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Bradley Beal monstrueux en l’absence de John Wall : de quoi aider Ernie Grunfeld dans ses prochaines décisions ?

En feu depuis l’absence de John Wall, Bradley Beal est en train de prendre le pouvoir du côté de Washington. Encore monstrueux dimanche soir contre les Raptors, l’arrière va finir par convaincre sa direction de lui donner les pleins pouvoirs si ça continue.

Si vous n’étiez pas à la soirée TrashTalk ce week-end : un c’est mal, deux vous avez raté une soirée de fou et trois vous avez raté une soirée de fou où Bradley Beal jouait les ambianceurs. 43 points, 15 passes et 10 rebonds pour l’arrière et un penchant très prononcé pour la pyromanie. Parce qu’il faut dire qu’on a longtemps cru à une victoire facile des Raptors, qui ont mené de 20 points pendant les trois quarts du match malgré les efforts de B-double, scoreur mais maladroit (19 points à 8/22). On assiste alors au phénomène de docteur Bradley et mister Beal et c’est un nouveau joueur qui entre sur le parquet pour démarrer ce dernier quart-temps : 21 points à 8/9 au shoot dont le 3-points pour envoyer les deux équipes en prolongation. Euh.. c’est quoi ce bordel ? Non content de scorer à tout va, le joueur devient aussi le distributeur de caviars pour son équipe, au point de glaner un record personnel qui va faire beau dans la vitrine. Le joueur a ainsi rejoint Oscar Robertson dans le club des triple-doubles à 40 points, 10 rebonds, 15 passes : on a vu pire comme comparaison. Finalement battus sur un shoot longue distance d’Ibaka, les Wizards en ont appris beaucoup sur les capacités de leur joueur à briller, même sans meneur de jeu à ses côtés. Depuis la blessure de John Wall, Beal tourne à 30 points, 6 passes, 5 rebonds à 47% au tir dont 41% du parking. Avec des chiffres pareils, le débat ce sera pas le All-Star Game mais plutôt la All-NBA Team et en très bonne place.

Quand on voit le joueur prendre une telle dimension, on se demande du coup s’il lui faut encore un meneur All-Star à ses côtés, n’est-ce pas John Wall ? Blessé jusqu’à la fin de la saison et sous contrat jusqu’en 2023 avec un salaire de près de 38 millions de dollars l’an prochain, le meneur pourrait devenir une sacrée plaie pour sa franchise. Déjà que personne ne se pressait au portillon pour le récupérer cet automne, on voit mal qui voudrait offrir une grosse partie de son cap à un joueur inconstant, régulièrement blessé (73 matchs sur la saison dernière et celle-ci cumulées) et dont le leadership est douteux voire inexistant. La marge de manœuvre d’Ernie Grunfeld et ses sbires est assez mince puisque, à part accepter une offre « légère » en pariant sur un jeune joueur ou un espoir à relancer (deal à la Paul George par exemple) il risque de devoir se coltiner son meneur et une ambiance de merde pendant quatre années supplémentaires, enfin s’il est toujours en poste à ce moment-là. La franchise arrive à un tournant, elle va probablement devoir se reconstruire et il serait bon de choisir le joueur adéquat autour duquel placer les fondations. Sur les dix derniers jours, Washington reste sur cinq succès en neuf matchs et des victoires références contre le Thunder, les Sixers et surtout les Bucks. De bon augure au moment de faire un choix sur le leader de demain.

Bradley Beal a activé le mode Freak depuis l’absence de John Wall et ça pourrait coûter cher à ce dernier. Pourquoi payer un meneur 38 millions quand ton arrière te fait la totale pour dix millions de moins ? Ce sera à Ernie Grunfeld de trancher mais avec des performances pareilles, ce ne sera pas compliqué.

1 Comment

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  1. Panoramix

    15 janvier 2019 à 11 h 27 min at 11 h 27 min

    Avec Wall on fonce droit dans le mur. Avec Beal on a pas de bile à se faire.
    Voilà c’est simple.

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