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« Je ne suis pas un héros » : from non-drafté to champion NBA, retour en images sur la carrière Fred VanVleet

Dans les franchises NBA, il y a ceux qui prennent la lumière et ceux qui préfèrent rester dans l’ombre. Les uns et les autres sont essentiels à la cohésion d’une équipe, et avec une bonne répartitions des talents et personnalités, vous avez en général de quoi mettre le feu sur le parquet. Fred VanVleet fait partie de la deuxième catégorie, celle des taiseux. Pourtant, les Raptors en avaient bien besoin pour arracher le titre des mains des Warriors en juin 2019.

Dans un portrait qui lui est consacré, la chaîne YouTube des Raptors met tout d’abord en lumière la jeunesse du garçon. Le meneur des Dinos a passé toute son enfance à Rockford, à environ 150km de Chicago. Mais ne lui parlez pas de Windy City. Pour lui, ce ne sont pas du tout les mêmes mentalités et VanVleet s’identifie totalement à sa ville natale plutôt qu’à sa voisine bruyante. Calme, tranquille, sans excès, le numéro 23 des Raptors a du s’arracher pour être à la place qu’il est aujourd’hui. Après quatre années passées à la Wichita State University, il décide de se présenter à la Draft 2016. À vingt-deux ans, son talent n’est vu par aucune franchise et il ne sera finalement pas drafté. Tout ne s’écroule pas pour autant pour Fred VanVleet, qui saisit alors l’opportunité de rejoindre le training camp de Toronto pour participer à la Summer League. Kyle Lowry, Delon Wright et Cory Joseph verrouillent le poste de meneur au rookie, qui parviendra tout de même à disputer 37 matchs dans la saison en jouant en moyenne huit minutes par match. Pas un problème pour FVV qui regarde, analyse, scrute tous les faits et gestes de ses coéquipiers plus expérimentés. Sans faire de bruit, il cartonne en NBA D-League avec Jakob Poeltl et un certain Pascal Siakam à ses côtés. Et les Raptors 905 sont champions en avril 2017 avec un VanVleet à 17 points de moyenne.

Dès l’année suivante, le meneur joue 20 minutes et score 8,2 points de moyenne. Son travail et son calme payent, mois après mois, et il devient l’un des tauliers de la second unit de Toronto. Même s’il n’empêche pas les Cavaliers de LeBron James de sweeper les Raptors en demi-finales de conférence, le pari est déjà gagné pour le non-drafté. À la fin de la saison 2017-18, VanVleet est parvenu à être un maillon fort de l’une des meilleures équipes de l’Est. Un statut qu’il renforce la saison suivante avec l’arrivée de Kawhi Leonard au Canada. Kyle Lowry et Danny Green forment le back-court de Toronto, avec un Fred VanVleet parfait dans son rôle de sixième homme. Avec 11 points et 4,8 assists de moyenne, le numéro 23 gagne sa place de titulaire quand Lowry est absent. Mais c’est en Playoffs que le back-up de Kyle va rayonner. Après des performances timides et un mal au shoot dans les séries face à Orlando et Philadelphie, VanVleet est sublimé par la naissance de son deuxième enfant. Le garçon démonte les pronostics en plantant 21 points dans le match 5 des finales de conférence face aux Bucks. Pour finir les Daims, il se charge de mettre 14 pions pour envoyer sa clique de Dinos en Finales NBA. Toujours dans son rôle de sixième homme, Fred joue plus de 32 minutes à 14 points de moyenne, avec une efficacité glaciale à trois points dans les moments clutchs (40% de réussite derrière l’arc). Pour ses deux premiers games des Finales, il enchaîne 15 et 17 points. Solide pour un « novice ». Mais après une baisse de points lors des matchs suivants, il termine les Warriors de Stephen Curry avec 22 points au Game 6. Avec 26 points de Spicy P et Kyle Lowry puis les 22 points de Kawhi, il fallait bien ça pour abattre les Guerriers dans leur forteresse.

Avant la suspension de la saison 2019-20, Fred VanVleet a joué 48 matchs et tournait 17,6 points, 6,6 assists et 3,8 rebonds de moyenne… en étant à chaque fois titulaire. Avec patience, travail, et bébé magique, VanVleet est parti ignoré des franchises NBA en 2016 mais se coltine aujourd’hui le statut de titulaire indiscutable de la deuxième meilleure équipe de l’Est cette saison. Honnête. À vingt-six ans, le meneur est à un tournant de sa carrière et est agent libre cet été. Cette fois, pas sûr que les Raptors soient les seuls à flairer le coup.

1 Comment

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  1. Sebb

    21 mai 2020 à 22 h 36 min at 22 h 36 min

    Une belle histoire, j’espère que les Raptors et FVV vont s’entendre cet été ( ou cet Automne), j’ai envie que ça continue…

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