Sixers

Ben Simmons a inscrit son premier tir à 3-points en carrière : exceptionnel, extraordinaire, inattendu, fabuleux, on ne trouve plus les mots

On jouait depuis un peu moins de quatre minutes au Wells Fargo Center, dans un match dont l’air ambiant nous disait qu’il allait se passer quelque chose de spécial. On pensait à un 40/20 de Joel Embiid, à un 7/29 de Marcus Morris ou encore à un triple-double bien gras de Ben Simmons, mais si ce dernier a effectivement été très vite en haut de l’affiche, c’est finalement pour une raison que l’on n’aurait pas imaginé, même dans nos plus beaux rêves…

Arrêtez de suite toute activité, asseyez-vous au plus vite et prenez votre plus grande respiration. Ben. Simmons. A. Marqué. Un. Tir. A. Trois. Points. Vous avez bien lu, pas de faute de frappe et on a même fait exprès d’y aller doucement afin d’éviter le coup de chaud. 18 tentatives jusque-là en trois ans d’existence dans la Grande Ligue, dont une bonne dizaine d’ave maria depuis l’Australie sur des fins de quart-temps, et donc une grande première cette nuit face aux Knicks, dans le corner et avec les immenses paluches de Mitchell Robinson sur la tronche, s’il vous plait. Le match ne faisait que débuter, un tir pris et rentré avec plus de huit minutes à jouer dans un premier quart-temps n’aura évidemment que peu d’incidence dans le match, mais cette grande première aura évidemment fait bondir du canapé toute une communauté qui ne s’attendait franchement pas à vibrer aussi tôt dans la nuit…

On se rappelle tous de nos premiers Noëls, de la première neige en hiver, parfois du premier jour d’école. On se souvient tous des premiers foots dans la cour, avant de découvrir le basket évidemment, et encore plus du premier coup de cœur pour la petite Delphine, ses lunettes et ses couettes. On se souvient du premier flirt, de la première entorse, de la première cuite, de la première bagnole et parfois du premier fossé. Mais dégagez-moi toutes ces considérations banales, car ce 21 novembre entre donc avec fracas dans le Top 10 all-time des souvenirs. Car Ben Simmons à 3-points c’est le Sahara inondé, c’est Gérard Depardieu qui boit de l’eau, c’est un Gilet Jaune qui va au taf le samedi. Ben Simmons à 3-points c’est le feu, c’est le sang, c’est limite l’orgasme.

Un tremblement de terre pas loin d’être sans précédent en NBA, et une soirée dont on reparlera quoiqu’il arrive pendant très longtemps. Car que Ben Simmons se transforme subitement en Kyle Korver ou qu’il reste un espèce de Glen Davis du 110m haies peu importe, ce 21 novembre restera en nous gravé à vie tel un tatouage de Johnny dans le dos d’un biker du Nord-Pas-de-Calais. NBA, where amazing happens.

3 Commentaires

3 Comments

  1. Floubyzou

    21 novembre 2019 à 12 h 17 min at 12 h 17 min

    • Giovanni Marriette

      22 novembre 2019 à 8 h 22 min at 8 h 22 min

      En match officiel cela va sans dire, sûr qu’il a du en mettre quelques uns dans son jardin déjà.

  2. Adrien

    21 novembre 2019 à 17 h 53 min at 17 h 53 min

    salut petite faute à la fin de l’article il y a écrit « un espèce » on dit « une », merci pour l’article sur ce (futur) grand tireur à 3 points

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