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Igor Kokoskov viré des Suns : décidément, la sécurité de l’emploi c’est pas leur truc en Arizona

Cactus Soleil Suns

RAS : niveau basket aussi, c’est toujours le désert.

Source image : YouTube

On ne va pas dire que cette annonce nous met les fesses par terre, mais quand même, nous avons de nouveau la preuve que Phoenix est une franchise malade. Après une saison de bons (?) et loyaux services, Igor Kokoskov s’est vu indiquer la porte. Business as usual.

L’idylle ne dure jamais très longtemps dans le désert. Après une nouvelle saison galère vécue par les Suns, James Jones et sa clique ont décidé de se séparer de leur head coach. Igor Kokoskov était pourtant arrivé au sein de la Grande Ligue avec une belle petite cote, une réputation de grand esprit offensif, et auréolé d’un titre de champion d’Europe avec la Slovénie, et Luka Doncic, à l’été 2017. Avec la sélection de Deandre Ayton en premier choix de la dernière Draft puis les ajouts de vétérans tels que Trevor Ariza ou Jamal Crawford, le tout accompagné du jeune et talentueux socle déjà présent avec en tête de ligne le franchise player attitré, Devin Booker, mais aussi Josh Jackson sur les ailes, on le clamait haut et fort à Phoenix : l’objectif était de faire nettement mieux que la saison précédente. En même temps, était-ce vraiment si dur ? Les Suns sortaient tout juste d’une saison pourrave bouclée par un bilan de 21 petites victoires pour 61 défaites, et un statut de cancre de la Ligue validé. On se rappelle déjà avec nostalgie des déclarations de Booker ou Ayton, les étoiles dans les yeux à l’idée de former un nouveau dynamic duo à la Kobe & Shaq, et de poser les bases afin de ramener la franchise dans la course aux Playoffs. Oui, on dit bien avec « nostalgie », car bien entendu, ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout ce qui s’est passé.

Non seulement les Suns n’ont pas fait mieux, mais ils ont même trouvé le moyen de faire pire que l’année passée, avec un record de 19-63, de loin le plus mauvais à l’Ouest, et deuxième en partant de la fin à égalité avec les Cavs. Tout d’abord, c’est bien beau d’avoir de jeunes pouces sous la main, mais sans meneur de jeu, ça devient tout de suite compliqué. Oui parce que bon, Isaiah Canaan en tant que point guard titulaire pour commencer la saison, c’est bien gentil, mais non. Derrière, pas de problème on était très contents de voir le petit Frenchie Elie Okobo obtenir ses minutes, mais ça restait bien trop léger, et l’arrivée de Tyler Johnson en cours de saison a un peu des airs de panic trade. Un énorme manque à une position clé, ça ne pardonne pas, et cela a assurément bridé Kokoskov dans la mise en place de ses systèmes. Mais circonstances atténuantes ou pas, il fallait se bouger du côté du board, et c’est donc le Serbe qui en fait les frais. Maintenant, il faut se tourner vers la suite, et vite, avec tout d’abord la nomination d’un remplaçant, qui sera leur septième coach en l’espace de huit saisons (!). En ce sens, Adrian Wojnarowski nous indique que Phoenix aurait jeté son dévolu sur Monty Williams, actuel assistant aux Sixers. Le souci, c’est que la concurrence sur le dossier est assez rude, avec notamment les Lakers qui prévoiraient de lui donner un second entretien dès cette semaine, en admettant que Philly batte les Nets cette nuit pour avancer au prochain tour. En plus du head coach, il va falloir absolument assurer la Draft qui arrive, avec un choix qui sera assurément très haut et de récentes rumeurs indiquent que, en cas de first pick, les Suns pourraient faire l’impasse sur Zion Williamson pour sélectionner Ja Morant, le jeune prodige de Murray State, afin de remédier à leur trou béant au poste de meneur. Même si on part sans aucun doute sur du top prospect quoi qu’il arrive, ne pas sélectionner Zion, annoncé comme un talent générationnel, ferait pas mal parler, un peu comme la décision de ne pas sélectionner Luka Doncic l’an passé. Dans tous les cas, peu importe le roster et l’homme à sa tête, c’est un énorme chantier auquel il faudra s’attaquer, et pour vous situer un peu, depuis la saison 2012-13, les Suns ont un bilan de 199 victoires pour 375 défaites, ce qui constitue le pire ratio en ce laps de temps, à égalité avec Orlando. Sauf que cette saison, le Magic a tapé les Playoffs, tandis que Phoenix, bah…

Un joyeux bordel, voilà ce que sera encore cette intersaison dans l’Arizona. Attention par contre, car Devin Booker a montré des signes d’agacement quant au cercle de la lose instauré dans la franchise. S’il a encore sorti une saison de patron, il ne peut pas tout faire tout seul, et l’un des premiers gros défis du nouveau coach sera de le convaincre de la viabilité du projet Suns. Bonne chance. 

Source texte : Adrian Wojnarowski/ESPN

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