Raptors

Un Kawhi Leonard esseulé et un banc inexistant : Nick Nurse est en train de se faire sweeper par Brett Brown, réaction attendue

Nick Nurse

« Si vous avez des bons remplaçants en magasin faîtes-moi signe ».

Source image : NBA League Pass

C’est l’une des match-ups les moins visibles mais pourtant l’une de celles qui décident d’une série : celle des coaches. Critiqué après le Game 1 face aux Nets notamment, Brett Brown a depuis nettement redressé la barre en dessinant une nouvelle hiérarchie, notamment sur son banc. Nick Nurse ? Les premières vagues sont puissantes et sont en train d’emporter le coach rookie. S’il existe des solutions pour enrayer la mauvaise dynamique de Toronto, il va falloir les trouver très rapidement…

L’impression laissée par les quatre derniers matchs face au Magic et le premier contre Philly était celle d’un véritable rouleau compresseur défensif, s’appuyant ensuite sur un duo de feu et un collectif huilé pour sanctionner en attaque. Deux matchs plus tard ce constat s’est bien étiolé, la faute à une match-up bien relou à gérer : les Sixers. Des Sixers qui étaient au contraire montrés du doigt du fait de leur difficulté à faire vivre le ballon et dont la série face à Toronto ne s’annonçait pas de la meilleure des manières. Ah le basket, quel sport étonnant. Mais qu’a bien pu faire Brett Brown pour entamer un renversement de vapeur aussi soudain ? Et qu’a t-il bien pu se passer à Toronto pour que les joueurs de Nick Nurse nous laissent désormais une impression d’inachevé et/ou d’impuissance ? La glorieuse incertitude du sport, les matchs dans les matchs comme dirait Eugène, un Joel Embiid enfin à son vrai niveau et un banc canadien… également ? Le banc, problème évident côté Raptors sur ce début de série. Jadis (il y a un an) l’un des squads les plus efficaces de toute la Ligue, la Bench Mob et devenue la Bench Vélo et ne fait plus peur à personne. Serge Ibaka n’est pas aujourd’hui la muraille qu’il devrait être et gagne ses galons uniquement par sa capacité à écarter le jeu mais sans pour autant sanctionner avec un shoot censé être solide. Fred VanVleet ? Une catastrophe sur ces Playoffs et globalement depuis le début de la saison, à quelques exceptions près. Beaucoup plus près de la mascotte un peu grassouillette que du joueur NBA, FVV paraît complètement dépassé et n’est du coup d’aucune aide à un Kyle Lowry qui sera bientôt en PLS à force de se démener des deux côtés du terrain. Norman Powell ? Effacé sur cette demi-finale, et absolument inutile au relais d’un Danny Green… qui sera bientôt en PLS à force de se démener des deux côtés du terrain. Le reste ? Que dalle, Toronto joue à huit et avec trois remplaçants inutiles, avouez qu’au moment de bilanter la note est sévère. Résultat des courses les Sixers dominent au niveau des starters (on parle quand même du cinq le plus efficace de la Ligue, no offense aux starters de Toronto), et ils dominent donc au niveau du banc, plutôt logique donc de les voir prendre cet ascendant après trois matchs.

Car en face Brett Brown, lui, a su proposer quelque chose de nouveau sur ce début de série. Moins de Boban Marjanovic au relai de Joel Embiid mais plus de… Greg Monroe, comme quoi l’ancien assistant de Gregg Popovich a un certain talent de taxidermiste. Plus de James Ennis également, ajout récent qui s’avère être très utile pour défendre le fer et planter une petite dizaine de points quand il faut et là où il faut. Un peu de Monroe, un peu d’Ennis mais également un peu de Mike Scott, ce dernier étant au moins aussi fort pour planter des daggers que pour apporter la dose de hustle nécessaire en Playoffs. Pas de Bolden, pas de Boban, pas de McConnell ni de Jonathon Simmons, des choix forts mais des remplaçants qui remplissent merveilleusement bien leur rôle dans cette série. Le tout ajouté à un ballon qui circule enfin de la bonne manière en attaque, avec un Tobias Harris davantage dans une position de Redick n°2, tournant autour des écrans pour pull-up à la moindre occasion, tout en laissant du coup toute la raquette et ses environs à Joel Embiid. Simmons à la baguette quand ça court, Butler quand ça trottine, deux snipers qui fatiguent les défenses et un phare bien lumineux au centre de tout ça, il semblerait que les Sixers aient – enfin – trouvé la bonne formule, en tout cas pour gêner les Raptors.

Brett Brown 2, Nick Nurse 1. Rapatrier Marc Gasol sur le banc ? Associer plus souvent Lowry et VanVleet pour enlever un peu de la pression du poste 1 au petit Freddy ? Sortir un Malcolm Miller ou un Pat McCaw de sa manche ? Les solutions ne sont pas nombreuses pour Nicolas Infirmière mais il va falloir tenter très vite quelque chose car son équipe pourrait très bien repartir dans le nord avec un 3-1 à remonter. Et vous savez quoi, tout le monde n’est pas les Warriors ou les Cavs de LeBron.

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