All-Star Weekend

Flashback du All-Star Game 1988 à Chicago : Michael Jordan à la maison, Michael Jordan en patron

32 ans. 32 ans que le All-Star Game n’était pas revenu à Chicago. Ça fait un bail et il s’est passé deux-trois trucs depuis. Alors évidemment, avant le match des étoiles de la nuit prochaine, on était obligés de faire un flashback sur l’édition 1988, qui a vu Michael Jordan dominer la concu devant son public pour remporter son premier MVP.

L’année 1988 de Michael Jordan restera à jamais comme l’une des années charnières de la carrière de celui qui est considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire de la balle orange. Sur le plan individuel, il a quasiment tout raflé. Il a remporté son premier titre de MVP de la saison régulière, il a été nommé Défenseur de l’Année, il a terminé meilleur scoreur de la NBA, et puis il a été l’étoile la plus brillante du All-Star Weekend, SON All-Star Weekend. Déjà vainqueur du concours de dunks dans un duel mythique – et controversé – avec Dominique Wilkins, Jojo a livré un petit chef-d’oeuvre à son public lors du All-Star Game. Dans ce bon vieux Chicago Stadium, où les Bulls ont remporté leurs trois premiers titres NBA quelques années plus tard, Mike voulait évidemment faire le spectacle devant les fans de la Windy City, acquis à sa cause. Mais surtout, il ne voulait pas perdre à la maison, et ça s’est vu sur le parquet. Sans vouloir jouer au vieux con, à l’époque, ça jouait vraiment lors du match des étoiles, avec de l’intensité, la fierté de représenter sa conférence, et surtout la volonté de repartir avec la win. Si défendre est presque devenu choquant aujourd’hui, ce n’était pas vraiment le même délire il y a trois décennies. Et celui qui a le mieux représenté tout ça, c’est MJ. Y’a qu’à voir sa première action marquante de la partie pour s’en rendre compte. Après un shoot raté à mi-distance, alors que le score indiquait 2-0 pour l’Ouest, Jordan est revenu en défense pour lâcher un contre très sale sur Alex English. Le ton de la soirée était donné. Not in my house !

On a ensuite assisté au festival Jordan. En attaque comme en défense, MJ a posé son empreinte sur la rencontre, enchaînant les highlights devant un public aussi chaud que lors d’un match des Bulls. Y’avait une sacrée ambiance dans la Windy City pour ce rendez-vous des étoiles. Sur tous les fronts, et sous les yeux de ses parents, Jordan a véritablement porté l’Est sur ses épaules. Et quand il n’était pas content de l’effort fourni par ses gars, il n’hésitait pas à le faire savoir, All-Star Game ou pas. D’après les souvenirs d’un certain Doc Rivers, qui a participé au match des étoiles en 1988, Michael était furax à la mi-temps, visiblement pas satisfait par la performance globale des siens. Ça vous montre un peu à quel point cette rencontre comptait pour lui. Au final, il a terminé avec 40 pions, dont 16 rien que dans la deuxième partie du quatrième quart-temps, 17/23 au tir, 8 rebonds, 3 caviars, 4 interceptions, 4 contres, le tout dans une victoire de l’Est 138-133. Énorme ligne de stats, qui démontre la domination du numéro 23 dans les différentes phases du jeu. En toute logique, Mike a été nommé MVP du All-Star Game par Mister David Stern, qui a qualifié Jordan de « star parmi les stars » ce jour-là. Difficile de mieux résumer et surtout, difficile d’avoir une phrase plus appropriée pour décrire le futur du numéro 23 des Bulls. Pour beaucoup, MJ a pris les commandes de la NBA en ce All-Star Weekend 1988, au moins sur le plan symbolique. Il a fait le show, il a dominé les meilleurs joueurs du monde, il a marqué les esprits à travers ses exploits, tout ça chez lui. Il est ainsi passé du statut de jeune star pas encore tout à fait respectée par ses pairs, à celui de nouvelle figure de proue de la Grande Ligue, sur le plan sportif comme sur le plan marketing.

« Il y a eu deux grands sauts dans la NBA au cours des années 1980. Le premier, c’était avec Magic et Bird, leur rivalité a amorcé le potentiel qu’on imaginait pour la Ligue même quand elle était en difficulté. Lors du All-Star Weekend de Chicago en 1988, on était littéralement au cœur du deuxième grand saut. Michael a changé la trajectoire de la Ligue. »

– Rick Welts, ancien vice-président exécutif et ancien boss des opérations marketing de la NBA (via The Ringer).

Ce All-Star Weekend 1988 a permis à Michael Jordan de rentrer dans une nouvelle dimension, et la NBA aussi par la même occasion. La suite, on la connaît tous, avec la dynastie Bulls qui a débuté au début des années 1990 et la dictature de MJ.

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