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NBA Flashback 2018-19 #43 : ce mois où Mike Conley a offert le plus beau pot de départ possible aux Grizzlies

Mike Conley

On est loin de l’apéro de Gégé de la compta.

Source image : NBA League Pass

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Il existe plusieurs manières de quitter son job, et avec plus ou moins de classe. Il y a ceux qui gagnent au Loto et se pointent à poil sous un déguisement de poulet en chantant « au revoir président », puis ceux, beaucoup plus discrets, qui terminent leur mission sans faire de vague. Il y a ceux qui abusent de la médecine du travail en multipliant les fausses dépressions, en même temps c’est simple quand c’est ta tante le docteur. On recense aussi un autre genre d’énergumènes, qui privilégieront la fiesta, amèneront de l’Oasis Tropical pour leur dernier jour et feront tout pour repartir avec un petit cadeau de la direction, ambiance faux-cul. Le départ dont on va vous parler aujourd’hui ? Il s’est fait à l’image des douze années passées au taf par l’employé du mois à Memphis, l’employé du mois lors des 140 derniers mois environ. Car non seulement Mike Conley n’a jamais fait de vagues, mais disons qu’il a en plus de cela le gars a toujours fait du bon boulot et qu’il l’a fait jusqu’au bout du bout. Vrai gars.

Marc Gasol, Zach Randolph, Tony Allen, Shane Battier, Tayshaun Prince et… Mike Conley. La liste des joueurs ayant représenté fièrement la caution Grit and Grind des Grizzlies depuis une bonne dizaine d’années est désormais la même que les joueurs ayant… quitté Memphis, et Mike Conley est donc le dernier pilier de cet état d’esprit si particulier à avoir quitté le Tennessee. L’a-t-il fait comme un malpropre ? En tirant la gueule sur la fin de son bail ? En profitant des mi-temps au FedEx Forum pour envoyer des SMS à Kawhi Leonard ou Magic Johnson ? Oh que non. Grit, grind, et respect. Jusqu’au bout. Beaucoup de fans NBA et des Grizzlies en particulier s’accordent à dire que Marc Gasol est peut-être le plus grand joueur de l’histoire (dans les faits c’est plutôt Hasheem Thabeet), mais Mike Conley frappe fort à la porte de cette bataille et disons que sa dernière saison chez les Oursons plaide clairement en sa faveur, notamment ce mois de mars 2019 lors duquel la fanbase oursonne aura aperçu pour la dernière fois le talent du joueur qu’elle allait bientôt perdre…

26,7 points à 50% au tir dont 43,5% du parking et 83,1% aux lancers, 3,3 rebonds, 6,8 passes et 0,9 steal en 33 minutes

Un mois de mars fabuleux, avec en point d’orgue un trophée de joueur de la semaine en début de mois, le… premier de sa carrière, aussi étonnant que cela puisse paraître. Leader All-NBA des points marqués au dernier quart sur la période, vous voyez le genre, et globalement une véritable March Madness version Mike. 40 pions et la win face à Portland (record en carrière), 28 points, 11 passes et la win face au Jazz, 26 points, 8 passes et la win contre le Magic, et on parle de matchs face à des franchises en plein run pour les Playoffs, s’il vous plaît. Puis 25/8 à Washington, 35 pions + 8 caviars dans une win face à Houston et enfin 33/4/8 et une win face aux bolosses de Phoenix pour ponctuer la série, propre comme un sou neuf le Mike. La cerise sur le gâteau ? C’est lors de l’avant-dernier match de cette série, et donc de son avant-dernier match sous les couleurs des Grizz, que Mike Conley deviendra le meilleur scoreur de l’histoire de sa franchise de toujours. Meilleur scoreur all-time, leader au nombre de matchs joués, leader aux passes décisives, aux interceptions et aux 3-points marqués, de quoi allégrement relancer le fameux débat du meilleur joueur de l’histoire de Memphis en NBA non ? Car si Marc Gasol et consorts ont effectivement apportés de manière immense en ville, disons que Mike Conley n’a pas « joué » à Memphis, Mike Conley « c’était » Memphis.

C’est en tout cas sur ce genre de performance que Mike Conley Jr. tirera définitivement un trait sur son histoire avec les Oursons, transféré au Jazz qu’il sera quelques mois plus tard. Memphis retiendra le souvenir d’un vrai guerrier, d’un coéquipier ultime, d’un two-way point guard efficace, d’un joueur de basket longtemps catalogué comme surcoté à cause de son premier gros contrat, mais qui est finalement plutôt à ranger dans l’autre tiroir, celui qui contient ces joueurs dont on parle peu mais qui font tellement de bien là où ils passent. See ya in Salt Lake City bonhomme, on te souhaite tout le bonheur du monde.

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