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Vince Carter a peut-être joué son dernier match en NBA : on rêvait d’une meilleure fin pour Vinsanity, mais l’essentiel est ailleurs

Vince Carter 12 mars 2020

Une poussière dans cet océan de bordel, mais une poussière qui fout les larmes.

Source image : YouTube

Ce n’est qu’une petite info, futile pour certains dans ce climat assez flou entourant la situation sanitaire actuelle, mais en tant que die-hard fans de NBA on ne peut juste pas passer à côté : Vince… Carter… a… peut-être… joué… cette nuit… son dernier match NBA. Une poussière dans cet océan de bordel, mais une poussière qui fout les larmes.

Il était sur le terrain cette nuit, face aux Knicks et devant une State Farm Arena au public encore plus clairsemé qu’à son habitude. Seize matchs à jouer et il aurait été l’heure d’une fin de carrière dignement fêtée, après vingt-deux saisons de très bons et très loyaux services. 22 saisons, 1540 matchs de régulière et plus de 1600 au total, plus de 25 000 pions et on pourrait continuer des heures. Ce matin Vince Carter est tout simplement le troisième joueur à avoir disputé le plus de matchs NBA dans toute l’histoire du game, à vingt petits matchs derrière Kareem Abdul-Jabbar et à distance respectable de l’intouchable Robert Parish. Tout ça pour dire quoi ? Que Vinsanity méritait sans doute une meilleure « fin ». On parle évidemment au conditionnel car à ce jour rien n’est officiel quant à une annulation définitive de cette saison régulière – même si personne n’est dupe – mais tout porte donc à croire que l’on ne reverra probablement plus jamais Vince Carter sur un parquet NBA, avec une tenue de joueur en tout cas. L’homme l’avait sans doute compris en plein match, ses coéquipiers et adversaires aussi, ceci donnant lieu à ce genre de scène en toute fin de match, séquence émotion let’s go…

Voilà où l’on en est rendu, et le vénérable Vincent Cartier a donc – bien évidemment – été longuement été questionné en conférence de presse d’après match, répétant à l’envie que cette situation lui semblait avant tout… très bizarre, assurant avec peine que le destin était tel et revenant surtout sur son amour pour le jeu et le caractère non-officiel d’une éventuelle fin de saison pour se cacher une vérité qui n’est plus très loin. Une émotion palpable comme un poster dans la tronche, un sourire de beau-gosse mais qui demeure de façade, et toute une communauté qui se rend compte ce matin qu’elle a peut-être bien vu les derniers hectomètres en short de l’une des dernières icônes des années 2000. Quatre décennies à jumper au dessus des défenseurs, quatre décennies à se reconstruire en permanence, passant de bête de foire à franchise player, puis de 3 and D respecté à vétéran moniteur de colo, et donc cette possible fin en eau de bousin à cause d’un foutu virus.

Le niveau de seum est immense, et à ceux qui répondraient – et ils ont raison – que le cas de Vince Carter est plutôt envieux face à ceux des personnes contaminées ou atteintes d’une manière ou d’une autre par cette crise, on répondra simplement… qu’ici on parle aussi de basket. De basket et donc des « victimes collatérales » du COVID-19 en NBA. Et qu’on le veuille ou non, Vince Carter en est une, et pas n’importe laquelle.

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