Rockets

James Harden a démarré sa saison : 59 points face aux Wizards, victoire 159-158, l’inventeur de la défense est mort ce matin

Le barbu le plus célèbre de la Ligue était au cœur des critiques (as usual) en ce début de saison. 30 points de moyenne mais grâce à, à peu près, 29,8 lancers par match, une adresse en berne et certains membres de la communauté qui commençaient déjà à débattre pour savoir qui de lui ou Russell Westbrook était le leader de cette équipe. Cette nuit le MVP 2018 a remis les choses à leur place, nos yeux ont saigné mais peu importe, la saison de James Harden est bel et bien lancée.

Les petits filous l’avaient coché sur leur calendrier : ce Wizards – Rockets s’annonçait comme une sacrée orgie offensive. On connaît les débuts de saison globalement permissifs et ce pur chacune des 30 franchises de la Ligue, vulgairement, on sait aussi la manière de jouer de Rockets qui préfèreront toujours une victoire 185-180 qu’une guerre remportée sous les 90 points, et ce match face à des Wizards décomplexés car dans le flou quant à leurs réels objectifs… annonçait donc une soirée faste. Et cette soirée ne fut pas simplement faste, elle fut également furieuse.

159-158. 317 points. Le neuvième plus gros total de points de l’histoire sur un match, le troisième pour un match sans prolongation. 48 minutes vécues à 400 à l’heure et rythmées par deux chef d’orchestre exceptionnels en attaque : James Harden et Bradley Beal. Mais puisque l’on va parler plus bas de la performance du Barbu, rendons tout d’abord hommage aux magnifiques vaincus du jour. Une bande de mecs qui n’ont rien à perdre car tout le monde les imagine aujourd’hui squatter les profondeurs de l’Est toute la saison. Une bande de mecs qui savent jouer au basket à défaut d’être des superstars, et une bande de mecs qui a donc joué cette nuit les yeux dans les yeux avec la force de frappe des Rockets, quelques jours après avoir déjà challengé les Spurs de manière plus que correcte. Au centre des débats ? Bradley Beal évidemment, à qui Donald… les Wizards devront très vite faire une statue à Washington. Franchise player par excellence, souriant au possible mais instinct de tueur en série, terriblement hairstylé mais surtout monstrueusement doué. 46 points, 6 rebonds, 8 passes, 3 interceptions, 14/20 au tir, 7/12 du parking de John Wall, 11/12 du point de penalty, et on est sûr que même aux vestiaires le mec a été parfait. Dans son sillage ? Beaucoup de belles choses, à commencer par un Rui Hachimura qui a signé cette nuit son premier vrai gros match avec 23 points à 9/15 (3/3 de loin). On mentionnera également les belles nuits de Davis Bertans (21 points à 6/9 from Riga), d’un Isaiah Thomas qu’on a définitivement envie de prendre dans nos bras et qui revient en forme pour le plus grand bonheur de ceux qui aiment la vie (17 points et 10 passes en 24 minutes), les matchs solides des jeunes Troy Brown Jr. et Moritz Wagner ainsi que la belle sortie de l’illustre et bien nommé Thomas Bryant (13/12/5/4, prend ça Giannis).

Mais tout ça n’était donc pas suffisant…

Pas suffisant pour l’emporter face à un ouragan nommé Rockets, un ouragan nommé… James Rockets. Un duel à l’épée face à Bradley Beal, peut-être bien les deux meilleurs postes 2 de la Ligue tiens. Mais si Bradley Beal a toute sa place dans le débat, de débat il n’y a pas pour savoir qui est LE meilleur arrière de NBA depuis quelques saisons déjà, et cette nuit Ramesse a donc lancé ce message suivant à ses détracteurs : je suis toujours là et je marque quand je veux. 38 minutes de boulimie maladive et à l’arrivée… une ligne de stats so Harden : 59 points à 18/32 dont 6/14 du barber shop et 17/18 aux lancers, 3 rebonds et 9 passes pour les copains snipers et les collègues pick and rolleurs. Un match terminé par une faute très heureuse récupérée aux dépens du pauvre Isaac Bonga qui a découvert cette nuit ce que signifiait le terme star call et donc deux derniers lancers histoire de fermer la boutique, quelques minutes après avoir vu Eric Gordon et un Russell Westbrook une fois de plus animal et en triple-double l’aider à refaire un débours de plus dix points à l’orée du money time. Clint Capela dessous, comme d’hab, et Eric Gordon, Russell Westbrook puis Danuel House ou Austin Rivers, autant de forces extérieures trop adroits ce soir pour des Wizards à qui il n’aura pourtant pas manqué grand chose.

Rockets 3-1, Wizards 1-3, chacun est à sa place même si ce soir la différence ne s’est pas vu tant que ça. C’était plus « marrant » que « cool » parce que l’on aime bien quand ça joue avec un minimum de dureté, alors on espère juste que cette orgie de buckets style KFC aura au moins eu le mérite de lancer la saison de certains. Prochaine étape ? Gagner, mais de préférence en prenant moins de 150 points. Ça va ? C’est pas trop demandé ?

stats wizards 31 octobre

stats rockets 31 octobre

1 Comment

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  1. QuelMatch!

    31 octobre 2019 à 7 h 56 min at 7 h 56 min

    Il était vraiment top le AllStar Game cette année !

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