi imaginer un futur proche de Jean Mur à Washington et nulle part ailleurs, sans blague, avec la quasi-obligation pour lui de cartonner dès son retour, faute de quoi le n°1 de la Draft 2010 passerait rapidement de « joueur blessé » à « carrière gâchée ». Un énorme gâchis c’est le mot, notamment lorsqu’on se rappelle du genre de qualités intrinsèques dont jouit le bonhomme. La vitesse, évidemment, la vista, très souvent (quatre saisons à dix passes de moyenne), la brouette, parfois, et une attirance innée pour le cercle sublimée par toutes les qualités suscitées. Qu’on se le dise, en pleine forme John Wall est l’un des meilleurs joueurs de cette ligue mais le temps passe vite, à l’heure où l’on peut être double-MVP à 25 piges, à l’heure où des gamins de 20 ans tournent en 30/10/10 de moyenne.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 90%
  • Jauge de hype actuelle : 70%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 15%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Isiah Thomas
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Isaiah Thomas

Allez Johnny, il est l’heure. Il est l’heure de remettre les gaz, ta carrière en dépend, ta franchise en a besoin, et nous on en a marre de claquer des articles sans parler une minute de basket. Hop, au boulot.

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