Pelicans

Les Pelicans font le taf à Phoenix, 124-121 : et de 3 victoires de suite, il fait du bien le retour de Brandon Ingram

Brandon Ingram

Sleepy eyes but a deadly shooter.

Source image : NBA League Pass

En déplacement à Phoenix, les Pelicans avaient pour mission cette nuit de profiter des absents côté Suns afin de s’imposer en antenne nationale. Un challenge accepté et validé par Brandon Ingram et compagnie, sans trembler dans le money-time. On respire à New Orleans. 

Ne les rangez pas trop vite dans un carton, car ils pourraient effectuer un comeback canon. Les Pels, sur une chouette petite série, sont en forme. Ils sont en train de trouver leurs automatismes, leur rythme, et s’il y a en Louisiane une infirmerie également bien remplie, il reste toujours du monde pour faire le taf. Cette nuit représentait le comeback d’un certain meneur nommé Lonzo Ball, qui avait une vingtaine de minutes prévue dans la besace et quelques shoots à rentrer entre deux passes lumineuses. No problem pour le kid de Californie, il a exactement fait tout ça sans tirer la couverture vers lui. Mais c’était pile ce qu’il fallait pour que tous ses coéquipiers fassent leur boulot. Notamment J.J. Redick, en feu complet depuis quelques matchs et qui a allumé les Suns dans tous les registres du bon petit shooteur. Mi-distance, catch and shoot, sortie d’écran, Gégé avait l’air d’un All-Star indiscutable et accessoirement meilleur shooteur de la planète (26 points à 10/14 de loin). Jrue Holiday aussi, dans son style toujours aussi smooth et hors-rythme, a été très solide entre création pour les autres et yo-yo balle en main pour scorer. Son match à 23 points et 9 passes et son leadership était tout ce dont Alvin Gentry avait besoin. Derrière ces cadres, E’Twaun Moore, Nicolo Melli et Jaxson Hayes ont fait le nécessaire, permettant à New Orleans d’assurer sa deuxième période. Il y avait quelques craintes pour les Pels, en voyant la mi-temps se pointer suite à un finish déplorable, mais les visiteurs se sont repris de la meilleure des manières et ont su appuyer là où ça faisait mal chez les Suns, notamment dans le verrou d’un Devin Booker pas dans son assiette (16 points, 6 balles perdues). Dans un troisième quart-temps qui aura trop fait mal aux hôtes, Phoenix va lâcher les rennes de la rencontre et ne jamais vraiment les récupérer, tandis que les Pelicans vont assurer le minimum pour repartir avec la win.

Et dans le dernier quart, justement, quand c’était tendu et qu’il fallait get buckets sans faire une crise de panique, qui se ramenait avec ses bras de trois kilomètres de long ? Monsieur Brandon Ingram, aka je fais mes lacets sans me baisser. Absent pendant 4 matchs suite à des pépins physiques, au cours desquels les Pels ont envoyé un bilan équilibré de deux victoires pour deux défaites, l’homme aux yeux endormis s’est réveillé et a repris le rythme sur lequel il avait démarré sa saison. Encore un match à plus de 20 points ? Oui madame, 28 hier soir et quelques paniers cruciaux afin de mettre le couvercle sur la win. De toute façon, c’est assez simple, il n’y a qu’un seul match cette saison où Brandon n’a pas terminé avec la vingtaine grand minimum. C’était à OKC (7 points), et Ingram avait dû quitter les siens en première période parce qu’il s’était blessé. Chaque fois que l’homme au bandeau se pointe sur un parquet avec le maillot de New Orleans sur les épaules, c’est 20 pions sans broncher. Parfois ça monte à 40 (coucou Brooklyn), hier soir on était proche de la trentaine. Il est d’ailleurs intéressant de voir que dans l’approche des matchs et du scoring d’une manière générale, BI a passé un vrai cap, qui pourrait le rapprocher du titre de Progression de l’année. En effet, conscient de sa technique et de sa longueur de bras, l’ailier lit de mieux en mieux le jeu et sait comment alterner entre shoot, pénétrations et lancers provoqués, ce qui lui permet de proposer le package complet du petit scoreur futé. Il faudra tester cette merveille face à deux grosses défenses sur les deux prochains matchs de NOLA, puisque le Ingram Show aura droit à un accueil retentissant chez le Jazz… puis chez les Clippers. S’il met la sauce au défenseurs de ces deux franchises, on va devoir démarrer une autre conversation comme dirait l’autre.

Les Suns ont perdu, les Suns orphelins de Ricky Rubio et qui ont pourtant eu droit à un chouette Elie Okobo. Cinq défaites sur les sept derniers matchs, c’est pas la teuf chez les cactus alors qu’en face c’est pile l’inverse : 5 victoires sur les 7 dernières rencontres, affaire à suivre sur cette fin de roadtrip.

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