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Devin Booker claque son season high face aux Pels : 44 points dont 21 dans le troisième quart, il fallait bien ça pour faire gagner les Suns

Les Suns restaient sur sept défaites en neuf matchs et se heurtaient récemment au deuxième effet Kiss-cool d’un début de saison assez merveilleux. Deux victoires face aux Hornets et aux Wolves puis des défaites pourtant évitables face aux Kings, aux Wizards ou aux Pelicans, Pels qu’ils recroisaient donc cette nuit afin de réenclencher la marche avant. Merci Devin Booker, on cherchait un détonateur et on l’a enfin trouvé dans l’Arizona.

 Les belles surprises de ce début de saison étaient nombreuses à Phoenix. Un coach qui sait faire jouer ses gars, un Booker en sérieux leader, les jeunes Bridges et Johnson qui mettent le nez à le fenêtre, Ricky Rubio en parfait chef d’orchestre, Aron Baynes en parfait facteur X, Kelly Oubre pour jouer les cuteaux suisses aux yeux de loup et des role players conscients de leurs missions. Résultat des courses ça gagne, ça gagne beaucoup et ça joue même dans les yeux avec les grosses écuries (victoires face aux Sixers, aux Nets, aux Clippers, défaite de peu face aux Lakers…). Mais ça c’était avant, avant le début de la blague qui commence par « alors c’est l’histoire d’un Espagnol et d’un Australien qui se blessent », c’était avant cet espèce de rookie wall mais réservé aux équipes qui cartonnent en novembre. Car depuis quelques semaines les Suns rentrent peu à peu dans le rang et seront probablement très vite soulagés d’être allé chercher cette dizaine de victoires étonnantes en début de saison. Pour ne pas être trop honteux en fin de classement, dans l’optique des Playoffs peut-être, mais il était en tout cas l’heure de remettre les gaz, dans le moteur plutôt que dans le slip kangourou.

Et quoi de mieux pour remettre les gaz qu’une rencontre face aux Pelicans, qu’on adore mais qui représentent la victime idéale pour n’importe quelle équipe en mal de carton offensif. Carton offensif il y aura eu, évidemment, avec cette victoire 139-132 face à des Oiseaux menés par un énorme cinq majeur (107 points pour le quinté dans l’ordre Holiday – Ingram – Ball – Favors – Hayes), mais c’est surtout le carton d’un homme qui nous aura choqué, comme pour nous rappeler qu’il y avait toujours à Phoenix un homme capable d’aller tutoyer les sommets un peu à chaque fois qu’il le décide. Cet homme c’est Devin Booker, officiel leader de ces jeunes Suns et qui se devait de sonner la charge dans une saison qui ne met pas forcément en avant ses exceptionnelles aptitudes d’attaquant mais plutôt sa capacité à se fondre au mieux dans un collectif qui tourne. Pour les Suns c’est d’ailleurs très bien, mais cette nuit le petit Devin avait besoin de rappeler à tout le monde quel genre d’attaquant il est. Et le résultat fut… pfiou. 44 points à 13/24 dont 5/11 du parking du Centre Smoothie Roi et 13/13 du point de pénaltoche, 8 rebonds, 9 passes, et surtout ce troisième quart lors duquel il prit les choses en main en scorant absolument tous les points de son équipe durant une demi-douzaine de minutes. 21 points au total sur la période pour Devin et une victoire arrachée par ses Soleils en prolongations, une victoire qui fait clairement du bien à tout le monde à Phoenix et qui laisse les Suns en position de Playoffable à deux semaines et demi de Noël.

Il est là le Devin Booker qu’on aime. Un mec capable de se fondre dans un projet de jeu mais qui aime parfois à nous rappeler le merveilleux incendiaire qu’il est. Une info utile pour finir ? Demain soir Mr Booker et ses Suns se déplaceront du côté de Houston, et on imagine que le joufflu sniper voudra une fois de plus montrer de quoi il est capable, et il parait qu’il aura un peu de concurrence en face de lui.

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