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Les Spurs enchaînent : après Milwaukee, Boston passe à la trappe et c’est DeMar DeRozan qui garde la main chaude

demar derozan

All-Star ou pas, DeRozan joue à ce niveau-là en ce moment.

Source image : NBA League Pass

Après un succès convaincant en début de semaine face aux Bucks, c’est chez les Celtics que les Spurs ont continué leur belle marche de 2020. Encore une victoire (129-114), avec DeMar DeRozan au top de sa forme et un collectif qui suit le scoreur à la peau douce. 

Incroyable mais vrai, les fans de San Antonio vont peut-être passer une semaine complète sans avoir à s’arracher les cheveux, ce qui change pas mal des deux premiers mois de compétition offerts par LaMarcus Aldridge et ses potes. Comme de nombreux observateurs l’avaient remarqué autour de la fin d’année, les Spurs commençaient à enchaîner les petites victoires et on se demandait si ce momentum collectif allait se poursuivre sur la nouvelle décennie. Sur le calendrier, pourtant, pas de chance avec ce duo Bucks – Celtics dans la même semaine. Ou du moins, pas de quoi être giga-confiant. Sauf que dans la plus pure tradition texane, les gars de San Antonio se sont démerdés pour faire chuter Giannis Antetokounmpo et sa bande, avant de gâcher le retour de Kemba Walker auprès des siens. Absent depuis trois matchs, le scoreur des Celtics aurait certainement aimé que sa soirée se passe mieux, surtout auprès des arbitres. Alors qu’il n’avait jamais été expulsé de sa carrière, Kemba a eu le malheur de tomber sur un ref rookie qui lui a tout simplement demandé de rejoindre le vestiaire après un regard un peu trop appuyé en sortie de faute technique. Si cette expulsion a été le grand sujet de discussion dans les rues de Boston, au point de voir un fan balancer sa bière sur le terrain par signe de protestation (true story), ce n’est pas pour cette raison que San Antonio a remporté sa rencontre. Excellents dès l’entame de match, au point de mener 22-3 dans un TD Garden qui commençait déjà à gronder après un démarrage aussi foireux, les Spurs n’ont jamais vraiment paniqué et ont gardé les deux pieds sur l’accélérateur en seconde période, montrant leur sens du collectif et une belle adresse dans leurs initiatives. Les Celtics, évidemment, ont tenté plusieurs runs pour revenir au score, mais à chaque tentative il y avait un noir et blanc pour garder la distance avec les hôtes du soir.

Ainsi, avec 7 joueurs à minimum 9 points, Gregg Popovich a pu se pointer chez Brad Stevens et lui montrer qu’il avait de beaux restes avec ses vétérans. Patty Mills et LaMarcus Aldridge ont répondu présent quand il le fallait, avant que Derrick White et Lonnie Walker ne prennent le relais avec leur fougue et leur rapidité. Une nouvelle victoire gagnée main dans la main, qui permet à San Antonio de surfer sur sa bonne phase (6 succès sur les 10 derniers matchs) et se base aussi sur l’excellente forme de DeMar DeRozan. En feu total ces derniers temps, DMDR enchaîne les performances de All-Star avec plus de 50% au tir et 25 points minimum depuis Noël. Dans sa création au shoot et la gestion du jeu pour ses coéquipiers, DeRozan est à un niveau de fluidité qui doit se rapprocher de ce que les Spurs projetaient en le récupérant à la place de Kawhi Leonard il y a un an et demi. Certes, on est jamais à l’abris d’une nouvelle série qui voit DeMar défoncer un arceau ou une planche, mais en ce moment c’est bien à un niveau de All-Star que l’arrière évolue, et les Spurs en profitent pleinement pour tenter de réduire l’écart avec le haut du tableau de l’Ouest. Suite à son mauvais démarrage cette saison, San Antonio va constamment devoir se coltiner le groupe de 5-6 morts de faim qui traînent à l’approche du Top 8, et c’est ce genre de succès qui peut faire la différence. On sait aussi que les potes de Jakob Poeltl sont capables de bipolarité, et donc de totalement flinguer leur rencontre de ce weekend à Memphis, ou à Toronto face à une équipe décimée. En tout cas, ces derniers temps, il n’est pas bon de prendre les Spurs et surtout pas DeRozan qui punit ses défenseurs avec aisance et patience. De l’art du tir à mi-distance, et de la provocation des rotations défensives adverses.

Le road trip de 4 matchs démarre plutôt bien pour San Antonio, avec ce succès en terre verte. La suite, c’est donc Memphis ce weekend, puis Toronto avant de se rendre à Miami. Un beau petit quatuor, qu’il faudra gérer pour qu’on ressorte le bon vieux dossier de chaque début d’année civile : et si on avait encore sous-estimé Gregg Popovich. To be continued. 

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