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Summer League 2019, les highlights de Tacko Fall : quand t’as besoin d’une échelle pour défendre sur lui, tu sais qu’il se passe quelque chose

La Summer League 2019 de Las Vegas connaitra ce soir son dénouement (finale à 3h du tams entre les Grizzlies et les Wolves) et nous aura offert pendant dix jours de quoi nous faire causer tout le reste de l’été. Il y a les déceptions, bien sûr, et en premier lieu le faux-départ de Zion Williamson, mais également quelques bonhommes qui ont fait le taf, confirmant pour certains tout le bien que l’on pensait d’eux, ou nous offrant, pour d’autres, de belles surprises pas forcément attendues.

Et dans ce rayon des belles surprises les Celtics auront vécu un début de mois de juillet plutôt hype puisque deux hommes notamment auront réussi à tirer la couverture à eux durant cette Summer League. Carsen Edwards tout d’abord, le sniper compulsif ayant été récompensé avec un beau contrat de quatre ans et demi, puis Guerschon Yabusele l’immense Tacko Fall, testé par Boston sur la compétition et plutôt très à l’aise sur le temps de jeu offert par ses coachs (7,2 points, 4 rebonds et 1,4 contres en 12 minutes). Imaginez-vous au pied d’un arbre dont la première branche est située à plus de trois mètres du sol, avec l’objectif d’aller chercher le ballon coincé par votre gamin… et vous avez le sentiment vécu par les défenseurs ayant croisé Tacko à Vegas. 2m31 sous la toise, un gars qui s’accroche au cercle sans sauter, qui court comme une gazelle et qui possède de vraies mains, bref le genre d’arme indéfendable à partir du moment où il choppe le ballon dans la raquette. Du quasiment jamais vu en NBA depuis des décennies et les shows incessants de Manute Bol, Gheorge Muresan, voire Shawn Bradley qui était moins offensif dans l’âme, et en tout cas un beau casse-tête pour les Celtics qui devront bientôt trancher quant à la suite à donner à l’aventure de Tacko Tall dans le Massachusetts.

Aujourd’hui ? Les Celtics possèdent quatorze contrats garantis pour la saison prochaine. On ne vous fait pas de dessin, il reste donc une place disponible, et pour l’instant la rotation intérieure des C’s se limite à Enes Kanter, Robert Williams, Daniel Theis et Vincent Poirier, avec les loulous habituels capables de jouer poste 4 sur du small ball (Ojeleye, Hayward…). Big Tacko peut-il prétendre à ce dernier spot ? Ses perfs à Vegas et l’envie qu’il a démontré vont dans ce sens, mais même Danny Ainge ne sait pas ce qu’il se passe dans la tête de… Danny Ainge alors on se gardera de toute projection pour le moment. Ce qu’on peut faire par contre ? Se passer en boucle les highlights du géant dans la ville du jeu, et se dire que c’est quand même bizarre un arbre qui joue au basket.

Allez, c’est parti pour trois minutes à slalomer entre les avions pour ne pas se buter, trois minutes de Tacko alone in the sky. En espérant vraiment voir le garçon en NBA la saison prochaine, à Boston ou ailleurs, car sa simple présence sur un parquet suffit à tenir nos yeux ouverts. Et parfois, bah c’est pas une mince affaire.

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