Notes de match

Les notes de Raptors – Heat : Miami se sucre tout seul dans les dernières secondes, et on ne parle pas de bonbons

Miami Heat bonbon

Quand tu chokes en 40 secondes.

Source image : Twitter @MastaRedSnappa

Tellement longtemps que notre organisme était privé de ce breuvage sacré qu’est la NBA. Pour fêter le retour de notre darling préférée ? On tentera de vous offrir, le plus souvent possible, le petit bulletin de notes qui va bien, histoire de vous faire revivre les matchs d’une manière un peu plus légère, aussi légère qu’un pet bruyant à la terrasse d’un boulodrome. Allez, envoyez la sauce, envoyez la purée, bref, envoyez les notes.

On se retrouve en ce lundi soir avec un choc entre deux cadors de la Conférence Est : le Heat de Miami qui évolue « à domicile », et les Raptors en visite à… bah à Orlando. On voit déjà venir la fanbase du Heat sur cette phrase, mais c’est un bien beau match que nous ont offert ces deux franchises qui veulent se préparer en vue des Playoffs ou les Finales de Conférence au minimum seront visées. Toronto a globalement fait la course en tête dans le sillage d’un Fred VanVleet qui a sorti le lance-flammes mais le banc de Miami ne s’est jamais laissé abattre et a continué de croire en ses rêves de l’emporter jusqu’au bout malgré un Bam Adebayo hors de ses pompes qui nous a rappelé pourquoi il s’appelle Edrice dans la vraie vie et un Kendrick Nunn que l’on va rebaptiser Kendrick Nul pour ce soir. Toutefois, un choke aux lancers-francs suivi de deux pertes de balles de cancres en toute fin de match ont scellé le sort des Floridiens, Toronto l’emporte dans la douleur, mais l’emporte quand même. Ah c’est l’heure de noter ? Bah on arrive Jean-Mi.

Toronto Raptors

Marc Gasol (5) : des pertes de balles évitables et des bonnes grosses fautes de boucher-charcutier. Marc Gasol n’a pas livré son meilleur match en carrière. Sur cette partie, la matière grise était, à l’image des gens qui se sont amassés au Puy du Fou, aux abonnés absents.

Pascal Siakam (7) : toujours là pour rentrer ses shoots, tout donner ou servir les autres, Pascalou a encore montré à ses détracteurs qu’il méritait chaque centime de son contrat. Il n’est pas forcément celui que l’on a plus vu ce soir mais s’est rendu indispensable tout en discrétion en faisant son taf. Le SAM que tout le monde adore en fin de soirée pour raccompagner tous les bourrés, c’est lui.

OG Anunoby (4) : pas autant en réussite que lors de son dernier match, Anunoby reste important en défense malgré son regard bovin. Heureusement quand même parce que niveau visée du cercle, on aurait dit un mec qui vise sur GTA en étant bourré.

Fred VanVleet (9) : en career high ce soir, le papa de Stephen Curry est aussi devenu celui de Kendrick Nunn. Il a été tout simplement infernal, balançant des shoots du parking comme s’il visait un lac avec un caillou, la mire était incroyablement bien réglée et le ballon était téléguidé. Le genre de soir où il faut le surveiller comme un gamin dans un magasin Picwic à la période de Noël.

Kyle Lowry (6) : jamais le dernier pour donner son corps à la science, K-Low a été plus réticent pour mettre le rond orange dans le panier par moments mais il fait le taf partout ailleurs sur le parquet. Généreux dans l’effort et prêt à rouler sur chaque passage en force comme Sonic, il a encore une fois été le cœur et les bourses de sa franchise. Parfait pour jouer à Docteur Maboul.

Norman Powell (5) : pas énormément de réussite mais un match complet finalement, important pour la franchise canadienne. Norman Powell, c’est le mec qui parle à toutes les filles de la soirée en se disant « je vais bien convertir à un moment quand même… »

Serge Ibaka (6,5) : un rôle en sortie de banc qui lui a très bien convenu, Sergio a fait le taf des deux côtés du terrain en mettant ses shoots et en dissuadant tout Heat souhaitant s’aventurer dans sa raquette. Un véritable videur de boîte de nuit.

Rondae Hollis-Jefferson (4) : à deux doigts de nous faire une Tony Snell s’il n’avait pas chopé le rebond qui sera le seul à venir garnir sa feuille de stats.

Terence Davis (-) : pas suffisamment de temps de jeu pour être évalué, le genre de mec qui demande « On peut sortir au bout de combien de temps ? » en plein examen.

Matt Thomas (-) : il était venu jouer à cache-cache, il s’est planqué, personne n’est venu le chercher. Il se cache encore actuellement.

Miami Heat

Bam Adebayo (4) : « salut à toi jeune basketteur, alors si aujourd’hui je me permets de te contacter, c’est pour une raison très simple : savais-tu que 99% des All-Stars ont déjà participé au All-Star Game ? (Le 1% restant c’est Jamaal Magloire, ça compte pas). Alors pose-toi les bonnes questions : est-ce que tu préfères être infâme et lorgner sur les boutiques Histoire d’Or, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec moi, au soleil, et pouvoir enfin avoir la bague au doigt ? Moi j’pense la question elle est vite répondue, alors soit tu me suis, soit tu restes chez toi à regarder 4 mariages pour une lune de miel. Bisous. »

Jae Crowder (6) : du tir à trois points en pagaille après s’être planqué dans le coin et de la défense tout en discrétion avec des mains habiles. Dans le jargon de Call Of Duty, on appelle ça un campeur. Carl Johnson avec des dreads.

Jimmy Butler (4,5) : comme à son habitude, il a tenté de jouer les darons et de porter tout le monde sur son dos. Buckets a fait preuve de leadership jusqu’à cette dernière minute où sa gestion a été aussi floue que ses contours avec une main glissante et une passe foirée. Probablement encore tétanisé par les 53 points de T.J. Warren.

Duncan Robinson (3,5) : le mec ne sait faire qu’une chose et c’est shooter. Quand il y arrive, c’est tout Miami qui se porte bien, quand il est en galère, bah ça le rend beaucoup moins utile du coup. Bien muselé par Toronto, l’homme à la dégaine d’étudiant en droit n’a pas eu son impact habituel.

Kendrick Nunn (2) : des grandes déclarations sur le fait qu’il devrait être élu rookie de l’année pour au final ne pas savoir rentrer un foutu shoot et se faire promener tout le match par Fred VanVleet. Il a complètement abandonné son équipe, on dirait ce mec qui est parti acheter le journal depuis 4 ans.

Goran Dragic (8 puis 2) : omniprésent en attaque, le dragon a su insuffler un bon rythme à ses camarades de jeu et prendre le match à son compte par moments… avant de craquer totalement dans les 40 dernières secondes et de nous livrer un choke monumental. Le genre de mec qui avait prévu de manger sain mais qui ne résiste pas à l’appel du « Petit KFC ce soir ? »

Kelly Olynyk (6) : si les joueurs n’étaient pas dans la bulle à Orlando, il serait venu au match en Renault Kangoo avec son sac en cuir en bandoulière, ses chaussures bateau et sa chemisette trop grande. Il s’est fait pirater son shoot en première mi-temps avant de trouver la faille en deuxième. Lester Crest a toujours un coup d’avance sur tout le monde.

Andre Iguodala (5) : peu de shoots et si Iggy ne voulait pas jouer pour les Grizzlies, ses cheveux veulent visiblement de moins en moins être associés à son crâne non plus.

Tyler Herro (5,5) : un gars tout frêle qui enchaîne les shoots primés, vit en Floride, gagne des millions et gère un modèle Instagram pendant la quarantaine. Il a volé la vie d’un bon nombre de personnes, ça aurait pu être vous si vous ne vous étiez pas fait les croisés et si vous n’aviez pas une passion malsaine pour les Doritos et le Capri Sun.

Derrick Jones Jr. (-) : entré en jeu 16 secondes car Spoelstra avait un bonus de VC sur 2K s’il faisait rentrer 10 joueurs.

Allez, c’en est fini de ce bulletin de notes, un vrai beau game pour un match tôt dans l’après-midi. On a eu de l’intensité et du hustle en pagaille, tout ce qu’on demande en somme. Et si tout ce petit monde se retrouvait… en Playoffs ?

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top