Heat

Et 1, et 2, et 3-0 : Miami l’emporte une nouvelle fois contre Indiana, comme une odeur de balayette à South Beach !

Heat

Un autre jour au bureau.

Source image : NBA League Pass

Troisième match, troisième victoire pour Miami qui a réussi à s’imposer dans le money-time du Game 3 face aux Pacers (124-115). Si on est loin d’une leçon de basket dominée de bout en bout par Erik Spoelstra et ses hommes, le score de la série ne ment pas : plus qu’un succès, et le Heat est en demi-finale.

Il aura fallu suer un peu plus que prévu, pour battre Victor Oladipo et sa bande une nouvelle fois ce samedi. Initialement, le Heat avait de quoi sourire. Petite bière, bonne température, portes totalement ouvertes dans la défense d’Indiana, la couleur était annoncée ça sentait la grosse soirée. Preuve étant, les 74 points scorés par Miami en première période, record de franchise en Playoffs et pas loin d’être un carton rouge pour Nate McMillan et ses hommes. Dans le sillage de Duncan Robinson, Goran Dragic et Tyler Herro, le Heat se gavait dans tous les secteurs offensifs possibles et imaginables, entre cut backdoor, exécution derrière les écrans, pénétrations bien pensées et patience dans la construction du jeu. Le genre de démarrage qui ne peut que se terminer sur une belle victoire, et des capture screen de Jimmy Butler en train de se taper des barres. Seulement, dans le camp d’en face, il y avait de la persévérance en distribution gratuite. Sous les assauts d’un Myles Turner plus concentré et un Malcolm Brogdon tout simplement splendide (34 points, 7 rebonds, 14 passes et une thèse de philo en 43 minutes), les Pacers recollaient aux basques des copains de Floride. Un groupe aidé, aussi, par la spéciale du Heat, c’est-à-dire les rotations parfois bancales de Spoelstra et une pause neuronale dans le troisième quart-temps. Tout cela nous menait donc à ce que l’on espérait le plus, et non il ne s’agissait pas de la chenille. Un dernier quart démarrant sur un score serré, avec deux franchises déterminées et une issue déterminante pour le moral des troupes. Aaron Holiday y allait de son petit lay-up pour rattraper les bourdes de Victor Oladipo pourtant chaud en début de match, et une meilleure défense ne faisait que réduire le score entre les deux équipes. Avec un score quasiment à égalité et quatre minutes à jouer, la tendance était à l’équilibre.

C’est à ce moment précis que, dans les petits détails du jeu, le Heat a su faire la différence. Again. Déjà dans leur propre moitié de terrain, avec des stops précieux lorsque les Pacers avaient la possibilité d’égaliser. Entre Andre Iguodala, Jimmy Butler, Bam Adebayo et Goran Dragic pour ne citer qu’eux, les gars de Miami élevaient leur niveau de jeu défensif de manière spectaculaire pour forcer Indiana à tenter des shoots horribles. Méthode payante, surtout que les efforts d’un côté du terrain étaient dédoublés de l’autre. Adebayo, dans son mode couteau-suisse le plus approprié, se gavait de rebonds offensifs pour gratter des possessions et des lancers. Les petits détails. Butler, patient balle en main, trouvait ses partenaires pour scorer les quelques unités permettant à son équipe de se mettre à l’abris. Et résultat des courses ? Face à la discipline d’un clan, les Pacers se marchaient sur les lacets assez nerveusement. Pic de cette frustration, Oladipo qui prend six fautes et quitte le terrain pour rentrer au vestiaire plutôt que rester avec ses coéquipiers. Les raisons ne sont pas encore connues concernant cette situation, mais autant dire que ça a fait froncer un paquet de sourcils avec vingt secondes encore à jouer. Le plus important n’était pas là, il était dans cette nouvelle victoire du Heat, qui met donc un pied complet et trois orteils en demi-finale de la Conférence Est puisque le score est désormais de 3-0. Les 93 points du quatuor Dragic – Butler – Adebayo – Herro ont fini par faire craquer Indiana, et on en vient à se demander si le balais ne serait pas de sortie dans quelques jours. La bonne nouvelle pour les Pacers, c’est que Domantas Sabonis est censé réintégrer la bulle pour les encourager. Mais sera-t-il là pour son équipe… si elle se fait balayer ? La réponse dans très peu de temps. Business as usual pour Jimmy et sa bande, pas de fight ni de chute de concentration, tout ce qu’on veut c’est affronter les Bucks au round suivant. La moitié du taf est fait.

Un petit trois zéro, au basket le Heat prend tous les jours, au foot on verra pour ce dimanche soir. Une chose est sûre, la battle entre ces deux équipes qui s’étaient bien chatouillées en régulière n’est pour le moment pas du tout une battle : on appelle ça une série à sens unique, à Miami de ponctuer sa leçon avec un quad-zer retentissant. 

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