One-on-One

L’avis de la rédaction spécial David Stern : hommage maison pour un homme qui a forcément influencé nos vies

David Stern 2 janvier

Sans lui, nous serions peut-être rédacteurs pour Le Journal de Mickey.

Source image : TrashTalk

Big boss de la NBA entre 1984 et 2014, David Stern nous a quittés ce 1er janvier 2020. Une perte immense pour tous les fans de la Grande Ligue (dont nous faisons partie) et qui ne seraient peut-être pas là sans la malice et la vision de cet ancien avocat. A chacun son image du Commish, à chacun son souvenir, mais l’hommage est universel pour le daron de l’Association pendant 30 ans qui est parti le premier jour d’une nouvelle décennie.

Giovanni

Je me souviens d’un 31 décembre 2017 lors duquel mon réveillon avait été quelque peu bouleversé par l’annonce du décès de Frédéric Forte. Jamais agréable d’apprendre le départ de l’un des hommes phares de l’histoire du basket français, mais cette fois-ci c’est tout un pan de l’histoire de la NBA qui s’est écroulé avec le décès de David Stern, et forcément un peu de la mienne. Comme une partie d’entre vous, les plus « expérimentés » pour ne pas dire vieux, j’ai grandi au gré des coups d’éclat du commish, de ses coups de gueule, de ses coups de génie aussi. Et ce qui me reviens en tête ce matin est quelque chose de très égoïste, puisque cette terrible nouvelle me ramène à quelques nuits d’été 2017 lorsque mon occupation principale était de disséquer dans les moindres détails les actions majeures de Stern afin d’en faire… une double page dans le Livre TrashTalk. Des anecdotes que je connaissais, bien sûr, mais quelques longues heures à m’immerger dans la vie de David qui me feront comprendre pour de bon quel genre de rôle il a pu jouer dans l’évolution de la Grande Ligue, et donc dans notre évolution en tant que fan. Pas de crush particulier pour telle ou telle décision, juste comme l’impression que sans David Stern, je serai peut-être aujourd’hui rédacteur pour France Football ou Mickey Magazine. Alors merci pour tout le Dave, et bon voyage.

Ben

With the first pick in the 1984 NBA Draft, the NBA select David Stern from Columbia University. Nous sommes fin juin et les fans ne pensent qu’à une seule chose depuis la fin des Finales : la Draft. Moment incontournable de la saison NBA, c’est également une soirée à part qui donne parfois lieu à des coups de théâtres incroyables et totalement imprévisibles. Une manière de nous rendre un peu plus accros que nous l’étions déjà, en imaginant qui a fait la meilleure affaire et qui a récupéré un nouveau bust. Si on en est à ce niveau d’addiction aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à David Stern. Non seulement l’ancien commissionnaire a inventé le principe de la Lottery permettant de réduire la pratique du tanking et d’intéresser le public des 30 franchises quasiment douze mois sur douze, mais ce sont aussi tous ses efforts de médiatisation qui ont fait de cet événement un rendez-vous annuel immanquable que mêmes les fans français ne rateraient pour rien au monde au milieu de la nuit. Et pour orchestrer cette cérémonie de 1984 à 2013, David Stern était toujours là sur l’estrade, avec ou sans moustache mais toujours une paire de lunettes sur le nez pour ne pas se tromper de nom au moment de lire la petite enveloppe contenant le nom du nominé. Une formule magique et une poignée de main pleine de transpi, la symbolique est énorme et le rite obligatoire pour tous les joueurs draftés au premier tour. Une scène qui est rapidement devenu le rêve de tous les jeunes pratiquants du monde entier. Qui ne s’est pas déjà joué le petit jingle dans la tête en entendant David Stern appeler son nom ? Aujourd’hui Adam Silver a remplacé le big boss sur l’estrade mais les images de Hakeem Olajuwon, Shaquille O’Neal et LeBron James venant serrer la main de commissionner Stern resteront pour toujours. Repose en paix Dave, le first pick c’est toi.

Alex

David Stern c’est la loterie de Draft de 1985 avec cette « rumeur persistante » d’enveloppe refroidie et/ou cornée. Ce sont des Finales de conférence Ouest en 2002 sur fond de plus gros scandale de l’histoire du basketball. C’est un veto sur le transfert de Chris Paul aux Lakers en 2011. C’est une ville de Seattle qui perd sa franchise. C’est une aseptisation poussée de la ligue symbolisée par ces amendes largement distribuées aux joueurs qui l’ouvrent un peu trop et surtout par ce dress code instauré en 2005. C’est aussi, toujours en 2005, c’est le changement sur l’âge limite de Draft directement dans le CBA que certains ont vu comme étant uniquement fait pour des raisons d’argent arrangeant les dirigeants NBA et les patrons de la NCAA. Cependant, comme on vient de me le souffler, ce genre de controverses qui entourent le règne de David Stern sur la NBA sont clairement le lot de « tout bon boss ». Ce n’est pas faux. Stern a mis les mains dans le cambouis, et ce n’est pas toujours très propre, mais sans lui nous pourrions probablement pas parler de « Grande Ligue » pour faire référence à la NBA. Quand il a pris ses fonctions de commissionner en 1984, il a récupéré une ligue qui ne séduisait plus, souffrant beaucoup de polémiques sur fond de violence ou d’usage de stupéfiants. Quand il a rendu son tablier en 2014, la NBA était une multinationale pouvant se targuer d’un Chiffre d’Affaires dépassant les 5 milliards de dollars et d’une excellente réputation planétaire. Il s’est appuyé sur la légendaire rivalité en Magic Johnson et Larry Bird, sur l’exceptionnelle Draft 1984, sur les Jeux Olympiques de 1992. Il a travaillé à la starisation des meilleurs joueurs et sans relâche à l’internationalisation de qui est aujourd’hui l’une des – si ce n’est la – plus grande ligue sportive du monde. Sans lui, nous ne pourrions certainement pas mater des matchs toutes les nuits en France sur beIN Sports ou depuis un League Pass. Sans lui, la balle orange serait encore très (trop) confidentielle à l’échelle du sport. Donc oui, il y a de quoi critiquer ou grincer des dents mais quel boulot !

Bastien

Il est une phrase qui domine la pensée en ce moment, et qui s’applique notamment à LeBron. On le prend pour acquis. Cinq mots, mille explications, mais une vérité claire et partagée par tous, David Stern et son travail ont été pris pour acquis pendant longtemps. Si c’est cette phrase qui vient me frapper en premier lieu lorsqu’on se penche sur le départ de l’ancien patron, c’est avant tout parce qu’un simple coup d’oeil dans le rétro permet de comprendre et apprécier encore plus ce que Stern a réalisé en l’espace de 30 ans. On prend cela pour acquis. On prend pour acquis le fait qu’au moment où Magic Johnson annonce avoir contracté le VIH, Stern s’est dressé face à l’inquiétude du peuple clairement majoritaire et a oeuvré pour construire un monde meilleur, un monde plus inclusif, qui tend la main au lieu de tendre un flingue. On prend pour acquis le fait que le basket féminin avait besoin de sa propre plateforme américaine, et que la WNBA est née de cette vision. On prend pour acquis l’installation du dress code, vu comme une punition papa-fiston pour Allen Iverson, alors que la NBA fût aussi le premier sport américain à véhiculer une image professionnelle et exemplaire des athlètes afro-américains allant au travail avec ce protocole. On prend pour acquis NBA Cares, parce qu’il y a McDonald en sponsor, mais aussi des milliers de foyers qui ont été aidés par la Ligue. On prend même pour acquis la diffusion de la NBA à la téloche, ici en France, quand celui qui a forcé la mondialisation et l’importance de la télévision était David. Ouais, on a pris tout ça pour acquis. Il y a le sport, les champions, les stats, les palmarès, les dollars. Mais il y a aussi un sport à l’image merveilleuse, aux valeurs saines, et avec une Ligue-vitrine exemplaire. Ne prenons pas cela pour acquis, tout aurait pu être différent sans le mandat et l’abnégation de David Stern.

Nico

Un choc. Si on s’y attendait forcément un peu après la terrible nouvelle concernant son hémorragie cérébrale en décembre, la nouvelle de la mort de David Stern a fait mal. Pour les fans de la grosse balle orange, Stern représente un personnage clé de l’énorme développement de la NBA au cours des dernières décennies. 30 ans dans le costume de big boss, 30 ans durant lesquels la Ligue a changé de dimension pour devenir un véritable phénomène planétaire. Certains ne le savent peut-être pas, mais quand Stern a pris les commandes de la NBA au milieu des années 1980, elle était dans un sale état. Aujourd’hui, elle brasse des milliards de dollars et est populaire dans le monde entier. Les légendes de ce sport – les Magic, Bird, Jordan, Kobe, LeBron – ont évidemment beaucoup contribué à cela, mais la travail de Stern pour mettre en valeur les stars, pour développer économiquement la NBA, pour l’internationaliser, a été énorme. On parle là d’un visionnaire, d’un homme très ambitieux, d’un véritable patron. Alors oui, il y a eu des controverses, des critiques, des crises à gérer. On ne peut pas les ignorer sous prétexte qu’on veut rendre hommage à David après sa mort. Ça fait partie de son héritage, c’est comme ça, mais ce n’est évidemment pas ce qui définit ce grand monsieur. Aujourd’hui, on ne peut que remercier David Stern pour avoir fait de la NBA ce gigantesque spectacle qui nous donne à tous des étoiles dans les yeux.

Théo

Si la Ligue existe telle qu’elle est aujourd’hui, c’est sans aucun doute grâce à l’apport de David Stern. Lorsqu’il arrive à sa tête, même s’il dirigeait déjà pas mal sous O’Brien en soum-soum, la NBA est dans un état catastrophique. Les histoires autour de la drogue ravagent la Ligue, une bonne partie des franchises sont au bord de la faillite, les médias ne veulent pas de la NBA. Ils prédisent même sa mort et les Finales ne sont pas diffusées en direct. Quand on vient proposer un contrat de sponsoring… on leur rit au nez. Pour illustrer à quel point les franchises sont en grande difficulté, on réfléchit même à faire fusionner les franchises de Denver et Utah. De plus, la franchise d’Indiana qui venait tout juste de rejoindre la NBA depuis l’ABA et qui possède le premier pick de Draft de 1978 doit renoncer à… Larry Bird. Car la franchise est au bord de la banqueroute et si elle veut s’en sortir elle doit prendre un joueur capable de la sortir de cette situation immédiatement. Alors David Stern prend les choses en main. Il rencontre les dirigeants des plus grandes ligues du pays, il discute avec eux et s’en inspire. Il capitalise sur les Bird, Magic, Jordan et mettra le championnat sur de bon rails. Et voilà où on est en aujourd’hui. Alors on ne peut que penser à ce qu’à fait ce grand monsieur de la NBA. Merci Mr Stern pour tout ce que vous avez fait, grâce à vous des jeunes gens du monde entier peuvent vivre leur passion en direct et en HD, et c’était pas gagné.

Adrien

Lorsque je me suis réveillé hier après une nuit de réveillon, j’ai pris mon téléphone et me suis promené sur les réseaux sociaux… et ce que j’y ai lu m’a clairement gâché ce début d’année. David Stern était décédé des suites de son hémorragie cérébrale. Je vais être honnête avec vous, je n’ai pas tellement connu la NBA sous sa direction et lorsque l’on me dit « commissioner de la NBA » c’est Adam Silver qui me vient à l’esprit. Cependant, sans l’avoir vécu directement, j’ai entendu parler de sa légende et de ce qu’il a accompli, je ne vais pas lister tout ce que ce grand monsieur a fait pour la ligue en trente ans de services, vous le savez sûrement déjà. La perte d’un homme qui a tant œuvré pour construire la meilleure ligue de sport au monde est tragique et me donne vraiment un coup de blues pour commencer cette décennie. Mais bon, même s’il n’est plus là, il a marqué l’histoire du sport qu’on aime tous, il est responsable de ce qu’est devenu notre si belle ligue, alors même si je n’ai connu que ses dernières années à la tête de la NBA, je voudrai dire un grand merci au monsieur qui a construit une grande partie de ma passion.

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