Timberwolves

Ryan Saunders, comme dans un rêve : premier match, première victoire, en hommage à son père

Ryan Saunders
Source image : NBA League Pass

S’il fallait dessiner le premier match parfait pour un nouveau coach ? On prendrait probablement celui vécu par Ryan Saunders cette nuit. Le fils de Flip a vécu la victoire chez le Thunder comme un immense rêve éveillé.

Comment ne pas s’effondrer sous la pression. Comment ne pas se laisser emporter par ses émotions, compte-tenu du contexte, de la presse, des attentes, des comparaisons ? Avant même de poser un orteil dans l’Oklahoma ce mardi, le jeune Ryan Saunders ne partait pas vainqueur. Il faut dire que, pour commencer, l’entraîneur de 32 ans venait d’être catapulté sur le siège de Tom Thibodeau, en tant que coach principal, avec pour mission d’emmener tout ce beau monde en Playoffs. Il faut dire que, pour continuer, le Thunder était fâché à la maison, et ce n’est pas un puceau du coaching qui allait leur mettre à l’envers. Il faut dire, enfin, que Ryan vivait là un moment forcément touchant, sur son banc. Lui, l’assistant, devenu coach principal aujourd’hui, fils de Flip, qui avait fait la plupart de ses grandes conquêtes sur ce même banc. Celui des Wolves, avec des jeunes, sans trop savoir où aller, par où commencer, mais en faisant confiance à deux choses : son instinct, et ses joueurs. En hommage à son père, Ryan exécutait le système préféré de Flip dès la toute première action du match, le 5-52 Twist. Peu importe la réussite, le résultat, le message était là. Après avoir perdu son père en 2015 des suites d’une terrible maladie, le jeune entraîneur vivait là ce qu’il avait dû préparer, et surtout imaginé, depuis longtemps. Ce qu’il ne savait pas, et ce qu’il ne pouvait forcément anticiper, c’était l’issue de cette incroyable soirée.

Car en cerise sur le gâteau, en feu d’artifice émotionnel, en point d’exclamation sur un parcours des plus longs, le jeune Saunders va repartir d’OKC avec une brillante victoire. Une victoire marquée par sa poigne, et célébrée à sa façon. Sa poigne ? C’est celle d’un Andrew Wiggins libéré, qui voulait tout faire pour aider son nouveau coach à remporter ce match. L’ailier, habituellement discret et éloigné des réseaux sociaux, envoyait sur ses comptes un petit clin d’oeil à Ryan. Car lui était là depuis sa saison rookie, lui était là quand son père était parti, et les deux hommes avaient vécu ces peines ensemble. Fantastique face au Thunder, Wiggins répondra plus que présent, et ne fera que cimenter la poigne de son nouvel entraîneur en donnant une des plus importantes balles du match à Josh Okogie. Le rookie shoote et sanctionne à trois-points, Saunders ne peut s’empêcher de tendre le poing serré, comprenant ce qui était sur le point de se passer. Sa façon ? C’est avec un grand sourire, lorsque le buzzer final sonne et que la victoire est validée. C’est en serrant ses joueurs dans ses bras, avec un peu d’amour et beaucoup de passion. Et c’est en rentrant au vestiaire pour se faire arroser par ses hommes, captant forcément que cette soirée était en hommage à Flip. Bouteilles ouvertes, balle de match donnée dans ses mains, Ryan ne pouvait demander meilleur script. Il était là, jeune coach principal en NBA, venant de l’emporter à OKC, adoré par ses joueurs et prêt à attaquer ce nouveau challenge en reprenant les bases enseignées par son père.

Peut-être est-ce ici le début d’une magnifique histoire, peut-être que ce ne sera qu’un beau moment isolé. Mais on ne pourra jamais enlever à Ryan Saunders ce qu’il a vécu, ce mardi, pour son premier match en tant que head coach en NBA. Elle était pour toi, celle-là, Flip. Y’a de quoi être fier.

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