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Rudy Gobert réalise le back-to-back : retour sur un mental à toute épreuve qui transforme les larmes en trophées

Rudy Gobert

Dis-donc, il serait presque sobre ce costume !

Source image : YouTube

Débuter sur les paniers du Parc de Moine à Cholet avant d’être sacré pour la deuxième fois Defensive Player Of the Year à Santa Monica, on croirait le scénario d’un mauvais Tarantino mais ce qui arrive à Rudy Gobert est bel et bien réel. Just a kid from Saint-Quentin vient de boire la concurrence à grandes gorgées en salopant les floaters et teardrops de ses adversaires. Bon, il serait temps que ça s’arrête cette histoire car nos rétines ne peuvent plus supporter les costumes du grand chauve. Néanmoins, nous parions sur un joli vert pomme l’an prochain. Allez profite Rudy, vu ton parcours tu l’as bien mérité !

Nous sommes en avril 2016, Quin Snyder émeut toute la Ligue en conférence de presse lorsque l’entraîneur du Jazz se met à pleurer, désespéré par la triste neuvième place de son équipe. Salt Lake City était alors tout proche de retrouver les Playoffs mais c’était sans compter sur les 60 points de Kobe Bryant pour son dernier match en NBA. Pourtant, les petits gars de l’Utah méritaient cette qualification en postseason. On apprend peu dans la victoire mais beaucoup par la défaite (Phoenix Suns are NBA Champions 2020), dès lors une flamme s’est allumée en Rudy Gobert. Sa rage de vaincre et son sens du sacrifice ont fait de lui un joueur majeur de la Grande Ligue, qui n’a sauté aucune étape pour en arriver là. Ça fait quelques années que l’intérieur tricolore bataille pour une sélection au All-Star Game. Cette saison semblait être la bonne avec une moyenne de 15,9 points, 12,9 rebonds, 2,3 contres et 2 passes en 32 minutes sur les parquets. Mais nous ne sommes pas sans savoir que la défense ne fout pas une grosse trique aux ricains, contrairement aux flèches du logo et aux posters depuis la ligne des lancers. Ainsi, les larmes ont coulé pour Rudy devant un paquet de journalistes, ce qui lui a valu autant de soutiens que de critiques. Être DPOY sans être All-Star… seuls les amerloques sont capables de tels blasphèmes, c’est encore pire que de considérer Kevin Garnett comme supérieur à Dirk. Mais Dagobert n’a pas le sens des priorités à l’envers et les pleurs ne durent qu’un temps avant de laisser place à la soif de vengeance.

Rangez vos outils, Rudy amène les siens pour refaire la peinture du magasin ! Depuis l’arrivée de Donovan Mitchell et le départ de Gordon Hayward, le poste 5 du Jazz s’est imposé comme le véritable leader de toute cette bande. Mais attention, on ne parle pas d’un meneur d’hommes qui est dans le démonstratif mais plutôt d’un tempérament discret qui répond présent sur les parquets. Forcément, être sacré DPOY 2018 suffit pour gagner en crédibilité auprès de la jeunesse. C’est ainsi que Salt Lake City va terminer la régulière avec un bilan de 50 victoires et 32 défaites cette année, plutôt chouette pour une troupe de mormons aux gros mollets. Les Playoffs vont s’avérer être moins drôles que prévus avec une élimination au premier tour contre les Fusées de James Harden (4-1). C’est un petit Rudy qui se dresse devant Clint Capela avec « seulement » 11,2 points et 10,2 rebonds de moyenne. Une vulgaire baisse par rapport aux quotas de saison du bonhomme mais demandez à The Beard et Chris Paul si un pivot en double-double quand il joue à son pire niveau les intéresse. Bref, ce n’est pas pour autant que son impact défensif a régressé, en témoignent les 2,6 contres de moyenne sur les cinq oppositions avec les Texans. Ainsi, la récompense obtenue cette nuit pour le pivot français apparaît comme la conclusion du travail et des sacrifices. Le back-to-back est là pour Gobert qui surclasse des joueurs de très haut-niveau en les personnes de Giannis Antetokounmpo et Paul George. La suite logique ? Une sélection étoilée et des Playoffs rallongés.

Cocorico ! Rudy Muraille de Chine Gobert est le dixième joueur de l’histoire à être élu deux fois Défenseur de l’Année. Demain, la Tour d’ivoire aura 27 ans, plutôt cool ce cadeau de la part des journalistes. Allez, pourquoi ne pas aller taper le record de Dwight Howard qui est de trois trophées consécutifs avec le Magic d’Orlando ? Écris l’Histoire, grand dadet. 

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