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Trevor Ariza a fait connaissance avec l’insolence de Trae Young : « Ne recommence plus jamais cette merde »

La rencontre entre la vieille et la nouvelle école peut faire des étincelles. Alors quand Trae Young a tenté d’effacer Trevor Ariza avec un petit pont, le vétéran s’est senti obligé d’intervenir pour se faire respecter. Mais qu’est-ce qu’on vous apprend donc à l’école aujourd’hui ? Quand ce n’est pas Ja Morant qui essaye de postériser un All-Star, v’là qu’un autre adolescent s’y met pour tenter d’humilier les anciens.

Non seulement les Blazers ont perdu pour la sixième fois en sept matchs ce samedi à Atlanta mais Trevor Ariza est surtout passé à deux doigts de perdre sa dignité pour le restant de ses jours. Victime d’un petit pont de la part de l’insolent de service chez les Hawks, il n’a pas laissé son adversaire s’en tirer comme ça en l’envoyant dans les roses pour ne pas conclure son action. Une faute flagrante de niveau 1 bien méritée pour cet acte d’antijeu mais le champion NBA 2009 avec les Lakers referait exactement la même chose s’il était de nouveau confronté à cette situation. On ne manque pas de respect à un ancien sans raison comme il l’a expliqué à Jason Quick de The Athletic.

« Je lui ai dit de ne pas recommencer cette merde. En tout cas pas à moi. Je n’ai jamais été dans une All-NBA Defensive Team et lui est All-Star. Tu peux trouver des moyens créatifs de me passer. Mais ces trucs pour humilier ? Non, je n’aime pas ce genre d’humiliations. Je n’ai jamais pris de petit pont. Je me suis déjà fait crosser, dunker dessus et tous ces autres trucs mais ce sont des actions de basket. Même si le petit pont est autorisé. Je ne lui en veux pas, c’est du passé, mais je sais qu’un vrai défenseur qui aime s’occuper de son vis-à-vis me comprendra. Il y a des choses à ne pas faire. »

Pour commencer, cette citation témoigne d’un flagrant manque de confiance en soi de la part du trentenaire originaire de Miami. A moins que ce ne soit une manière de justifier son manque d’effort dans sa propre moitié de terrain sur certaines actions. Toujours est-il que jusqu’à preuve du contraire, le petit pont ne fait pas encore partie des actions sanctionnées par les arbitres. Alors autant s’y habituer tout de suite car l’un des enfants surdoués de la Draft 2018 n’a pas l’intention de retirer son move de son arsenal offensif. Il faut bien alterner avec les tirs en première intention avec les deux pieds plantés dans le logo pour continuer à surprendre ses adversaires et imposer sa supériorité. En tout cas ne comptez pas sur lui pour arrêter de s’éclater sur un parquet parce qu’un vieux monsieur un peu aigri lui a fait des remontrances.

« Non, je ne vais pas arrêter les petits ponts. Ça fera partie de mon jeu jusqu’à ce que j’arrête. […] Si vous observez bien l’action d’avant, je réussis un floater. Il a dit quelque chose en remontant le terrain, il était énervé et ça a participé à toute cette excitation. Quand je suis revenu en attaque, j’ai su ce que j’allais faire. Je l’ai envoyé entre ses jambes. »

En scred, le dégarni est en train de se constituer un joli dossier de trashtalker au bout de deux années dans la Ligue. Déjà auteur d’un petit pont sur R.J. Barrett lors du Rising Stars Challenge, Très Jeune prouve que c’est un move qui fait vraiment partie de son jeu et que l’idée lui vient naturellement, presque à l’instinct. D’autant qu’avec les défaites qui s’enchaînent pour Atlanta, le meneur aurait tort de se priver. Non seulement il aime ça mais le public en redemande et c’est aussi pour ça qu’il a été élu par les fans pour participer au All-Star Game dès sa saison sophomore à Chicago.

« Je m’en sers pour créer des espaces. Il peut appeler ça comme il veut, ce n’est pas de la vantardise, c’est de flair et de l’excitation. C’est du basketball et du divertissement. On ne peut pas être sérieux 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut aussi sourire, prendre du plaisir, avoir des interactions avec la foule, flex, on peut faire ce qu’on veut. Il faut s’amuser sur le terrain. »

Ce gamin n’est pas comme les autres et il nous le prouve encore. A 21 ans, il a déjà l’assurance d’un ancien et le culot d’un ado qui n’a peur de rien. Pourvu que ça dure ! Les rageux risquent de s’accumuler devant sa porte mais le gosse est prêt. Il a justement tweeté cette citation de Kobe il y a quelques jours. « Personne ne déteste les bons. Ils détestent les grands. » A méditer.

Source texte : The Athletic et Bleacher Report

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