One-on-One

Marcin Gortat annonce sa retraite le jour de son anniversaire : pour l’occasion ? On vous met un petit coup de Polish

Marcin Gortat

Il n’y avait que Marcin Gortat pour arrêter Marcin Gortat.

Source image : YouTube

Aujourd’hui est une grande date pour la planète basket et pour la NBA. Oui, car en ce 17 février, il y a quelques années déjà, naissait un joueur hors normes, une légende : MG, Marcin Gortat pour le commun des mortels. L’icône a d’ailleurs annonçé hier prendre sa retraite, alors let’s go pour un hommage obligatoire à un génie du basket.

Nés le même jour, c’était un signe. Les États-Unis ont un certain Michael Jordan (et Phil Pressey), la Pologne a Marcin Gortat, autrement appelé le Polish Hammer, à ne pas confondre avec le célèbre MC du même nom. Alors que Derrick Jones Jr. fêtait récemment son anniversaire en remportant le Slam Dunk Contest, Marcin lui préfère marquer le coup en prenant du bon temps… puisque c’est officiel et annoncé par ses tagada tagada t’soins t’soins : on ne le reverra plus en NBA.  Après douze saisons de bons et loyaux service en NBA, avec des moyenne finales de 9,9 points et 7,9 rebonds, le Polonais aux coudes pointus va donc nous quitter. En hommage à un monstre qui nous a fait vibrer sur nos canapés pendant des années, rappelons ainsi un peu la légende.

Fait important, le Marteau Polonais a écrit l’histoire sur les parquets… mais pas que, on y reviendra plus tard. Retour d’abord sur le parcours du monstre. Il commence le sport dans le pays qui l’a vu naître, toujours la Pologne donc, sinon il se ferait juste fait appeler Hammer, ou French Hammer à la rigueur, s’il avait été français, ou Venezuelian Hammer, enfin bref. Bref bref bref, l’histoire commence donc au ŁKS Łódź. Après s’être rapidement testé au football, il décide de laisser ce vilain sport à Robert Lewandowski et se retire du Piedballon pour ne pas faire d’ombre à son compatriote. Gogo bénit donc le monde du basket en lui accordant sa présence, et se lance ainsi dans son club polonais. Après avoir fait ses armes,  le pivot amène son génie du côté de Cologne, où il emportera le titre national. Trophée de champion d’Allemagne ? Marcin 1, Michael Jordan 0. Après avoir rempli son devoir en RDA, Gortat a besoin de challenge et peut envisager l’avenir dans la Grande Ligue. Il y brillera pour le plus grand bonheur de tous avec le Magic, les Suns, les Wizards puis le temps d’une demi-saison chez les Clippers. Vous l’aurez compris, ça ne jouait pas toujours le titre, mais c’est uniquement dans la recherche de challenge, ne vous y trompez pas. Encore que, en 2009, le Polonais arrive avec Orlando en finale NBA face aux Lakers, dans une saison rondement menée avec 3,8 points de moyenne. Durant la campagne, le Magic vient d’ailleurs à bout des Cavs en finale de conférence. His Airness a-t-il déjà gagné un seul match face à LeBron ? Pas un seul, et Gortat, lui, a emporté une série entière. Marcin 2 Michel Jourdain 0. Enfin aux Wizards, MG représente la capitale comme aucun autre avant lui, et fait ce qu’il peut pour porter John Wall et Bradley Beal pendant de nombreuses années. Il y posera écrans, dunks et autres coups de coude. Il a joué dans la ville du président le Jojo ? Oui. Mais on aurait préféré que non. Marcin 3, Michael 0, jeu set et match, sweep et au suivant. Le duel n’est pas serré, mais  le champion d’Allemagne, bon gagnant, fait quand même honneur à son concurrent en se tatouant le logo Jordan sur le mollet. Real recognize real, on attend que Jojo fasse la même en retour et la boucle est bouclée. Martine jouera en tout cas sa dernière demi-saison du côté de L.A., ville quand même bien plus fun que Washington pour finir sa carrière.

Mais parce que Marcin Gortat mérite plus qu’un simple retour sur sa carrière, on vous met ici en avant quelques unes de ses pépites. On choisit le nombre à la manière du All-Star Game, on prend la taille du gars, on y additionne le nombre de points marqués UNIQUEMENT dans ses trois premiers quart-temps, on multiplie le tout par son nombre de titres NBA, on ajoute 5, et ça nous fait donc… cinq anecdotes à partager. Si si, vous pouvez vérifier, on a à peine douillé. Après Martine à la plage, voici l’histoire de Marcin en Amérique.

Premièrement, Martin est un passionné de la Ligue, et il n’hésite pas à se creuser la tête pour la rendre meilleure, enfin, selon ses critères. Il a donc tenté d’instaurer, en vain évidemment, ou plutôt en vin, une journée old-school avec la totale, maillot rétro et short au ras des roustons. Mais ce n’est pas tout, sur les parquets, la NBA devrait remettre en place des panneaux plus fragiles… pour pouvoir les exploser. Plus qu’un joueur, un cerveau. Secundo, on vous parlait du ŁKS Łódź, le club qui a lancé sa carrière de sportif, puis de basketteur. En hommage à ses débuts, il en devient en 2010 le co-propriétaire. Il fera faillite trois ans plus tard,  car que voulez-vous, les meilleurs joueurs ne font pas toujours les meilleurs proprios. Là ça discute avec Jojo. Petit C, le bonhomme a le cœur sur la main. Lorsqu’il aperçoit trois femmes en sortie de boite de nuit, il n’hésite pas une seule seconde et les recueille dans sa voiture. Il était tard, elles étaient peu habillées, elles auraient attrapé froid, il les a fait monter. La vidéo qui montre la scène s’appelle « THAT ASS », mais on parle pas très bien anglais,  donc on a un peu de mal à saisir l’idée. Un homme du peuple avant tout. Audi Quattro, Marcin est un original et un bon vivant. Vous avez un chien pour animal de compagnie ? Petit joueur, lui trimballe son… cochon en laisse. Vous vous rendez au travail en Fiat Punto ? Lui a plutôt opté pour un véhicule de l’armée avec une mitrailleuse sur le toit. Et quand la voiture est normale, donc trop petite pour ses 2,11m ? Il perce le toit pour que sa tête passe avant de prendre la route. Pratique, armé, débrouillard, cet homme est meilleur que nous. Cinquième et dernière fable du Divin Chauve Polonais, parce que Le Marteau est un homme qui a construit sa légende sur les parquets, finissons sur les parquets. Marcin Gortat aime le ballon, et ce dernier le lui rend bien, l’attirance est palpable. Toutes les occasions sont bonnes pour de belles approches. Ainsi, on ne compte plus les contres, passes ratées, détournées, qui finissent en plein dans le nez. Le Polish prend plus de balles dans la tête que le petit cousin qui veut jouer au foot avec les grands et finit gardien, en témoigne la passe laser de John Wall qui a du lui griller quelques neurones, ceci expliquant du coup beaucoup de choses.

Et pour finir, vous saviez que Marcin Gortat voulait littéralement dire Michael Jordan en Polonais ? Non ? Sans doute parce que c’est faux, mais par contre tout le reste est du papier est vraiment vrai, promis juré. On dit donc au revoir au petit génie de 2m11, qui nous aura fourni quelques pépites avec les années. La Pologne peut être fière, Marcin, bonne retraite, et bon anniversaire.

1 Comment

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  1. Sebb

    17 février 2020 à 18 h 12 min at 18 h 12 min

    Vous êtes durs… Évidemment qu’il est limité le Gortat, mais il a su durer 12 ans dans la ligue et a eu quelques années honnêtes de bon éboueur. Un peu de respect Mr Jeremy pour ce Cyrano d’Europe de l’est avec un truc à Thor tatoué sur le bras 🙂

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