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Miracle à Boston : Caris LeVert score 51 points, Brooklyn réalise un comeback improbable, double-dédicace à Kyrie Irving

En ce moment, le meilleur plan possible en NBA est de se ramener au TD Garden mais ne pas être fan des Celtics. Nouvelle victoire irrespirable à Boston, cette fois c’est Caris LeVert qui a mis les Nets sur son dos et arraché la victoire dans le Massachusetts. Le tout dans un nouveau scénario… incroyable.

Par où commencer ? Difficile à dire, tant il y a de choses à dire sur ce match. Déjà, avant même qu’il ne commence, on savait ce qui s’était passé quelques jours plus tôt dans la même arène. Les Rockets en visite, un match perdu en prolongation alors qu’il y avait eu du miracle au buzzer, on attendait une meilleure performance globale de la part des hommes de Brad Stevens. Et si Jayon Tatum était annoncé absent, pour le plus grand malheur des diffuseurs télé, c’est Kemba Walker qui retrouvait les siens et espérait envoyer un message à Kyrie Irving, obligé de regarder le match de loin suite à sa récente opération. Sur le papier, Boston avait la meilleure équipe, les joueurs les plus motivés, l’avantage à domicile, et la mission impérative de rassurer son public. Et, sur le début de match, tout allait dans le sens annoncé puisque Marcus Smart imposait son verrou en défense, Jaylen Brown ajoutait son énergie habituelle, le scoring était bien réparti et les Nets ne trouvaient pas leurs automatismes. Une victoire facile à prédire, pouvait-on dire dans les travées du TD Garden, pendant que certains fans osaient chanter « Où est Kyrie » tout en applaudissant leurs athlètes. En menant de plus de 10 points à la mi-temps (56-43) et de plus de 15 points au début du dernier quart-temps (84-67), il y avait de quoi agir et penser ainsi. On ne pouvait pas envisager autre chose qu’une victoire des Celtics, quelle que soit la gueule de ce money-time. Le problème… c’est que petit à petit, les planètes de l’horreur vont s’aligner pour rendre cette fin de soirée cauchemardesque à Boston. Avec un Kemba Walker limité au niveau du temps de jeu, impossible de tirer sur sa corde. Et Gordon Hayward ? Blessé en plein match. Jaylen Brown ? Blessé en fin de match. Quand vous enlevez ce trio au fur et à mesure, sachant qu’il ne peut déjà pas compter sur l’apport de Tatum, ça peut laisser la porte ouverte à un drôle de scénario. Le genre de scénario qui ne doit jamais se produire, sauf si en face on a un type complètement en feu qui joue comme Michael Jordan et qu’on perd tous ses moyens.

Yep.

Boston va enchaîner les erreurs, perdre ses repères défensifs habituels, et installer la plateforme idéale pour qu’un homme en feu devienne la star de la nuit en NBA. Monsieur Caris LeVert, ou Caris LeRougeFoncé, était tout simplement inconscient cette nuit : 25 points dans le money-time pour arracher cet overtime, 37 de ses 51 points dans le quatrième quart-temps et la prolongation ! Impensable, incroyable, et surtout inacceptable, alors que les chants rendant hommage à Kyrie circulaient quelques minutes avant le déluge. Jusqu’au début de ce dernier quart, Caris et ses gars n’étaient pas au top de leur forme. Lui était à 14 points, Timothé Luwawu-Cabarrot et Spencer Dinwiddie faisaient le taf autant que possible à ses côtés, mais il n’y avait pas de quoi prédire une telle éruption. Puis vint le déclic, ce petit switch qui fait de LeVert un talent respecté dans la Ligue aujourd’hui. Tirs de loin, jeu dos au panier, lancers provoqués, pénétrations pleines de toucher, Caris était à son niveau maximal de concentration et c’est tout un groupe qui le suivait dans son entreprise de démolition des Celtics. En face ? La discipline renvoyée dans le vestiaire, Boston offrait des chances de survie multiples aux Nets, Marcus Smart faisait faute sur LeVert au buzzer et à trois-points pour qu’il rentre ses lancers et crée une prolongation… En bref, une avalanche d’erreurs causant 51 points (!) des Nets dans les 12 dernières minutes du match. Stupéfait, le public du TD Garden devenait silencieux pendant que Caris continuait sa mixtape, confirmant bien que dans les veines il n’avait que de la glace. Rien à faire, rien à dire, un shutdown complet de Boston à la fois en tant qu’équipe et en tant que public, qui plongeait forcément la région dans une drôle de position quelques jours après la difficile défaite en OT contre Houston. Comment était-ce possible ? Les galères se sont enchaînées, c’est sûr, mais Caris LeVert a été incroyable, surtout. Agissant comme un leader, un scoreur inarrêtable, le garçon a rappelé qu’il faisait partie de la photo gloable des Nets pour les saisons à venir, et qu’il n’avait pas prévu d’être majordome pour Kyrie et KD. Ce dernier n’a d’ailleurs pas loupé l’occasion pour féliciter son poulain sur les réseaux, lui aussi halluciné par la perf de LeVert.

On ne sait jamais ce qu’un match de NBA peut nous réserver. On le répète souvent, mais voici la preuve. Boston menait 84 à 67 en début de dernier quart-temps, à partir de ce moment précis les Celtics vont mettre 36 points… et Caris LeVert 37, dans l’improbable comeback des Nets. Chapeau l’artiste, c’était Jordanesque, tout simplement.

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