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Pro Basketball Manager 2019 : vis ma vie de Fred Hoiberg, mais sans être viré

Pro Basketball Manager 2019
Source image : Pro Basketball Manager

Après une absence en 2018, on retrouve Pro Basketball Manager sur notre poste. Et comme les versions 2016 et 2017 étaient plus qu’encourageantes dans le but d’offrir aux fans de basket leur jeu de gestion digne d’un Football Manager, on était impatients de lancer la bécane proposée par les studios UMIX.

On lance donc fébrilement Steam pour récupérer Pro Basketball Manager 2019 et on active le jeu. Le téléchargement plus tard, on fonce tête baissée dans une partie. On aurait bien tâté de l’éditeur avant cela pour voir un peu comment les joueurs sont configurés, mais celui-ci n’est pas disponible sur la version Mac et bien caché sur celle PC. On ne s’endort pas pour autant et on prend la tête des Bulls en tant que Fire GarPax, bien loin de toute zone de confort.

Pro Basketball Manager 2019

Aucun objectif, tant mieux parce que y a pas de quoi rêver avec le roster actuel et les positions parfois surprenantes des joueurs (Markkanen ailier, on est dans une dimension parallèle. Et pourquoi pas Josh Smith ?). On s’occupe enfin du recrutement afin de façonner un groupe un peu moins Fred Hoiberg et un peu plus NBA. Première carotte, Jooks préfère signer à Hollywood avec LeBron que revenir à Chitown. Un mauvais point pour le jeu. Tant pis, on trouvera d’autres alternatives, en particulier via des trades. On récupère alors Jaylen Brown et Caris LeVert dans un deal à trois avec les C’s et les Nets en se séparant des gros salaires LaVine et Parker. On se rendra compte un peu plus tard d’une belle arnaque qui explique la facilité des négociations, les deux recrues faisant partie de nombreux jeunes joueurs clairement sous estimés dans leur potentiel (c’est le cas de 95% des gars dans leur contrat rookie qui n’ont finalement même pas le niveau NBA pour le jeu et aucune marge de progression) puisque même Justin Holiday est meilleur qu’eux. Un Justin Holiday dont on découvre également qu’il évolue ailier fort et qu’on ne conservera jusqu’à la fin de la saison pour faire le nombre et permettre de maintenir le cap salarial.

Pro Basketball Manager 2019

Le tank est prêt, on mise sur la jeunesse, on gratte même un petit K.J. McDaniels pour tourner les serviettes et on s’offre un Krstic pour encadrer les jeunes. Un choix judicieux puisque le vétéran va tourner en 16-8 en sortie de banc. Bon, on vire Cameron Payne pour le principe et du coup on a testé une bonne partie des fonctionnalités sur les deals en attendant la future draft qui est l’objectif de la saison. On aimerait bien aussi que notre nom porte ses fruits, mais c’est une autre question à laquelle le jeu ne peut éventuellement pas répondre, ce qui est dommage mais compréhensible. Peut-être est-ce dû au fait que pour Pro Basketball Manager on parle en fait de Ger Furman et John Pxsun. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, la franchise ne dispose que de peu de licences, souvent négociées par équipe, donc il faut retrouver les bons noms. Rien de bien dur tant ils sont ressemblants, et certainement pas un frein pour jouer. Quant à ceux qui sont refroidis par cette absence de vrais patronymes, on leur conseille de faire un tour sur les forums pour récupérer un petit fichier à intégrer ensuite pour retrouver vos petits blazes favoris ou en passant par Steam Workshop.

Du coup on commence à préparer l’équipe pour les mois à venir et là, les possibilités sont nombreuses, Pro Basketball Manager 2019 ayant agrémenté son menu de fonctionnalités diverses et toujours plus poussées : on fixe les priorités d’entrainement en décidant de faire bosser au max les gamins avant de diminuer la charge à la reprise, on définit le statut de chacun en confiant la défense à Wendell Carter Jr pendant que les clefs du camion en attaque sont pour Jaylen Brown et Lauri Markkanen, qu’on forme également poste 4. Le 5 est jeune, mais on est là pour prendre de l’expérience et progresser. En espérant jouer assez sérieusement pour éviter les déconvenues trop importantes qui pourraient créer le mécontentement des fans. Si on sent que certains joueurs proposent des prestations plus convaincantes avec la saison qui avance, difficile de voir les progrès de l’effectif dans leur profil. En attendant, pour endormir un peu la plèbe ou du moins la divertir, on va mettre du blé sur les animations dans le United Center : Cheerleaders, mascotte, speakers au top, prix réduits pour les produits dérivés et tout le monde est content. Ou presque.

Pro Basketball Manager 2019

Le tanking se passe à merveille malgré les plaintes des fans, jusqu’à une période incroyable où Markannen, Dunn et Carter marchent sur l’eau pour gonfler le bilan au point d’atterrir à la sixième place à l’Est fin janvier. Changement d’ambition ? L’espace d’un instant, on croit aux Playoffs avant de s’écrouler et de se rendre compte que cette douzaine de victoires non prévues dans le Road to Zion font mal car malgré un retour à la normale et quelques belles déconvenues pour retrouver un record négatif, l’écart est fait avec les plus faibles pour aller gratter un des trois premiers picks. Pas de doute, j’ai pris avec brio la continuité de Fred Hoiberg, on ne voit même pas la différence, les Playoffs sont sans les Bulls, sans surprise. Les Warriors sont champions, pas une surprise non plus, même si on ne se sent pas plus concerné que ça par ce qu’il se passe en mai juin, du moins jusqu’à la loterie. Neuvième choix, pas de quoi s’exciter. Du coup je mise sur Vanja Marinkovac (Marinkovic dans la vraie vie) du Partizan pour jouer sur l’aile – dans une Draft sans queue ni tête mais surtout sans rapport avec celle qui s’annonce puisque Zion Williamson, Cam Reddish et R.J. Barrett restent à Duke, et sur la free agency. Car oui, en me débarrassant en plus de Robin Lopez durant la saison, j’ai du blé à claquer pour deux contrats max, sans aucune certitude de réussir à convaincre l’un des gros poissons de l’été. D’ailleurs il faut les trouver dans la marre, aucun menu ne propose un accès facile et rapide à la liste des agents libres NBA, un vrai souci. Un dernier point rapide sur le roster : meneur Dunn, arrière LeVert très moyen, ailier on se résout à foutre Markka puisque le jeu le veut et que Jaylen Brown est nul, ailier fort Portis qui veut du blé, pivot Carter Jr. Sur le banc seul Denzel Valentine rend des services et Krstic a fini sa pige. Bon il faut donc un intérieur ou un ailier – en remettant Lauri en 4 – et un arrière. Quelques jours après le début de la free agency les emplettes – onéreuses – sont faites : Klay Thompson et Kristaps Porzingis sont sur les rives du lac Michigan, il ne reste plus que quelques retouches à faire pour compléter le tout et construire un favori pour les prochaines années… si le cœur m’en dit, car en dehors des points négatifs évoqués, un ensemble très peu user friendly ne pousse pas à l’excès de consommation. On citera par exemple – sur Mac, peut-être n’est-ce pas le cas sur PC – la gestion des tableaux : on trie une colonne, on est renvoyé en début de ligne. Les scroll bars qui ne répondent pas toujours très bien. Mais plus que ces détails, c’est vraiment l’austérité de l’interface avec ses grandes zones vides et le peu d’illustration pour rendre le tout plus agréable à jouer, surtout lorsqu’on voit le temps nécessaire pour gérer tous les aspects de la vie de l’équipe. Quand en plus la réjouissance des matchs en 3D est minime car pas toujours au top et rythmée uniquement pas le bruit des filets, on se replonge en mode Europe de l’Est en pleine guerre froide.

Au final on part sur un goût d’inachevé. Pas parce que nous n’avons pas encore pu aller chercher le titre avec cette nouvelle escouade mais parce que finalement, l’envie n’est plus là. On sent que Pro Basketball Manager 2019 dispose de toutes les bases pour séduire – à l’instar de ses prédécesseurs – s’il continue les progrès et corrige les défauts vus sur les opus précédents. Mais cette hypothèse est malheureusement trop forte et c’est une déception, le jeu étant adapté ni aux die hard fans de basket car avec trop de défauts liés – entres autres – aux joueurs et leur profil (poste, niveau, évolution…) ni aux newbies qui seront vite perdus dans des menus pas toujours clairs mais surtout peu agréables.

On aime :

  • La richesse des données qui donne une possibilité de carrières différentes immenses. On ne va pas tortiller du cul pour chier droit, Pro Basketball Manager 2019 est dans la lignée des opus précédents LA référence avec presque 80 compétitions jouables, plus les joueurs accessibles sans leur ligue.
  • Sans compter que les spécificités des championnats sont bien respectées.
  • Les nombreux correctifs déjà apportés entre la bêta et la sortie officielle, preuve d’une belle réactivité. Les nationalités sont bonnes, les blessures ne s’enchaînent plus aussi vite que sur les versions précédentes. Une belle réactivité qui – espérons-le – permettra de combler encore des lacunes.

On aime moins :

  • Une interface vraiment trop austère
  • Une organisation des menus absolument pas intuitive et des heures perdues à chercher des choses toutes simples comme le classement de la Ligue : pas d’entrée directe, mais trois actions à faire pour y arriver !
  • Des joueurs dont le niveau (coucou LeBron tout juste All-Star) et le potentiel (coucou les sophomores qui finiront tous en Chine vu leurs stats) sont trop déconnectés de la réalité.
  • Pleins de petits bugs qui agacent tout au long de la partie et qui finiront par vous faire lâcher prise.

Source : Pro Basketball Manager

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