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NBA Flashback 2018-19 #9 : ce jour où Caris LeVert a posé un deuxième game-winner en trois semaines

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ? 

Vous qui lisez ce papier êtes sûrement un gros fana de sport. Le genre de bon vivant qui peut vibrer sur n’importe quel exploit dans n’importe quelle discipline. Que ce soit un carreau de Philippe Quintais ou un 5/5 de Martin Fourcade, votre ferveur n’a aucune limite. Nous aurions bien aimé mais ce papier ne traitera ni de pétanque, ni d’exploits au travers des forêts finlandaises. Qu’est-ce qui vous fait plus vibrer qu’un Babac qui chute à vélo ? Un game-winner bien entendu, le genre d’action individuelle qui n’est pas donné à tout le monde. Encore une fois la sélection naturelle ne fut pas la même pour tous et certains peuvent se vanter d’être munis d’une sacrée paire. Un tir de la gagne permet de retourner des salles et de remporter des titres, mais avant toute chose, il faut avoir le joueur pour. De Robert Horry à Damian Lillard, la fougue du clutch time traverse les époques et continue de faire du basket l’un des sports les plus spectaculaires de la planète. Focus sur Caris LeVert, un exemple lambda de sang-froid. 

Petite routine du saut dans le passé et nous voilà le 9 novembre 2018 dans le Colorado. Le Pepsi Center de Denver s’apprête à accueillir Brooklyn pour le douzième match des deux écuries. Depuis son arrivée en NBA il y a trois ans, Caris LeVert s’est imposé comme l’un des piliers de l’atelier Nets et le 19 octobre dernier, le natif de Columbus a envoyé un game-winner contre les Knicks de Kevin Durant Zion Williamson Kyrie Irving Kemba Walker Klay Thompson allez au moins Tobias Harris Enes Kanter. Mais son 28-6-5 est déjà oublié lorsque l’entre-deux est lancé à Denver. Difficile de faire tomber les Nuggets en 9-2, sauf pour Jared Dudley qui a l’habitude de les bouffer. La clique de D’Angelo Russell prend rapidement 10 points d’avance grâce à son collectif complet et par l’intermédiaire d’un super jeu en transition. Mais en face, c’est un Nicolas Joquiche taille patron qui enchaîne les moves peu académiques pour permettre à Denver de revenir. À chaque bras roulé du pivot serbe, un coach se suicide. Mais bon, phoque la dégaine, nous préférons l’efficacité. C’est la mi-temps et les Nets mènent 55-47 avec une jolie connexion DLo – Jarrett Allen. Le partage de la gonfle continue dans le troisième quart-temps, mais l’intérieur de Denver n’est pas décidé à lâcher l’affaire. Homer Simpson mange tous les rebonds et n’hésite pas à refermer le couvercle avant Allen, impuissant devant la montagne. Le score est serré et D’Angelo n’abandonne pas via des pénétrations efficaces. À deux minutes du terme, Caris LeVert envoie une feinte puis un fadeaway sur Paul Millsap qui a glissé jusqu’au vestiaire. Premier fait d’armes. Ensuite, l’ailier distribue un caviar à Jarrett Allen pour recoller au score, 110 partout. La dernière poss’ est pour Kaaris qui s’en va glisser un petit floater encore une fois, sur ce bon vieux Paul, le tout à 0,2 seconde de la fin. La clim contraint Jokic à sortir la petite polaire du sac. Le match est remporté 112-110. Ice in LeVert’s veins.

17 points, 2 rebonds et 5 passes à 46% au tir… classique mais parfaitement conclu

En soi, la performance est banale pour un jeune talent comme Caris, mais conclue de la sorte, on ne peut que s’incliner devant l’audace de mini Durant. Ainsi, Caris LeVert plante son deuxième game-winner en l’espace de 21 jours. Plutôt propre quand n’importe qui rêve de call the game, même en DM2. À noter cinq passes qui témoignent d’un altruisme malgré son style de jeu perforateur, il s’est parfaitement adapté aux volontés de Kenny Atkinson. Et puis envoyer son buzzer sur un défenseur de la trempe du vieux Paul, chapeau l’artiste.

Après le beau-temps, la pluie

Nous aurions pu nous arrêter au paragraphe précédent et conclure sur ce magnifique début de saison pour Caris LerougebleujauneVert. Mais quelques jours après son second exploit, l’ailier va se faire une sale blessure à la cheville contre les Timberwolves et manquer un peu plus de trois mois de compétition. Heureusement, le joker de luxe n’a pas eu besoin d’opération et est revenu courant février. S’ensuit un premier tour de Playoffs perdu mais bien disputé contre les Sixers et la fin d’une saison à 13,7 points, 3,8 rebonds, 3,9 passes et 1,1 interception. Sa postseason fut de grande qualité pour un bonhomme en convalescence pendant 42 rencontres de régulière. Désormais, nous ne pouvons qu’être pressés de voir le rôle de Caris au sein des Nets new-look.

Clore les débats deux fois en 21 jours, c’est ce qu’on appelle être clutch. De plus, envoyer ça à l’extérieur contre la meilleure équipe de l’ouest à ce moment-là, c’est très fort. La blessure survenue par la suite est tombée à pic, LeVert aura eu l’occasion de tricoter un joli pull pour Jokic puisque ce 9 novembre fut glacial au TroislitresdeCoca Pepsi Center.

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